La chronique de François Simon. Un revenant en Gare du Nord
François Simon
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Cette semaine, François Simon teste Donnant, la nouvelle aventure d'Alain Cojean.
DR
François Simon
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Cette semaine, François Simon teste Donnant, la nouvelle aventure d'Alain Cojean.
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C'est un héros de la gastronomie. Non point de ceux que l'on connaît tout
en lunettes de soleil et testostérone, larmes artificielles et lumières orangées, non, un vrai de la base, vaguement connu, discret comme un soleil de février. Il bâtit l'une des adresses clés de la « food good » lancée dans les années 2000, copiée de partout. Même Paul Bocuse revendiqua d'avoir tout « pompé » sur lui pour créer sa chaîne de restauration rapide. Lui, c'est Alain Cojean.
Où est-il ? Mais là ! Ne le voyez-vous pas, dans ce stand posé en plein courant des marées montantes et descendantes de la gare du Nord ? Dès 5 h 30, il est à l'ouverture des portes de ce minuscule cube de 16 mètres carrés. Ça s'appelle Donnant, comme la plage de Belle-Île. On y délivre des porridges préparés minute à partir de flocons d'avoine d'origine française, bio et complets. Ils sont moulus et cuits sur place tout au long de la journée. Également proposés : des sandwichs, wraps, salades et quelques pâtisseries. Tout est fait sur place, et non assemblé comme l'ensemble des propositions alentour.
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Chose curieuse, dès l'ouverture, quelques sportifs viennent y décrocher leur petit déjeuner. Car non seulement le café est fort bon (réalisé avec à l'aide d'une machine manuelle Marzocco), mais le porridge s'avère une fort belle ouverture de journée, hyper diététique et complet. Au début, on trouve le gobelet quelque peu riquiqui, mais, sincèrement, une fois le module avalé, on est calé pour une bonne partie de la journée.
François Simon