• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune Dimanche

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune Dimanche

RECHERCHER

Loupe

LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la unePolitiqueDans le mondeDimanche eco
  • Cinéma & écrans
  • Mode & luxe
  • Livres
  • Musique
  • Gastronomie & sorties
  • Régions
OpinionsSociétéPlanèteSports
Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
Événements
La Tribune DimancheCulture & TendanceMusique

Cerrone : « J’ai fait danser la tour Eiffel »

Propos recueillis par Éric Mandel

Publié le 08 février 2025 à 18:00 - Mis à jour le 14 février 2025 à 16:28

Cerrone, compositeur, revient sur les événements marquants de sa carrière, de sa première batterie à l'IA.

Cerrone, compositeur, revient sur les événements marquants de sa carrière, de sa première batterie à l'IA.

LTD/CORENTIN FOHLEN/Divergence

La Tribune Dimanche

N146 ● 19 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Gouvernance de l’eau : moment de vérité à l’Assemblée. L'édito de Soazig Quéméner

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Dominique de Villepin, candidat à la présidentielle : « Pour éviter le pire, il faut s’entendre »

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

LinkedIn
Facebook
Instagram
WhatsApp
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
ENTRETIEN — Toujours disco à 73 ans ! Le compositeur Cerrone revient avec un nouvel album et un concert symphoniques à la Philharmonie de Paris. Des JO à l’IA, interview à facettes.

Il a écoulé 30 millions d'albums dans le monde, récolté son lot de Billboard Awards, composé des classiques qui enflamment toujours les dancefloors et les cérémonies officielles (Supernature aux JO). Le parrain de la disco européenne (avec Giorgio Moroder et les Bee Gees) pourrait se la couler douce dans sa villa de Ramatuelle.

« La retraite ? Le mot me terrifie, assure avec son débit de mitraillette Marc Cerrone, teint hâlé et lunettes noires, dans les bureaux parisiens de Malligator Productions, son label fondé en 1975, quand personne ne misait un kopeck sur sa musique. J'ai toujours l'impression d'être un gosse qui dévale l'escalier pour découvrir ses cadeaux un soir de Noël. » Loin de temporiser, le compositeur de Supernature multiplie les projets.

A LIRE AUSSI

Bob Sinclar : « J'ai l'impression d'être un préado qui n'a pas entamé sa puberté ! »

En 2020, il publiait DNA, un album d'électro minimaliste. Il revisite aujourd'hui ses titres disco accompagné par le Scoring Orchestra dans Disco Symphony, qui sortira le 21 février. Le soir même, Cerrone donnera un concert à la Philharmonie de Paris avec une formation classique et son groupe - dont fait partie le guitariste Raoul Chichin, fils de Catherine Ringer et de Fred Chichin. Objectif : transformer le temple de la musique classique en « discothèque géante ». Rencontre.

Ma première batterie

J'avais 12 ans. J'étais un gamin de Vitry assez turbulent après le divorce de mes parents et mes deux années en pension chez les bonnes sœurs. Ma mère m'a alors fait cette promesse : « Si tu ne te fais pas virer de l'école cette année, je t'offre une batterie. » À l'époque, elle avait remarqué un étrange tic : je passais mon temps à taper sur tout avec n'importe quoi.

J'avais déjà le rythme dans le sang. Cette promesse m'a canalisé en me donnant un objectif. Je pense que sinon j'aurais vraiment pu filer un mauvais coton. Je ne suis pas devenu premier de la classe, loin de là, mais j'étais très discipliné, mes profs n'en revenaient pas. Je me souviens parfaitement du jour où ma mère m'a emmené dans le magasin Paul Beuscher, boulevard Beaumarchais. J'ai tout de suite flashé sur cette batterie vert pomme, recouverte de paillettes scintillantes. Je l'ai su immédiatement : cet instrument allait devenir mon meilleur ami, et c'est toujours le cas aujourd'hui.

Newsletter

La Tribune Dimanche

Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Illustration de la newsletter La Tribune Dimanche

Michael Jackson et moi

En 1975, j'ai abandonné la musique après l'aventure Kongas, mon premier groupe afro-rock. Trop de tournées, trop de tout, j'allais être père... Je me suis reconverti en ouvrant un magasin de disques, Import Disc, qui a très vite marché au point de devenir une chaîne avec cinq enseignes, 80 employés.

Mais j'étais foncièrement musicos et j'avais senti les prémices du disco avec des groupes comme KC and the Sunshine Band. Je me suis dit : « Je vais produire en indépendant un morceau de seize minutes trente, ce sera mon dernier, et basta. » Je file à Londres pour enregistrer Love In C Minor aux Studios Trident, à Soho. Un endroit un peu pourri mais avec un son de fou.

On m'a longtemps couronné un peu vaguement "pape de la disco".

David Bowie, Lou Reed, les Rolling Stones... Les plus grands sont passés par le Trident, même les Beatles. Il deviendra mon studio fétiche, là où je vais enregistrer mes cinq premiers albums avec des pointures, notamment Jimmy Page venu jouer sur Rocket in the Pocket en 1978. Le studio, c'est ma passion.

Mon souvenir le plus émotionnel reste ces moments passés avec Michael Jackson. Je l'avais rencontré en 1978, quand il était encore avec les Jackson 5. À l'époque, il m'avait même vendu sa Rolls noire. Quelques années plus tard, il me rappelle pour produire l'album de sa sœur La Toya. Je me suis retrouvé à travailler dans son propre studio, à Nerverland. Il m'a même fait écouter des extraits de son album Bad.

A LIRE AUSSI

Claude : l'aspirant French pop

« Supernature » aux JO

Participer à l'ouverture des JO reste une grande fierté. Je connais trop bien l'expression « nul n'est prophète en son pays ». En toute franchise, la France, où le disco a longtemps été perçu comme une mode, n'est pas le pays qui m'a le mieux servi en matière de reconnaissance. On m'a longtemps couronné un peu vaguement « pape de la disco », mais à l'étranger j'étais reconnu pour la singularité de mon son, ma façon de jouer de la batterie.

Je ne me plains pas, j'ai une carrière de ouf, mais faire danser la tour Eiffel avec Supernature devant 2 milliards de téléspectateurs reste une expérience inoubliable. Bon, il pleuvait à torrents, on n'a pas pu jouer le titre en live avec l'orchestre symphonique ; heureusement, nous avions enregistré une version en play-back.

J'ai mon propre son, difficile à imiter.

Beaucoup d'effets spéciaux ont dû être annulés, mais les jeux de laser sur la tour Eiffel ont parfaitement fonctionné, ce qui donnait une vraie coloration électro à la séquence, dans l'esprit de Supernature. J'ai pu mesurer concrètement l'impact des JO. Je me suis retrouvé numéro deux sur Shazam monde, mes streamings ont explosé, j'ai reçu des propositions de collabs insensées dont je ne peux encore rien dire...

Monsieur 50-50

Bien avant la French touch, les rappeurs américains ont été les premiers, dès le début des années 1980, à sampler mes titres. Run DMC, les Beastie Boys, Public Enemy, Eazy-E, Cypress Hill, LL Cool J... Liste non exhaustive. C'est une fierté. Ils ne me piquaient pas des mélodies, mais mon jeu de batterie, des séquences rythmiques... C'était du sampling sauvage, mais j'étais flatté, je ne réclamais même pas mes droits d'auteur.

Un jour, je reçois une lettre de Paul McCartney. Il m'annonce son intention d'utiliser l'instrumental de You Are the One pour l'associer avec sa chanson Goodnight Tonight des Wings. On appelle ça un mash-up. Et la lettre se termine par cette proposition : « Si vous êtes OK, on fait 50-50. » Et là, je dis à mon équipe : « Voilà la bonne formule. » Depuis, on m'appelle « Monsieur 50-50 ». C'est peut-être cher. Certains artistes ont refusé, ont essayé de rejouer mes drums pour ne pas payer de droits, et puis ils sont revenus. J'ai mon propre son, difficile à imiter. Récemment, j'ai encore fait un gros hit avec Jamie XX, qui a samplé A Part of You sur sa chanson Life.

A LIRE AUSSI

Brigitte Fontaine, l'invincible

Le rap français

J'en écoute assez peu. Pour moi, le rap français est devenu la nouvelle pop, tellement tout se ressemble un peu - beaucoup, même. Ça me rappelle le début des années 2000 avec l'EDM [electronic dance music], quand on ne savait plus qui faisait quoi. Mais certains artistes sont intéressants. Je pense à Laylow, nous avons même enregistré un titre, Experience, en 2020. J'aime son flow, ses prods, son univers, son écriture, même si je trouve ses textes un peu hardcore. Je le lui ai dit, il m'a répondu qu'il s'en foutait de Cerrone, qu'il n'était pas là pour faire des concessions.

L'ambiance était tendue, et puis je lui ai fait écouter une prod qu'il a adorée. Il m'a dit : « Tu m'as fait voyager, là. » Je lui ai répondu : « Pourquoi tu ne continues pas le voyage ? J'ai une cabine son, un micro... » Il a écrit son texte dans l'après-midi, et le soir le titre était enregistré dans mon studio. En ce moment, je travaille avec Christine and the Queens, des titres devraient sortir en avril. Je ne ressens aucun problème de distance avec la nouvelle génération, mais je les épuise souvent tellement je bosse dur.

Le Dalaï-Lama

Au milieu des années 1980, j'ai vécu un divorce comme on en voit à la télé. J'étais en pleine redescente après la folie des années disco, le succès, la cocaïne qui a fait exploser mon mariage. Je suis un mec très organisé, les pieds au sol, mais là j'étais totalement paumé. Et puis j'ai rencontré le bouddhisme, j'ai appris à minimiser les bonnes nouvelles comme les mauvaises nouvelles, j'ai su prendre de la hauteur.

À ce jour, aucune IA n'est capable d'émotion, donc elle ne remplacera jamais le travail d'un compositeur.

Ma rencontre avec le dalaï-lama reste un grand souvenir, il avait accepté d'écrire des mantras que j'ai ensuite utilisés dans mon album Human Nature [1994]. Il s'ouvre d'ailleurs avec les voix de nonnes tibétaines emprisonnées dans les geôles chinoises. Un ami avait réussi à leur faire passer un petit Walkman sur lequel elles avaient enregistré les chants pour lesquels elles avaient été embastillées. Dans la foulée, j'ai organisé un concert à Nice devant 250 000 personnes avec la cantatrice espagnole Montserrat Caballé. Le bouddhisme m'a presque sauvé la vie, comme la batterie durant mon adolescence fut un radeau.

A LIRE AUSSI

Jean-Louis Aubert : « J'ai utilisé une IA »

Et l'IA dans tout ça ?

Récemment, j'ai été invité au Parlement européen pour m'exprimer sur l'IA. Des règles doivent être fixées, il faut mettre au point des outils pour détecter les morceaux générés par une IA. Personnellement, en tant que musicien, je ne l'utilise pas, mais j'ai réalisé un clip avec une IA générative.

À lire également

  • Hans Zimmer, Michel Polnareff, Sylvie Vartan... les grands retours musicaux de 2025
  • La chronique de Philippe Vandel. Résolument 2025
  • Tom Cruise dans « Mission Impossible », Jean-Paul Rouve dans « Les Tuches », Zoe Saldaña dans « Avatar »... Les suites les plus attendues de 2025

La hotte de l'inspiration est encore pleine. À ce jour, aucune IA n'est capable d'émotion, donc elle ne remplacera jamais le travail d'un compositeur. L'intelligence artificielle est un outil au service des artistes. Regardez la chanson Now and Then de John Lennon reconstituée l'année dernière avec l'aide d'une IA. Cette dernière n'a rien créé, mais elle a permis à Paul McCartney de donner au morceau une qualité sonore optimale, alors qu'il avait été enregistré sur une simple cassette. Lors de la cérémonie des Grammy Awards, Now and Then a d'ailleurs reçu le trophée de la chanson rock de l'année.

Propos recueillis par Éric Mandel

Sur le même sujet

Le Français Emmanuel Meafou est plaqué par la défense japonaise lors du match contre le Japon à Tokyo, le 18 juillet.
Sports

Championnat des nations de rugby : les Bleus électriques

Le projet de loi d'urgence agricole est soumis lundi au vote des députés.
Politique

Gouvernance de l’eau : moment de vérité à l’Assemblée. L'édito de Soazig Quéméner
Premium

Dominique de Villepin à Paris le 17 juillet 2026.
Politique

Dominique de Villepin, candidat à la présidentielle : « Pour éviter le pire, il faut s’entendre »
Premium

Des Marines de la 11e unité expéditionnaire procédent à une inspection à bord du pétrolier Wen Yao dans le golfe d'Oman.
Dans le monde

Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu
Premium

Monique Barbut est ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature.
Planète

Monique Barbut, ministre de la Transition écologique : « Le fonds vert sera porté à un milliard d’euros »
Premium

L'équipe CMA CGM annonce une réorganisation de sa direction sportive : Luke Rowe deviendra directeur de la compétition le 1er janvier 2027, aux côtés de Romain Bardet, nommé manager sportif.
Sports

Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas
Premium

32 % de sondés considèrent l'environnement comme un de leurs trois principaux thèmes d'inquiétude.
Politique

BAROMÈTRE. Après les canicules, l'environnement se hisse parmi les principales inquiétudes des Français

Thomas Dutronc sera à l'affiche de Jazz in Marciac, festival qui a lieu du 20 juillet au 5 août 2026.
Musique

Thomas Dutronc : « Je suis en train d’organiser un spectacle-hommage ainsi qu’un magnifique documentaire sur ma mère »
Premium