Jurassic Park, Independence Day, Wicked, ou encore les univers de Wes Anderson ou de Marvel... On connaît bien Jeff Goldblum l'acteur, mais ce que l'on sait moins, c'est que l'artiste a démarré sa carrière à 15 ans dans les pianos-bars de Pittsburgh. Avec son groupe Jeff Goldblum & The Mildred Snitzer Orchestra, l'acteur-musicien fou de jazz s'amuse à mêler ses deux disciplines préférées.
Ainsi de ce quatrième opus, Still Blooming, dans lequel le cabot de 72 ans invite au micro ses partenaires à l'écran, d'Ariana Grande à Scarlett Johansson. Interview avec un passionné qui ne peut s'empêcher de jouer.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Comment est né ce nouvel album, Still Blooming ?
JEFF GOLDBLUM — C'est la suite naturelle des trois albums précédents, qui reprenaient déjà des standards du jazz. Mais celui-ci est spécial. Non seulement le groupe est plus inspiré que jamais, mais on a eu ces collaborations incroyables toutes un peu par hasard. C'est ce qui rend cet album si vivant.
Comment vous êtes-vous retrouvé avec des invitées telles qu'Ariana Grande ou Cynthia Erivo ?
Je les ai rencontrées pendant le tournage de Wicked. Entre deux prises, je chantonnais souvent des classiques américains. Un jour, je me mets à fredonner I Don't Know Why I Love You Like I Do... et Ariana s'arrête, me regarde, et me dit : « Mon grand-père me la chantait tout le temps ! » Elle était très émue. Alors je lui ai dit : « Tu veux l'enregistrer avec nous ? » Ça m'a fait fondre. C'est pareil avec Cynthia. On a pensé à We'll Meet Again de Vera Lynn - la chanson à la fin du film Docteur Folamour. C'est un morceau plein de nostalgie, un peu hors du temps. Elle l'a chanté avec une intensité bouleversante.
Je suis toujours en train de fleurir !
Propos recueillis par Mathilde Carton, avec Éric Mandel et Alexis Campion