Richard Malka, avocat de ses amis de Charlie, de Mila et d'autres, affronte souvent à la barre ou dans les médias la question du fanatisme religieux, aujourd'hui islamique. Il ne se gêne pas non plus pour évoquer les reliquats du fanatisme chez les protestants, juifs ou catholiques. Il aime à la passion la raison, la liberté d'expression et l'esprit critique que l'école de la République française s'honore d'enseigner.
Tous ceux qui s'opposent à ce triptyque sont ses adversaires. Et aujourd'hui l'adversaire est l'islamisme conquérant qui cherche par tous les moyens d'imposer sa loi à la France : l'entrisme à l'école publique, le voile des femmes, les menaces individuelles et, pire, l'assassinat de foules anonymes, de personnes symboliques tels les journalistes de Charlie pour cause de blasphème, des professeurs, et bien sûr des Juifs. Ce dont Voltaire nous avait débarrassé par ses combats - la mort pour un blasphème - a refait surface au XXIe siècle.
Invité par son éditeur à passer une nuit au Panthéon, Richard Malka a sauté sur l'occasion pour enfin rencontrer son maître Voltaire. Non seulement il a passé sept ans au lycée parisien ainsi dénommé, mais le philosophe qui a mené une guerre sans merci contre le fanatisme religieux - Voltaire terminait ses lettres à d'Alembert et Condorcet par le célèbre « écrasez l'infâme » - ne pouvait qu'être de bon conseil. Armé de sa vapoteuse et de son lit pliant, le disciple installa celui-ci au plus près du tombeau du maître. S'engage alors une sorte de dialogue entre les deux hommes éloignés par deux cent cinquante ans de distance.