OPINION. « Je suis toujours obstinément Charlie ; et vous ? », par Christian Estrosi, maire de Nice
Christian Estrosi

Christian Estrosi appelle les Français à « rester Charlie » coûte que coûte.
LTD/Laurent Coust/ABACAPRESS via Reuters
Christian Estrosi

Christian Estrosi appelle les Français à « rester Charlie » coûte que coûte.
LTD/Laurent Coust/ABACAPRESS via Reuters
Il y a dix ans, bouleversés par les tueries de Charlie Hebdo et de l'hyper casher, et par l'assassinat de Clarissa Jean-Philippe, les Français se réunissaient pour défiler au cri de « Je suis Charlie, je suis flic, je suis juif, je suis la République ».
Dix ans après, que reste-t-il de ce sursaut ? Qui est encore Charlie aujourd'hui ? Trop nombreux sont ceux qui se réfugient dans un silence gêné. Trop nombreux sont ceux qui accusent Charlie de l'avoir, au fond, bien cherché. Trop nombreux sont ceux qui ont pactisé, ou simplement renoncé. Il y a dix ans, la France était Charlie ; l'est-elle encore assez pour résister à l'islamisation des esprits ?
J'étais Charlie, je suis Charlie et je le resterai. Parce que c'est l'esprit français, un esprit de liberté et d'émancipation. Parce qu'être Charlie, c'est s'obliger à la lucidité, à voir cette réalité crue : en douze ans, notre pays a été frappé par 55 attentats islamistes qui ont provoqué la mort de plus de 300 personnes.
Quelques mois seulement après les attentats de janvier 2015, je dénonçais la « cinquième colonne islamiste » qui œuvrait à bas bruit dans notre pays. Que n'ai-je alors entendu ? La classe politique tout entière s'est levée comme un seul homme, chacun rivalisant à qui me condamnerait le plus fermement. Qui peut encore nier que les islamistes nous mènent une guerre idéologique ? Qui peut encore nier que cette cinquième colonne travaille dans l'ombre à nous détruire ?
Nous devons combattre les islamistes ici en France et partout ils se trouvent, et rappeler que l'islamisme n'est pas un rigorisme, mais un totalitarisme. Nous devons aussi tarir l'islamisme à la source, en reprenant vraiment la main sur notre immigration. Il est enfin urgent de défaire leurs complices : le nouveau puritanisme « woke » et l'extrême-gauche keffieh qui se répand dans l'antisémitisme le plus nauséabond, par repentance ou par cynisme.
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Christian Estrosi