Exposition : les merveilles d'Asie à voir à Dijon
Valérie Abrial
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Poupée de l’impératrice pour la fête des petites filles, fin de l’époque Edo (1603-1868).
Yohann Deslandes/Musée Métropole Rouen Normandie
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Poupée de l’impératrice pour la fête des petites filles, fin de l’époque Edo (1603-1868).
Yohann Deslandes/Musée Métropole Rouen Normandie
L'ambiance des salles est feutrée, intime. Telle une invitation à pénétrer dans un cabinet privé ; à voyager d'un pays à l'autre, du Japon au Cambodge en passant par la Corée et la Chine. Voilà une mise en lumière du continent asiatique inattendue, à travers les trésors des collectionneurs et marchands français du XVIIIe à la moitié du XXe siècle. Inattendue par la richesse des œuvres présentées : 300 pièces exceptionnelles, laques, porcelaines, ivoires, bronzes, paravents estampes, peintures sur soie issues d'institutions prestigieuses tels les musées du Louvre, Guimet, des Arts décoratifs, du Quai Branly, du château de Versailles et des fonds régionaux, comme celui de Florine Langweil à Colmar. Une collectionneuse atypique, marchande d'art chinois et japonais qui deviendra l'une des plus grandes spécialistes de sa génération. Car ces collecteurs ne sont pas de vulgaires amateurs de japonisme et de chinoiseries, en vogue depuis Louis XV.
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Ils négocient, achètent, revendent des pièces rares ; se forgent une expertise au gré de leurs voyages lointains. En déployant les collections de ces personnalités, l'exposition nous met - comme son nom l'indique - « à portée d'Asie », au sein d'une scénographie qui, en jouant d'ombres et de lumières, ajoute un brin de mystère à l'exotisme des siècles passés.
Valérie Abrial