• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Exposition universelle de Dubaï : implications économiques, politiques et sécuritaires

Gérard Vespierre (*)

Publié le 08 octobre 2021 à 13:16 - Mis à jour le 08 octobre 2021 à 13:56

Expo universelle Dubaï.JPG

Photo d'illustration

Reuters

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 5

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

  • 6

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Les Expositions universelles illustrent depuis 170 ans le cheminement du développement du monde industriel. L'ouverture, il y a quelques jours, de l'Exposition de Dubaï se place dans cette tradition. Son emplacement aux Emirats Arabes Unis, en cette période de transformation du monde, lui donne un caractère particulier. Elle représente le degré d'intégration de ce jeune État au sein de la planète mondialisée et constitue aussi une occasion de regarder les relations économiques de la France avec les Émirats. (*) Par Gérard Vespierre, Directeur de Recherche à la FEMO (Fondation...

... pour le Moyen-Orient).

L'exposition universelle de Dubaï est déjà la cinquième du 21e siècle, mais elle constitue cependant un tournant significatif. Elle est la première à se situer au Moyen-Orient, et elle se déroule à un moment où l'humanité se trouve confrontée à un grand nombre de défis, environnementaux, sanitaires, énergétiques, et géopolitiques. Elle garde toutefois son rôle historique et symbolique de présenter et représenter le progrès, sous toutes ses formes, techniques, technologiques et culturelles. 191 pays y participent et 25 millions de visiteurs sont attendus.

Il est intéressant de mentionner les deux thèmes forts qui ont été retenus pour exprimer l'ambition de cet évènement : « Connecter les esprits, construire le futur ». Ils représentent des objectifs, aussi bien pour la planète, que pour les Émirats Arabes Unis eux-mêmes.

La France y est bien sûr représentée avec un pavillon dont la devise : « L'innovation à la vitesse de la lumière » s'inscrit parfaitement dans la thématique générale.

Cet évènement, s'il est ouvert sur le monde, constitue aussi une occasion de se pencher sur les relations économiques de la France avec les Émirats Arabes Unis.

Des relations économiques favorables à la France

Nos échanges commerciaux avec les Émirats se sont établis à 3,9 milliards d'euros en 2020 mais ils sont en recul de 19% par rapport à 2019. Ce recul s'explique par le recul paradoxal de nos importations.

Nous bénéficions avec ce pays d'un solde commercial positif, puisque nous avons exporté pour cette même année pour une valeur de 3,1 milliards d'euros par rapport à des importations de 752 millions d'euros. Ce solde net positif de 2,35 milliards d'euros positionne les Émirats Arabes Unis au 3e rang des pays avec lesquels nous avons des excédents commerciaux. Ils se situaient au 7e rang en 2019. Le graphique ci-dessous présente les 10 dernières années de ces échanges.

Emirats
Photo d'illustration (Crédits : DR)

Nous bénéficions donc d'une position favorable et qui s'améliore, grâce à la hausse de nos exportations aéronautiques. La qualité des relations franco-émiriennes peut être considérée à la fois comme une contribution à ce résultat et aussi comme une conséquence. Notre commerce est positivement influencé par le rôle de Hub que jouent les Émirats vis-à-vis des autres pays de la région. En effet, plus de 60% des exportations émiriennes sont en réalité des réexportations.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Cependant, nous restons dans de faibles valeurs puisque les Émirats Arabes Unis n'absorbent que 0,7% de nos exportations. Plus inquiétants est le repli du nombre d'entreprises françaises exportatrices vers ce pays, leur nombre est passé de 7.000 en 2018 à 6.800 aujourd'hui.

Si les Émirats connaissent avec la France d'excellentes relations commerciales, leur exceptionnelle position géographique, entre Arabie et Asie, et à proximité de l'Océan Indien, les conduit naturellement vers un commerce mondial.

Une mondialisation économique

Les statistiques des échanges commerciaux mettent tout d'abord en évidence le très confortable excédent commercial dont bénéficient les Emirats. Forts de 316 milliards de dollars d'exportation de biens, ils dégagent un excédent de 48 milliards en 2019.

Les clients des Emirats sont mondialement répartis, puisque parmi les 7 principaux, on trouve dans l'ordre l'Arabie Saoudite, l'Inde, la Suisse et la Chine...

A l'opposé, les fournisseurs des Émirats sont tout aussi bien mondialisés, puisque parmi les 7 premiers figurent, la Chine, l'Inde, les États-Unis, le Japon, et l'Allemagne... Le pays est donc au centre d'une toile d'échanges commerciaux mondialisés. Mais cette mondialisation ne s'est pas limitée au commerce. Cette volonté d'internationalisation s'est aussi étendue à la stratégie de développement technologique.

Les Émirats se sont très tôt lancés dans l'élaboration d'un programme spatial, les grandes puissances ayant démontré que la conquête de l'espace constitue le moteur essentiel des développements technologiques multi-domaines.

Une mondialisation... spatiale

Très tôt, en 2006, les Émirats financent un satellite construit en Corée du Sud. Il sera lancé depuis la Russie, en 2009, par une fusée d'origine ukrainienne... Des opérations spectaculaires vont même voir le jour avec le lancement en 2019 du premier astronaute émirien Hazza Al-Mansoori à bord d'un Soyouz Russe, vers la Station Spatiale Internationale. Cette année leur sonde « Hope » a réussi l'exploit d'une mise en orbite autour de la planète Mars...

Les Émirats se sont rapprochés de la France pour mettre en place une coopération ultra-sensible, réunissant l'espace et le militaire, donc le sécuritaire. Un contrat de 700 millions d'euros a été signé en 2013 avec le ministre français de la Défense d'alors, Jean-Yves Le Drian. Ce projet couvrait la fourniture de deux satellites d'observation à très haute résolution, de type Hélios.

Les Émirats rentraient ainsi dans le club très fermé des partenaires militaires et sécuritaires de la France. Ce degré de coopération dans le domaine très fermé du sécuritaire continue d'ailleurs de se développer.

Un Émirien candidat à la présidence d'Interpol

Ahmed Naser Al-Raisi, Inspecteur général du ministère de l'Intérieur des Émirats, est en effet candidat à la tête de cette organisation sécuritaire mondiale. Cette candidature représente une nouvelle étape dans l'intégration des Émirats dans les structures exécutives mondiales. Le président d'une telle organisation ne saurait venir directement de l'extérieur.

Le major général Al-Raisi fait déjà partie depuis 3 ans de cette prestigieuse structure, y est membre du comité exécutif et coordonne les activités de l'Organisation pour toute la zone Asie. Très récemment, en juillet, les Émirats Arabes Unis ont joué un rôle particulièrement important dans l'opération Liberterra impliquant 47 pays. Plus de 280 criminels impliqués dans la traite d'êtres humains et le trafic de migrants, dans le monde entier, ont été arrêtés. Cette opération menée à partir d'Abu Dhabi a mis en œuvre des ressources informatiques de haute technologie récemment acquises.

Les Émirats ont en effet décidé d'accélérer la mise en place dans toute leur administration de moyens informatiques de toute dernière génération. Ils ont même créé, en mai 2019, un ministère de l'Intelligence artificielle. Une première mondiale ! C'est un jeune Émirien de 27 ans, Omar Bin Sultan Al-Olama, qui fut nommé à sa tête. La volonté est claire, les moyens sont emblématiques.

Un tel savoir-faire représente une contribution importante pour qu'Interpol puisse toujours se placer à la pointe des techniques de traitement et d'échange de données, ainsi que des ressources offertes par l'Intelligence artificielle. L'élection d'un candidat émirien à la présidence d'Interpol reflèterait également les avancées sécuritaires régionales au Moyen-Orient.

L'apport des accords d'Abraham

L'annonce de ces accords au cours de l'été 2020 a donné un élan puissant et nouveau aux relations diplomatiques et sécuritaires entre l'État d'Israël et de nouveaux partenaires. L'ouverture de relations diplomatiques entre Tel-Aviv, Rabat et Abou Dabi a donné une impulsion vers de larges échanges économiques mais aussi la mise en place de relations de confiance, indispensables à une coordination sécuritaire.

La visite du Pavillon israélien par le ministre de l'Intérieur de Tel-Aviv, Ayelet Shaked, à l'occasion de l'Exposition universelle de Dubaï, ne doit rien au hasard. Ce Pavillon est d'ailleurs conséquent, et situé à proximité de celui du pays hôte... Avant ses responsabilités actuelles, la ministre, Ayelet Shaked, a exercé les fonctions de ministre de la Justice de 2015 à 2019. Sa visite pourrait donc être qualifiée de doublement sécuritaire.

Des échanges sont normalement prévus avec son homologue Émirien Saif bin Sultan al-Nahyan, également vice-Premier ministre. Des initiatives conjointes seront présentées des deux côtés. Qui aurait pensé cela possible il y a quelques temps ?

La parfaite intégration des pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord constitue un élément clé de la réussite de la coopération sécuritaire mondiale. En janvier de cette année, en tant que membre non permanent, les Emirats ont intégré le Conseil de Sécurité de l'Onu.

La réalisation de l'Exposition universelle à Dubaï constitue une vitrine mondiale pour un pays pleinement en phase avec l'ouverture sur le monde et le développement technologique. Cet évènement montre que les Émirats Arabes Unis sont pleinement à même d'exercer les responsabilités auxquelles ils aspirent.

___________

(*) diplômé ISC Paris, Maîtrise de gestion, DEA de Finances, Université Paris Dauphine PSL.

Auteur du site : www.le-monde-decrypte.com    Chroniqueur géopolitique sur IdFM 98.0

Gérard Vespierre (*)

Sur le même sujet

Kazakhstan

OPINION. « Kazakhstan : la place que la France est en train de laisser filer »

Fin mai, Vladimir Poutine était reçu en visite d'État à Astana. Sept axes de coopération signés, un train d'accords sur l'énergie, les transports, la finance. La Russie est aujourd'hui le premier investisseur étranger au Kazakhstan. Pendant ce temps, à Paris, le pays reste un nom lointain entre la Russie et la Chine. C'est une erreur d'appréciation. Et pour qui dirige des entreprises ici, c'est une erreur qui se paie

Idées & Débats
Grégoire Du Peloux

OPINION. « La finance va imposer ses standards de confiance à l'IA 2.0 »

D'ici quelques années, des agents d'IA piloteront des portefeuilles, instruiront des dossiers de crédit et déclencheront des opérations de marché sans intervention humaine directe. La question n'est pas de savoir si cela arrivera. Elle est de savoir qui aura écrit les règles.

Idées & Débats
Olga Givernet

OPINION. « Nos infrastructures méritent mieux que des arbitrages de court terme »

Le changement climatique n'est plus une menace pour demain. Il est déjà une réalité. Il modifie déjà les conditions dans lesquelles nos infrastructures, réseaux d'eau, d'énergie, de transport et de télécommunications, sont exploitées.

Idées & Débats
Carine Pichon

OPINION. « Dans l’incertitude, ne pas décider devient un risque stratégique »

Nous avons longtemps considéré que le principal risque pour les entreprises venait de l’extérieur : tensions géopolitiques, ruptures d’approvisionnement, guerre commerciale ou transition technologique. Ces risques demeurent. Mais dans un environnement devenu durablement instable, un autre risque s’impose avec force : celui de ne plus réussir à décider.

Idées & Débats
David Cluzeau

OPINION. « Redresser les finances publiques : il est temps de changer de méthode »

Alors que Bercy prépare les arbitrages budgétaires pour 2027 et que la campagne pour l'élection présidentielle se rapproche, les propositions se multiplient pour redresser les finances publiques. C'est une bonne nouvelle. Notre pays a besoin d'un débat exigeant sur les moyens de retrouver une trajectoire budgétaire soutenable. Mais ce débat ne pourra produire des réponses durables que s'il s’appuie sur une méthode réellement féconde.

Idées & Débats
Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
L'avion-ravitailleurs MRTT d'Airbus est un programme européen

OPINION. Contrôles des exportations d'armes : programmes européens en coopération et autonomie stratégique

L'association EuroDéfense* plaide pour l'extension aux 27 pays de l'Union européenne de l'accord relatif aux contrôles des exportations de l'industrie de défense, signé en 2021 par Paris, Berlin et Madrid et rejoint fin 2025 par Londres. Cet accord repose sur le principe que chaque partenaire respecte les autorisations d'exportation délivrées par un autre dans le cadre de programmes de coopération gouvernementaux ou industriels.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Coupe du monde 2026 : et si le football n’était plus seulement du soft power ? »

La Coupe du monde 2026 dépasse désormais la seule logique du soft power. Son changement d’échelle, les capacités qu’elle mobilise et les effets qu’elle produit invitent à renouveler la lecture stratégique.

Idées & Débats