Jean-Louis Aubert : « J’ai utilisé une IA »
Propos recueillis par Eric Mandel
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À 69 ans, Jean-Louis Aubert présente son nouvel album « Pafini » cinq ans après « Refuge ».
Simon Dubois/Fastimage
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À 69 ans, Jean-Louis Aubert présente son nouvel album « Pafini » cinq ans après « Refuge ».
Simon Dubois/Fastimage
« Tu n'arrives toujours pas à me tutoyer ! En même temps je comprends, je suis une légende », s'amuse Jean-Louis Aubert dans une suite classieuse de l'hôtel Lutetia à Paris. À 69 ans, le chanteur-compositeur-interprète se montre en belle forme malgré une journée passée à enchaîner les interviews pour son nouvel album, Pafini. Celui-ci marque son grand retour cinq ans après Refuge, qui avait été suivi d'une tournée marathon et d'une opération à cœur ouvert (pour une malformation de naissance).
Le chanteur-guitariste s'est régénéré au soleil de Marseille, où il a trouvé son petit coin de paradis : une cabane de pêcheurs avec un accès direct à la mer. Il en a tiré un hymne festif dévoilé cet été (Merveille) et bien plus encore, tant cet album au titre trompeur se révèle abouti. Rock incandescent, ballade folk à l'os, chanson classique ou pop... Jean-Louis Aubert se faufile entre les styles musicaux avec une belle dextérité pour chanter ses thèmes fétiches - l'urgence de vivre, l'amour salvateur, la finitude et le pouvoir guérisseur d'une chanson... Entretien avec un passionné d'IA qui se définit comme un « cyber troubadour ».
Votre album devait s'appeler Le Chant des possibles. Pourquoi avoir choisi ce drôle de titre, Pafini ?
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Je l'aime bien, je le trouve un peu enfantin et on peut l'interpréter de différentes manières. C'est une façon de dire : « Je suis encore là, avec plein d'envies et beaucoup de choses à raconter. » Et puis je l'ai aussi souvent dit à ma maison de disques quand elle s'impatientait un peu... « Désolé, l'album n'est pas fini. » Au final, je leur ai quand même mis un an dans la gueule ! C'est vrai que le processus de création n'arrêtait pas de s'étirer, sans être laborieux, au contraire. J'ai joué de tous les instruments : guitare, basse, batterie, piano... Je me suis initié au logiciel FruityLoops [maintenant FL Studio] utilisé par les rappeurs, juste par curiosité car j'adore apprendre. En studio, j'applique à la lettre cette pensée attribuée à Nietzsche : « Il faut faire les choses avec le sérieux d'un enfant qui joue. » J'ai toujours préservé cette approche ludique dans le travail, même si je déteste ce mot.
Propos recueillis par Eric Mandel