ENTRETIEN — Designeuse, autodidacte, Sarah Poniatowski aurait pu mener une vie de princesse. Mais elle a réussi à se faire un nom avec sa propre maison.Avec elle, pas de prêchi-prêcha. Pile poil à l'heure au rendez-vous qu'elle nous a donné dans l'une de ses boutiques parisiennes « Maison Sarah Lavoine ». Elle débarque avec un look et une dégaine qui vont bien. Et, surtout, avec une frange faussement négligée. Mais après avoir mené ma petite enquête, on m'a vendu la mèche : jamais sans son bigoudi dans le sac à main. Ex-femme de chanteur (Marc Lavoine, bien sûr) et mère de ses trois enfants, parente du dernier roi de Pologne et femme d'affaires accomplie, Sarah Poniatowski a ce petit je-ne-sais-quoi qui fait qu'elle représente la femme française.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Vous avez mis du temps à vous chercher ?
SARAH PONIATOWSKI — Avant de me lancer dans l'architecture [d'intérieur], j'ai tenté de devenir actrice avant de comprendre très vite que je n'étais pas faite pour ce métier ! Puis j'ai étudié la philo, la psycho... Toutes ces expériences me sont utiles aujourd'hui professionnellement. Quand tu fais un chantier pour des clients, tu rentres vraiment dans leur intimité. Il faut savoir leur parler avec psychologie pour mieux connaître leurs envies.
Vous êtes une vraie femme d'affaires. Vous auriez pu, comme beaucoup de filles bien nées, mener une vie de dilettante...
Alors je vous arrête tout de suite. Ce n'est pas parce que tu as un nom que tu as de l'argent. Les gens confondent notoriété et portefeuille. Je ne suis pas héritière. Si j'arrête de bosser demain, je n'ai pas d'argent. J'ai besoin de mon salaire pour vivre.
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel