La chronique de Marc Fiorentino. « Tout ça pour ça ? »
Marc Fiorentino

Découvrez la chronique de Marc Fiorentino.
LTD/Fabien Clairefond
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La baisse des bourses qui a suivi l'annonce de droits de douane punitifs par Trump lors du « Liberation Day » a été effacée entièrement. Et la plupart des indices boursiers mondiaux sont de nouveau en territoire positif. Encore un revirement total. Après l'euphorie du début d'année sur le « buy America », la panique du « sell America », les investisseurs ont de nouveau retrouvé l'appétit pour le risque.
Il a suffi d'un deal commercial avec le Royaume-Uni mais surtout de l'annonce de la trêve de quatre-vingt-dix jours entre les États-Unis et la Chine pour que l'espoir revienne. L'espoir et même un parfum d'optimisme. Ce n'est pas encore l'euphorie, mais certaines Bourses comme l'allemande se paient tout de même le luxe d'afficher un nouveau record historique !
On attend maintenant les « deals » avec le Japon, la Corée du Sud, et plus tard, tant Trump n'apprécie pas l'Europe, avec l'Union européenne. Quant à la Chine, ce n'est qu'une trêve mais il y aura un deal comme nous l'avons répété ici à plusieurs reprises, car ni la Chine, qui traverse une crise économique majeure, ni les États-Unis, qui ne veulent pas de retour de l'inflation, ne peuvent se permettre de continuer cette guerre qui ne dit pas son nom.
Quels enseignements pour votre argent tirer de cette période de montagnes russes (ou plutôt américaines) ? Le consensus a souvent voire toujours tort. Après le « Liberation Day » du 2 avril, il fallait, selon de nombreux prévisionnistes, tout liquider et aller se réfugier dans une île déserte avec des pièces ou des lingots d'or.
On ne peut pas gérer son argent sans convictions, ou sans les convictions d'un professionnel de confiance comme un conseiller en gestion de patrimoine impliqué. Avoir des convictions ne signifie pas s'entêter et être incapable de changer d'avis, mais cela nécessite d'éviter de changer d'avis au gré des vents contraires.
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DI-VER-SI-FIER. Je sais, je le répète souvent mais c'est la clé. Si le 2 avril vous aviez un portefeuille de placements diversifié entre plusieurs classes d'actifs et pas un portefeuille (trop) orienté en actions par rapport à votre profil de risque, vous n'aviez aucune raison de paniquer et de vendre au plus bas.
Profiter des opportunités qui se présentent lors de ces climats d'euphorie ou de panique. Ces environnements vous permettent de réajuster votre allocation d'actifs. Alléger un peu vos positions à risque dans l'euphorie, renforcer vos positions à risque dans la panique. À la marge seulement. Sans changement radical d'orientation.
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Les dernières semaines ont été un « stress test » en live pour les épargnants. Une occasion de vérifier que votre allocation d'actifs correspond à votre capacité d'affronter les risques. Si vous avez perdu le sommeil pendant les dernières semaines, c'est que votre portefeuille est trop risqué pour vous. Cette crise est passée. Mais il y en aura d'autres. Il est donc important de respecter ces règles immuables de gestion de votre argent.
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