Le géant mondial du conseil Accenture veut un « Airbus » de l’IA en Europe
Marie-Pierre Gröndahl
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Mauro Macchi, PDG d'Accenture pour l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique, en est convaincu : « Nous devons créer un plan d'action et une dynamique en Europe » en ce qui concerne l'IA.
Pour le géant du conseil Accenture, qui compte 800.000 employés dans le monde, dont 10.000 en France, il est urgent de former les salariés européens à l'intelligence artificielle.
Deux millions d'euros investis dans la formation au numérique et à l'intelligence artificielle (IA) de 2 400 demandeurs d'emploi, un programme spécifique pour la formation de 100.000 autres personnes dans l'intelligence artificielle et l'IA générative dans les trois ans à venir et la création de 250 emplois. Le géant du conseil Accenture, dont le siège est en Irlande mais qui compte 10.000 salariés en France (sur 800 000 au total dans le monde), a pris ces trois engagements lors du dernier sommet Choose France.
Un choix logique, puisque le groupe, dirigé par Julie Sweet depuis 2019, se concentre sur l'accompagnement de ses clients face aux enjeux technologiques, en priorité dans la formation des effectifs, avec 1 milliard de dollars investis chaque année en recherche et développement.
En Europe, Accenture travaille avec 83 % des 2000 plus grandes entreprises européennes et 64 % des 4 000 plus grandes, ainsi qu'avec la majorité des entreprises du CAC 40 et du SBF 120 en France. Parmi ses domaines de prédilection, les projets d'applications concrètes d'intelligence artificielle dans les secteurs de la finance, de l'innovation et des chaînes d'approvisionnement.
« Les technologies, et en particulier l'IA, offrent à l'Europe une occasion de réinventer son économie, de stimuler sa compétitivité et de soutenir sa croissance future. Mais l'enjeu décisif consiste à former un très grand nombre d'actifs le plus rapidement possible », souligne Mauro Macchi, PDG d'Accenture pour l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique depuis l'année dernière.
S'il estime que les grands groupes européens progressent très vite, il s'inquiète en revanche du retard pris par les PME, dont le poids relatif dans l'économie européenne est supérieur à celui de la même catégorie d'entreprises dans l'économie américaine. Sept sur dix n'ont pas développé une seule initiative majeure dans l'IA à ce stade.
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