Ski à l'ère du réchauffement climatique : la montagne revoit son modèle
Marie-pierre Gröndahl et Marie Lyan
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Le village des Boisses, en Savoie, accueillera les JO d'hiver en 2030.
LTD/Alban PERNET/REA
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Le village des Boisses, en Savoie, accueillera les JO d'hiver en 2030.
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Le père Noël est arrivé juste à temps dans les sommets. Le 22 décembre, un « épisode neigeux remarquable », selon Météo France, a donné 40 à 60 centimètres de poudreuse au-dessus de 1 000 mètres d'altitude. D'autres chutes de neige sont attendues dès les premiers jours de janvier. Soit un record depuis cinq ans. Un cadeau du ciel, après une saison précédente décevante.
Il est salué comme tel par l'ensemble des acteurs économiques d'un secteur qui contribue à hauteur de 10 milliards d'euros au PIB national chaque année. L'effet de l'or blanc a été immédiat : les réservations de dernière minute pour les vacances scolaires de Noël ont bondi de 5 % en quelques jours, selon le cabinet G2A Consulting. Celles de février-mars, toujours plus élevées, ont également augmenté.
Avec ses 250 domaines skiables et ses près de 10 millions de touristes accueillis chaque année, la France demeure le champion d'Europe. Et le deuxième pays au monde en 2024 en nombre de skieurs, derrière les États-Unis. Mais cette performance doit tenir compte des effets du réchauffement climatique. Un rapport de la Cour des comptes publié en février 2024 a évalué la vulnérabilité de 163 stations, des Alpes aux Pyrénées. Les plus menacées sont celles de basse et moyenne montagne, même si toutes sont concernées.
Les grands domaines alpins, dont la pérennité est assurée pour les cinquante prochaines années, selon les experts, se préparent au changement en adaptant leur modèle économique. Avec trois priorités. Tout d'abord, accélérer la baisse des émissions carbone, notamment dans les transports et les bâtiments, avec de nouveaux équipements et des rénovations.
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Ensuite, accentuer la diversification saisonnière, notamment sur la période de juin à septembre. Enfin, multiplier le nombre d'activités, en hiver comme en été. Le tout grâce à des investissements variés, de la réhabilitation de logements aux ascenseurs valléens, permettant l'accès du bas des stations aux sommets par un téléphérique.
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Marie-pierre Gröndahl et Marie Lyan