Dérapage du déficit : à qui la faute ?
Grégoire Normand
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Alexis Kohler, le secrétaire général de la présidence.
LTD/Alexis Jumeau/ABACA via Reuters Connect
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Alexis Kohler, le secrétaire général de la présidence.
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2025 s'annonce chahutée sur le front budgétaire. Le vote de la loi spéciale par le Parlement n'efface pas l'« Himalaya » financier qui se dresse devant François Bayrou. Pour tenter de lever le brouillard sur les déficits, la commission d'enquête parlementaire pilotée par le trio formé par Éric Coquerel (LFI), Mathieu Lefèvre (EPR) et Éric Ciotti (UDR) va poursuivre ses auditions à partir de la mi-janvier. Entre les erreurs de prévisions, les arbitrages politiques et les effets des politiques économiques, la responsabilité de l'importante dérive des finances publiques est encore loin d'être tranchée à ce stade.
Dans le viseur de la commission figure le secrétaire général de l'Élysée et fidèle bras droit d'Emmanuel Macron, Alexis Kohler. Sa convocation n'a évidemment pas obtenu l'aval des macronistes de la commission, mais les députés se sont mis d'accord pour procéder à un vote sur le sujet début janvier. Derrière ce scrutin, c'est le rôle de l'Élysée et d'Emmanuel Macron dans les décisions budgétaires qui est questionné.
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Pendant son auditionsous serment, l'ex-directeur de cabinet de Michel Barnier, Jérôme Fournel, a en effet évoqué « des réunions à l'Élysée » à propos du budget lorsqu'il était le bras droit de Bruno Le Maire à Bercy jusqu'en septembre. Ce n'est pas la première fois qu'un membre de la présidence de la République est convoqué par le Parlement. Sur les quinze dernières années, trois autres auditions ont eu lieu au Sénat ou à l'Assemblée. « En revanche, il n'existe pas de précédent de délivrance d'une convocation livrée par un huissier ou un agent de la force publique à un membre du personnel de la présidence de la République », souligne une note confidentielle de l'Assemblée consultée par Politico et La Tribune.
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