Faure - Mélenchon, anatomie d’un divorce
Caroline Vigoureux
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Discours d’Olivier Faure pour les législatives sous le regard de Jean-Luc Mélenchon, le 30 juin 2024 à Paris.
LTD/Alain Guilhot / Divergence
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Discours d’Olivier Faure pour les législatives sous le regard de Jean-Luc Mélenchon, le 30 juin 2024 à Paris.
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C'est l'un de ses principaux défauts. Quand il donne une interview, Olivier Faure slalome tellement que le message n'est pas toujours audible. Que veut-il vraiment dire ? Ces derniers temps, le premier secrétaire du Parti socialiste tente de corriger le tir. Il faut y aller plus franchement. En une semaine et deux interviews, il a fait passer deux messages limpides. Le premier, c'est que les socialistes étaient prêts à négocier avec les macronistes sur la base « de concessions réciproques ». Le second, c'était pour dire que « le Premier ministre ne peut pas être François Bayrou ».
Certes, il n'a pas été entendu par Emmanuel Macron, mais ses messages ont eu le mérite de clarifier sa relation à Jean-Luc Mélenchon. À 56 ans, le socialiste a consommé la rupture avec l'Insoumis de 73 ans, lui à qui l'on reproche depuis deux ans de vivre sous la tutelle mélenchoniste. « Il y a une légende entretenue à dessein par mes opposants d'une supposée soumission à Jean-Luc Mélenchon, mais j'ai toujours refusé tout alignement », balaie l'intéressé.
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Ces derniers jours, Olivier Faure a ouvert discrètement une autre porte. Il a renoué avec Bernard Cazeneuve. Les deux hommes ont eu un bref échange par téléphone la semaine dernière, de quelques minutes seulement mais tout de même. Ils ont eu le temps de se dire les choses autour du scénario resté virtuel d'une nomination de l'ancien Premier ministre à Matignon. « C'est assez paradoxal de devenir le candidat d'un camp auquel on n'a pas contribué », lui a dit Olivier Faure, en référence à l'absence de soutien de Bernard Cazeneuve au Nouveau Front populaire. L'ex-ministre de l'Intérieur a fait valoir qu'il n'avait jamais candidaté pour Matignon. Dans le fond, il reste aussi sans voix que le reproche lui ait été fait par les socialistes de ne pas avoir fait la campagne des européennes de Raphaël Glucksmann, alors même qu'il accompagnait sa femme, malade, jusqu'à ses derniers jours.
Caroline Vigoureux