La justice fait vaciller Marine Le Pen
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Marine Le Pen et son ex-compagnon Louis Aliot étaient au tribunal de Paris, mercredi 13 novembre dernier.
LTD/ Lionel Préau/Riva Press
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Marine Le Pen et son ex-compagnon Louis Aliot étaient au tribunal de Paris, mercredi 13 novembre dernier.
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Marine Le Pen a l'habitude de ne rien laisser transparaître. Mercredi, elle s'est doublement prêtée à l'exercice. La cheffe des députés du Rassemblement national n'a pas eu le choix : le parquet de Paris prononçait ce jour-là ses réquisitions dans l'affaire des assistants parlementaires européens du FN. Elle pressentait que les procureurs auraient la main lourde. « Ça fait un mois que Marine s'y prépare », confie un vieil ami.
Sauf qu'en parallèle, ce 13 novembre, tout le deuxième étage du palais de justice - celui de la salle d'audience où est plaidé ce dossier accablant - bruisse de rumeurs inquiétantes sur la santé de l'un des prévenus, absent depuis le début du procès. Il s'agit de Jean-Marie Le Pen. Âgé de 96 ans, le cofondateur du Front national a été hospitalisé la semaine précédente et placé en soins intensifs. Sa fille n'a pas attendu les interruptions de séance pour prendre des nouvelles par téléphone, loin des caméras qui la scrutent. C'est le jeu, même s'il est cruel.
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Après une vingtaine de minutes à l'écart, elle revient lentement vers la salle d'audience. Marine Le Pen échange quelques mots avec Louis Aliot, maire de Perpignan et fidèle de la première heure, et Renaud Labaye, son secrétaire général de groupe à l'Assemblée nationale. Puis elle va faire son point habituel avec les journalistes, à bâtons rompus, sur la procédure en cours. Certains la questionnent sur l'état de son père, sous protection juridique depuis février. « Ce n'est pas une alarme différente des précédentes », balaie-t-elle calmement. Une fois la parenthèse familiale close, c'est (un peu) comme si de rien n'était. L'élue du Pas-de-Calais tempête contre le ministère public, mû selon elle par un objectif : lui faire mettre genou à terre, anéantir ses chances d'être élue présidente de la République.