La secrétaire nationale des Ecologistes-EELV Marine Tondelier et de l'économiste française Lucie Castets, alors qu'elles lancent l'association Gagnons ensemble.
L’alliance de la gauche est à l’agonie, au terme d’une semaine qui a pris une tournure plus violente encore. Prochaine épreuve dans deux semaines.
C'était une habitude prise au cœur de l'été, quand le Nouveau Front populaire uni et soudé proposait le nom de Lucie Castets pour Matignon. Chaque jeudi matin, les chefs des quatre partis et la haute fonctionnaire se retrouvaient en visioconférence. Depuis quelques semaines, ce huis clos par écran interposé n'existe plus.
Les liens se sont distendus, et c'en est fini de cet unique moment où ils pouvaient discuter entre eux. « Dans ce genre de période houleuse, ces réunions seraient en réalité encore plus nécessaires », souffle la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier.
Désormais, les discussions se limitent à une boucle WhatsApp. Mais le dialogue n'a plus rien de fluide et naturel. Entre socialistes et Insoumis, les échanges violents de ces derniers jours auront fini d'acter une rupture sans que personne n'emploie pour autant ce terme. Les Insoumis parlent plutôt d'« interruption », les socialistes restent évasifs.
Seul le député PS de l'Essonne Jérôme Guedj, négociateur sur le budget, a acté qu'« il n'y aura plus jamais d'alliance entre le PS et LFI » après la publication d'un visuel des Insoumis mettant en scène les supposés « nouvelles alliances » de Marine Le Pen et Olivier Faure.
Une motion « pistolet à eau »
Fallait-il ou non censurer le gouvernement de François Bayrou ? C'est cette question qui a fracturé le NFP, les Insoumis étant convaincus qu'il fallait tout donner quand les socialistes étaient en réalité divisés. Tout le week-end dernier, ils ont hésité sur la stratégie à adopter.
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Face à ces divisions internes, Olivier Faure a proposé une solution pour apaiser ses troupes : que les socialistes déposent une motion de censure spontanée en leur nom sur la question des valeurs, pour bien rappeler au chef du gouvernement leur indignation après que ce dernier a parlé de « submersion » sur la question migratoire.