Jérôme Guedj : « Mélenchon a fait du sujet palestinien un débat identitaire »
Propos recueillis par Caroline Vigoureux
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Jérôme Guedj, député socialiste de l'Essonne.
© LTD / JACQUES WITT/SIPA
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Jérôme Guedj, député socialiste de l'Essonne.
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LA TRIBUNE DIMANCHE - Le blocage de Sciences-Po par certains étudiants et leurs revendications propalestiniennes vous paraissent-ils légitimes ?
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JÉRÔME GUEDJ - Par principe, exprimer sa solidarité à Gaza ne me pose absolument aucun problème. Le faire dans le débat, dans la recherche d'une discussion apaisée, correspond à l'esprit de l'université en général et de Sciences-Po en particulier. Mais la logique du blocage de l'institution et le fait d'y adjoindre des revendications telles que le boycott de la société civile israélienne, qui s'est mobilisée contre Netanyahou l'année dernière et appelle pour partie aujourd'hui à son renversement, semblent selon moi participer à ce mouvement de délégitimation de l'État d'Israël dans son ensemble. Et là, pour moi, c'est clairement une ligne rouge. On peut condamner le gouvernement israélien, on peut être un adversaire farouche de Netanyahou, on ne bascule pas dans un boycott, a fortiori de la société civile, des intellectuels, des universitaires israéliens qui, dans cette période, sont plutôt des alliés avec lesquels il faut renforcer les relations et qu'il ne faut pas isoler.
Propos recueillis par Caroline Vigoureux