Les « Beaune » idées de Clément
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L'ancien ministre macroniste préfère la contextualisation des oeuvres à leur « cancellation ».
LTD/Jérôme Domine/ABACAPRESS
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L'ancien ministre macroniste préfère la contextualisation des oeuvres à leur « cancellation ».
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Clément Beaune n'est plus ministre (il n'avait pas été reconduit dans le gouvernement Attal), ni député (il a perdu son siège, à Paris, lors des législatives de juin). Sorti cette semaine, son livre Je dirai malgré tout que la politique est belle (Stock) n'est pourtant ni amer ni désabusé.
Ses 252 pages sans règlements de comptes sanglants (le macroniste n'a, c'est à relever, aucun mot aigre à l'encontre du chef de l'État) se veulent plutôt le credo d'un quadra ambitieux qui a dû confronter ses idéaux d'étudiant formé dans les meilleures écoles et issu d'une famille aisée de gauche aux réalités d'un pays qui ne cesse de perdre de sa superbe.
Dans son ouvrage, Clément Beaune développe ainsi quelques idées pour continuer à faire vivre l'aventure macroniste après que son initiateur aura quitté l'Élysée. De son expérience dans les soutes du pouvoir depuis maintenant plus de douze ans, il a tiré un enseignement : la France est malade de sa surpuissance présidentielle renforcée par le quinquennat. Pour l'endiguer, il défend ainsi la mise en place de la proportionnelle aux élections législatives.
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Très critique sur l'Assemblée (« Le Parlement s'ennuie. Ou il s'occupe bêtement, abreuvé de propositions de loi qu'un législateur digne de ce nom trouverait grotesques »), il propose la mise en place d'un 49.3 positif qui « consisterait à obliger les partis d'opposition à réunir une majorité sur un projet alternatif, à défaut de quoi le projet du gouvernement serait adopté » pour lutter contre « l'irresponsabilité heureuse des oppositions ». Il se prononce également pour le retour du cumul des mandats, estimant que la culture de compromis des élus locaux manque au Palais-Bourbon.
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