Motion de censure : le dilemme de Le Pen et Bardella
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Jordan Bardella et Marine Le Pen dans les loges du meeting du RN à Nice, le 7 octobre 2024.
LTD/Sébastien LEBAN/Divergence
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Jordan Bardella et Marine Le Pen dans les loges du meeting du RN à Nice, le 7 octobre 2024.
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Le vendredi 15 novembre, deux proches conseillers de Marine Le Pen ont été reçus à Matignon pour le petit déjeuner. Il y avait là Renaud Labaye, incontournable secrétaire général du groupe Rassemblement national à l'Assemblée, flanqué d'Ambroise de Rancourt, directeur du cabinet de la cheffe frontiste. C'est lui qui a provoqué le rendez-vous en passant par François Bolard, chef du pôle budgétaire de Michel Barnier. L'énarque souverainiste le connaît depuis quelques années. Quant à Renaud Labaye, ses relations sont fluides avec le chargé des affaires parlementaires du Premier ministre, Matthieu Labbé, que le saintcyrien a fréquenté à l'époque où il travaillait à Bercy.
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L'échange a donc été courtois mais franc. Les émissaires lepénistes ont relayé l'irritation qui monte dans leurs rangs. L'examen des lois de finances pour 2025 a entamé sa dernière ligne droite et le RN s'estime délaissé par ce gouvernement. Marine Le Pen n'a, à ce moment-là, toujours pas été contactée par les équipes de Michel Barnier. Qu'il s'agisse des « lignes rouges » édictées le 1er octobre par l'élue du Pas-de-Calais ou des propositions inscrites dans le « contre-budget » du parti à la flamme, l'exécutif en a fait peu de cas jusqu'à présent. « Ils sont dans une logique très infantilisante », se plaint un stratège nationaliste. Le rendez-vous du 15 novembre a débloqué celui prévu demain entre le Savoyard et sa première opposante - affichée, pour l'instant, et c'est tout le dilemme.