À l'approche des prochaines échéances électorales, les grandes manœuvres politiques s'intensifient aux quatre coins du pays. À Lyon, Bordeaux ou encore à Paris, plusieurs figures préparent leurs stratégies, entre alliances, rivalités et ambitions personnelles. Ces manœuvres révèlent déjà les premiers contours des batailles électorales à venir.
L'ancien président de l'Olympique lyonnais tient son plan de jeu... pour préparer son atterrissage en politique. Pierre après pierre, Jean-Michel Aulas prépare minutieusement le lancement de sa candidature aux municipales. Jeudi 4 septembre, Laurent Wauquiez et le chef de file des LR locaux, Pierre Oliver, ont annoncé leur soutien. Dans quelques jours, Gabriel Attal devrait faire le déplacement dans la capitale des Gaules. À ce stade, ça coince encore.
Maxime Cordier, bras droit de l'ancien Premier ministre, est venu négocier avec Jean-Michel Aulas en présence du responsable local Thomas Rudigoz. En attendant, Aulas a conclu un accord avec l'UDI et le MoDem. Il a aussi le soutien de l'ex-ministre (Radical de gauche) Thierry Braillard. Il lui reste à trouver le nom de son binôme pour présider la métropole. « L'idéal serait une femme bien implantée », dit-on dans son entourage. Aulas pourra ensuite se lancer, probablement avant la Saint-Michel (29 septembre), et espérer l'emporter le 22 mars, jour de son anniversaire.
À deux pas de l'Élysée, au milieu d'un parterre de chefs d'entreprise, d'avocats, de journalistes et sous l'œil vigilant d'Alexis Kohler, un conclave s'est improvisé à l'occasion de la soirée de l'agence de communication Vae Solis. Jean-Pierre Raffarin, Carole Delga, Jérôme Guedj, Olivia Grégoire, Benoît Hamon, François Baroin et Patrick Martin, le président du Medef, ont formé un cercle de discussion. Tous ces gens-là ne se sont pas raconté leurs vacances, mais ont plutôt évoqué les différentes hypothèses de sortie de crise.