Le nouveau ministre des Outre-Mer s'envole jeudi pour un déplacement de huit jours en Nouvelle-Calédonie. Pas d'annonce fracassante à en attendre. Manuel Valls a décidé de prendre son temps pour renouer le fil du dialogue entre l'État et un territoire encore traumatisé par les émeutes de 2024, qui avaient pour point de départ l'élargissement prévu du corps électoral - réforme à laquelle Emmanuel Macron avait fini par renoncer. Quelle nouvelle relation inventer avec l'archipel ? Manuel Valls vient « porter l'héritage rocardien des accords de Nouméa », souligne-t-on dans son entourage.
Discrétion, patience : autant de qualités que l'on ne connaissait pas à l'ancien Premier ministre, qui s'attire les louanges de François Hollande mais aussi de Yaël Braun-Pivet, elle-même éphémère titulaire du portefeuille des Outre-Mer. « Manuel Valls fait de très bons débuts, confie en privé la présidente de l'Assemblée. Les élus lui font confiance. Ils en avaient marre de voir défiler des ministres inconnus. Il prend son temps et s'immerge dans chaque dossier. En Nouvelle-Calédonie, il faut un accord politique et Valls a toutes les armes pour réussir. »
Haut fonctionnaire élu eurodéputé RN en juin, Pierre Pimpie envisage de se rendre en Argentine cet été. L'ancien membre des Horaces - cabinet officieux où Marine Le Pen a longtemps pioché des idées - veut voir sur place les effets de la politique ultralibérale du président Javier Milei. « Si ce déplacement est financé par le Parlement européen, j'irai en tant qu'élu, précise l'énarque. Si nous arrivons au pouvoir, nous n'allons pas sabrer dans les dépenses publiques. Mais il faut voir comment l'Argentine se relève de sa crise... ou pas ! »