Chaque semaine, les journalistes de « La Tribune Dimanche » partagent leurs informations sur les coulisses de la politique.Les Insoumis en ordre de bataille
Réunis en assemblée représentative hier à Paris, mais à huis clos, les amis de Jean-Luc Mélenchon ont donné le top départ de la prochaine présidentielle. Persuadés que l'élection se déroulera en 2025, ils ne veulent pas être pris de court. Après le courrier adressé au ministre de l'Intérieur pour connaître les modalités en cas de présidentielle anticipée, Manuel Bompard (coordinateur de la France Insoumise) organise la mobilisation militante. Une campagne pour inciter les jeunes des quartiers à s'inscrire sur les listes électorales sera lancée en janvier.
Les militants du mouvement se déploieront sur le terrain, et les députés dans la presse régionale. Les Insoumis anticipent également la collecte des parrainages. Chargée des programmes présidentiels en 2017 et 2022, Clémence Guetté accélère la troisième version de L'Avenir en commun. « On est dessus depuis mars. On réactualise, et tout sera prêt en janvier », confie la députée LFI du Val-de-Marne. Enfin, les mélenchonistes vont relancer, toujours en janvier, la pétition pour la destitution d'Emmanuel Macron, qui a déjà recueilli près de 400 000 signatures.
L'Élysée à l'Hôtel de Ville
Mardi soir, le directeur de cabinet Frédéric Lenica fêtait son départ dans les salons de la mairie, après un discours laudateur d'Anne Hidalgo. Face à ses invités, l'ex-directeur de cabinet de Cécile Duflot et d'Audrey Azoulay (toutes deux présentes), qui retourne au Conseil d'État, s'est dit touché par la « présence d'Alexis ». Au fond de la salle se trouvait le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kohler, venu assister au pot de départ, tout comme Patrice Faure, le directeur de cabinet du président ainsi que Philippe Bélaval, le conseiller culture d'Emmanuel Macron.