Pour son premier Conseil national à la tête des Républicains, Bruno Retailleau a posé les jalons pour les échéances électorales à venir. Avec en ligne de mire, l’élection présidentielle de 2027.Au tout début de son allocution vendredi 27 juin à la Maison de la mutualité, Bruno Retailleau a mis un peu de zèle à saluer les ministres ou anciens ministres devant lui : Annie Genevard, Yannick Neuder, Sophie Primas, Philippe Tabarot... Et, enfin, Michel Barnier : « C'est grâce à toi que nous sommes entrés au gouvernement. C'est ce qui a fait basculer le destin de notre famille politique », a-t-il rappelé face à celui qui l'avait nommé Place Beauvau en septembre dernier.
Pour son premier conseil national depuis son élection à la tête des Républicains il y a près d'un mois, Bruno Retailleau a eu à cœur de justifier son maintien au gouvernement et de se défendre des nombreuses attaques du Rassemblement national sur son absence de résultat.
« C'est un choix de rupture que nous avons fait pour de bonnes raisons. Pour éviter le pire, le chaos budgétaire, la crise financière. Et aussi pour éviter les pires : la gauche mélenchonisée », rappelait-il avant d'ajouter : « Nous resterons au gouvernement tant que nous serons utiles pour le pays. »
Lors de ce conseil national de LR, Bruno Retailleau s'est entouré de 13 vice-présidents, ainsi que d'un bureau politique et d'une commission d'investiture renouvelés. Avec eux, il s'agira de préparer les trois prochaines échéances électorales : les municipales et les sénatoriales de 2026, et la présidentielle.
Il n'y a pas de coalition possible.
Bruno Retailleau
Léna Ménager avec Jules Pecnard