Plus qu'une explication ou une justification, c'est un coup de gueule. Jusqu'alors resté silencieux sur les raisons qui l'ont emmené à dire oui à Shein, Christophe Castaner a finalement décidé de dire pourquoi il a accepté de rejoindre le comité RSE de la marque de fast fashion. Sa nomination ? La suite logique de son travail de conseil, dit-il, lui qui a retrouvé le monde privé depuis la fin de sa carrière politique. Shein fait ainsi partie de la douzaine d'entreprises que l'ancien ministre accompagne dans leur stratégie de développement.
« Shein est une entreprise jeune, qui a connu une croissance rapide. Elle arrive à une étape de maturité qui lui permet d'adopter une démarche d'amélioration continue sur chacun de ses marchés, le marché européen faisant aussi partie de ses priorités. Et elle a compris qu'il lui incombait, en tant qu'acteur important, de prendre des initiatives vertueuses », explique Christophe Castaner. Assez étonné du lien fait, par ailleurs, avec sa présidence du conseil de surveillance du Grand Port Maritime de Marseille-Fos. Il rappelle qu'il exerce celle-ci bénévolement et assure qu'il n'y a pas de conflit d'intérêt. « Sinon, je me serai déporté », dit-il.
Christophe Castaner s'agace davantage quand on évoque le possible intérêt de Shein pour son carnet d'adresse et des actions de lobbying. « Les gens pensent que je suis assez idiot pour n'avoir comme capacité que celle d'avoir un carnet d'adresse. C'est un mépris selon lequel parce que l'on vient de la politique et que l'on passe dans le privé, on ne serait pas capable de faire autre chose ».