Séduit par Lille, le champion du monde retrouve le championnat de France à 38 ans. Démarrage aujourd’hui à Brest, à 15 heures.Le paysage a bien changé. La dernière fois qu'Olivier Giroud a foulé une pelouse de Ligue 1, c'était en mai 2012 à Auxerre, pour célébrer le sacre de son club, Montpellier, aujourd'hui en Ligue 2. Le Paris Saint-Germain courait après un premier titre de champion depuis 1994 et 20 équipes disputaient la compétition. À Lille, son cinquième club hexagonal, il a failli retrouver l'un de ses vieux complices de la Paillade. Mais Rémy Cabella a fait ses valises pour la Grèce. Tout sera donc nouveau.
À lui seul, l'attaquant le plus prolifique de l'histoire des Bleus (57 buts) a déjà changé le visage du Losc. Du cinquième rang en fin de saison passée, l'équipe entraînée par Bruno Genesio est promue au deuxième, d'après les prévisions d'Opta. Malgré le départ à la Juventus de la gâchette Jonathan David, 109 buts en cinq saisons. C'est dire l'apport espéré dans une ligne offensive sans autre renfort à ce jour, si ce n'est celui d'un jeune ailier droit norvégien.
D'un opérateur de paris à l'autre, Giroud est devancé par dix à quinze autres candidats aux lauriers de meilleur buteur de la saison : Ousmane Dembélé (PSG), Mika Biereth (Monaco) ou Georges Mikautadze (Lyon) sont loin devant, mais seul le premier a remporté ce classement (ex æquo avec le marseillais Mason Greenwood), avec le même total que l'Héraultais en 2012 (21).
« Je sais qu'il y aura beaucoup d'attente mais je ne serai pas le messie », prévient le plus gros CV du championnat, tout en rappelant qu'il « approche de la quarantaine ». À bientôt 39 ans, il ne se projette d'ailleurs pas au-delà de sa seule année de contrat.