« La pétanque elle a changé » (Dylan Rocher, neuf fois champion du monde)
Propos recueillis par Solen Cherrier
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Dylan Rocher, neuf fois champion du monde de pétanque.
LTD/Royal Fodera
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Dylan Rocher, neuf fois champion du monde de pétanque.
LTD/Royal Fodera
Le dernier championnat du monde en France, c'était à Marseille en 2012 et Dylan Rocher, 20 ans alors, revêtait son premier maillot arc-en-ciel en senior. À partir de jeudi, Dijon accueille la 51ᵉ édition triplette messieurs. La 17ᵉ pour ce qui est du tir de précision, la spécialité du Sarthois de 32 ans, visage médiatique de la pétanque.
LA TRIBUNE DIMANCHE - À quoi ressemble le quotidien d'un pétanqueur ?
DYLAN ROCHER - Il est fait de compétitions chaque week-end, partout en France. Quasiment tous les jours de mai à octobre. Le plus fatigant, c'est la route. À peu près 80 000 kilomètres par an. J'ai un partenariat avec un groupe de concessions, qui me prête une voiture. Je prends aussi le train et l'avion. Je vais trois fois par an aux États-Unis. Cette année, j'ai fait des compétitions à Las Vegas et Los Angeles. Et ça fait quinze ans que je vais à New York.
Ça joue aux États-Unis ?
Ça commence à se développer, mais pas comme un vrai sport. Le plus gros niveau, c'est en Asie : au Vietnam, au Laos, en Thaïlande... Dans les années 1950, la reine mère [de Thaïlande] avait découvert la pétanque lors d'un voyage en France et l'avait instaurée en sport national. Les joueurs sont tous dans l'armée, autant dire que c'est carré.
La pétanque charrie pas mal de clichés. Lequel vous agace le plus ?
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Le Ricard... Mon but, c'est de casser les codes et de montrer qu'au haut niveau c'est un vrai sport. À l'école, je n'osais pas dire que je faisais de la pétanque parce qu'on se moquait de moi. C'est en train de changer. Ça devient à la mode, même un peu bobo. Il y a plus de femmes, de jeunes. L'image est plus classe. Les dirigeants ont imposé des tenues homogènes. C'est un sport qui rassemble, c'est sa force.
Propos recueillis par Solen Cherrier