Foot : le PSG, tellement plus puissant que la « MNM »
Solen Cherrier
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Ousmane Dembélé, Désiré Doué et Bradley Barcola, à Stuttgart, le 29 janvier 2025.
LTD/Joaquim Ferreira/DPA/ABACAPRESS
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Ousmane Dembélé, Désiré Doué et Bradley Barcola, à Stuttgart, le 29 janvier 2025.
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Aucun acronyme ne lui est accolé et personne ne songe à en inventer. Résumée à trois lettres ces dernières années, dans une sorte de calque de la « MSN » du Barça (Messi, Suárez, Neymar), ou à un joueur la saison passée (Mbappé), l'attaque du PSG reflète la mutation de l'équipe parisienne, qualifiée pour les quarts de finale de la Ligue des champions (contre Aston Villa) après son exploit à Liverpool cette semaine, et heureuse propriétaire d'un matelas de points king size en Ligue 1 à l'aube de recevoir l'OM, son dauphin. Moins de clinquant, plus d'homogénéité.
Il n'y a plus de « MCN » (Mbappé, Cavani, Neymar) ou de « MNM » (Mbappé, Neymar, Messi) dans les parages, mais une force de frappe protéiforme qui fait trembler l'Europe depuis qu'elle a arrêté de vendanger dans des proportions burlesques.
En deux ans, le club de la capitale a perdu Lionel Messi, parti voir la vie en rose à Miami après avoir amèrement vécu dans la grisaille francilienne ; Neymar, qui a refermé son long chapitre parisien comme il l'avait commencé, par un mouvement financièrement délirant (vendu 90 millions d'euros au club saoudien d'Al-Hilal) ; puis Kylian Mbappé, pierre angulaire éphémère d'un projet qui va se terminer devant les tribunaux.
« Pendant treize ans, on a construit le club et la marque, et chaque période a été importante dans notre projet, resituait Nasser Al-Khelaïfi mardi sur la chaîne américaine CBS. Depuis deux ans et surtout cette année, il faut être honnête, la star c'est l'équipe. Si on me demande par exemple qui a été le meilleur [mardi] soir, je ne sais pas... Tous. »
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De 2021 à 2023, la MNM a été la version ultime de la politique de stars menée par le Qatar, et de son échec. Des statistiques individuelles stratosphériques (143 buts et 92 passes décisives à eux trois), mais une équipe coupée en deux et sortie quatre fois en huitième de finale (Ligue des champions et Coupe de France). Dans la série documentaire que Movistar+ lui a consacrée (No tenéis ni p*** idea), Luis Enrique confiait qu'il n'aurait « jamais entraîné le PSG de Messi, Neymar et Mbappé », manière de dire qu'il ne suffit pas d'avoir les meilleurs joueurs du monde pour gagner.
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Solen Cherrier
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