• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Opinions

Le populisme d'entreprise à la sauce Adidas

Photo de Denis Lafay

Denis Lafay

Publié le 24 janvier 2024 à 06:45 - Mis à jour le 24 janvier 2024 à 06:46

La conception de l'organisation et du management de l'entreprise chère à Björn Gulden peut faire sourire, elle peut même séduire.

La conception de l'organisation et du management de l'entreprise chère à Björn Gulden peut faire sourire, elle peut même séduire.

Reuters

Le Quotidien Numérique

25 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : pourquoi l’Airbus A400M n’est pas en mesure de rivaliser avec les Canadair

  • 2

    Aurélie Casse, journaliste : « J’adore les apéros interminables de l’été »

  • 3

    Fibre Excellence : l’offre de Matthieu Pigasse refusée, un nouvel industriel entretient l’espoir pour le site de Saint-Gaudens

  • 4

    Un coût de 800 millions d’euros, contre 625 à l’automne dernier : Poker menteur à la tour Montparnasse

  • 5

    Guerre en Iran, choc pétrolier et revers taïwanais : l'engrenage qui réécrit l'ordre mondial

  • 6

    De « plusieurs jours de travail » à « 30 secondes » : l’IA bouleverse l’activité des gérants de fonds

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Téléphone direct avec les salariés, disgrâce des cabinets conseils, recentralisation de responsabilités, exhortation à « enfreindre les règles »... les méthodes du patron d'Adidas Björn Gulden sont la déclinaison entrepreneuriale et managériale du populisme politique. Avec en ligne de mire un même effet : sacraliser le chef et nimber son hubris, concentrer les pouvoirs, verticaliser l'autorité décisionnelle, identifier des boucs-émissaires, discréditer les strates intermédiaires et contributeurs extérieurs. Et donc contester la démocratie.

Les pratiques que Björn Gulden, arraché à l'ennemi historique Puma chez qui il officiait depuis 2013, met en œuvre chez Adidas depuis sa nomination en novembre 2022 ont de quoi décoiffer. Parmi elles, citons la mise à disposition de son numéro de téléphone portable aux 60 000 salariés, l'éviction d'une partie des sociétés conseils, la recentralisation entre ses mains de responsabilités (stratégie de marque notamment) communément partagées au sein de l'organisation. Il le concède dans un article du Wall Street Journal (Les Echos, 17 janvier) : il a eu à traiter jusqu'à deux cents sollicitations par semaine via son téléphone, il ne prête aucune attention aux rapports des consultants, il exhorte les salariés à « enfreindre les règles », et assume pleinement que ses méthodes divisent au sein du corps social.

La conception de l'organisation et du management de l'entreprise chère à Björn Gulden peut faire sourire, elle peut même séduire. En réalité elle n'est rien moins qu'un concentré de populisme, ou plutôt l'expression entrepreneuriale et la déclinaison managériale du populisme politique. Les manifestations communes sont spectaculaires. Toutes convergent vers la sacralisation du chef.

Coupable étranger

Entre les mains de Björn Gulden se concentre le pouvoir, y compris de transgresser les règles et même d'y associer l'ensemble du corps social. Quoi de plus galvanisant qu'un patron qui défie l'autorité et les lois, un patron qui ose, un patron subversif qui entraîne sa légion dans une courageuse croisade ?

Et puis, comment ne pas applaudir une autorité qui met en œuvre ce qu'« on » pense secrètement ? En ligne de mire : les études et préconisations des cabinets conseils spécialisés. Quiconque en entreprise s'est « frotté » à leurs interventions a pu déplorer la vacuité parfois même la nocivité et bien sûr le coût pharaonique des recommandations de certains, voire nombre d'entre eux. Mais certains ou nombre d'entre eux signifient-il tous ? Non. Et donc l'inacceptable est atteint : globaliser sans discernement, généraliser grossièrement l'anathème. Lorsque le blâme ne fait aucune distinction entre un conseil précieux, pertinent, responsable, et celui que vise aveuglément le contempteur norvégien d'origine suisse, le pas est franchi : les déclarations outrancières niant la nuance et les singularités sont un marqueur populiste. Et quoi de mieux que de désigner un coupable étranger aux maux que traverse l'entreprise ? Bienvenu bouc-émissaire. N'est-on pas plus aptes « entre nous » à négocier les obstacles internes ?

Aliénation et infantilisation

Autre trait populiste : l'obsession du lien direct avec le corps social - ici équivalent du « peuple ». En partageant son numéro de téléphone portable, Björn Gulden laisse penser qu'il n'y a pas de hiérarchie dans l'importance des sujets - « tout se vaut » - ; veut faire croire qu'il porte le même intérêt à son directeur financier, à un ouvrier du site hambourgeois ou à un chef de rayon de magasin tokyoïte ; et signifie qu'il est l'omnipotent et l'omniscient arbitre de l'entreprise - s'exposer au danger de décevoir les espérances n'est qu'anecdotique.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Plus grave, il induit ou indique explicitement qu'il discrédite l'ensemble des corps intermédiaires, qu'il décrédibilise chaque strate managériale constitutive du squelette de l'organisation. Cette méthode, qui participe au projet de sacralisation du chef, est contraire à l'alchimie des pouvoirs que recherche toute gouvernance responsable. La démocratie en entreprise est un enjeu central, qui convoque un partage subtil des pouvoirs de réflexion, de suggestion et de décision, un équilibre sagace des rapports de force qui confère à tout contributeur la place - c'est-à-dire la considération - que son engagement mérite. Comment penser la motivation et la reconnaissance des salariés lorsque le chef à ce point démobilise... et aussi infantilise - autre stigmate populiste, l'infantilisation contribuant à l'aliénation et à la docilité des troupes.

« Certains pensent que je suis fou » ou l'effet Javier Milei

Enfin, l'exercice direct de l'autorité ainsi déployé revient à une verticalisation extrême du pouvoir, aux antipodes des pratiques aujourd'hui en vogue pour stimuler la créativité, la responsabilité. Et pour répondre aux attentes de générations Y et Z rétives à la perception d'être soumises à une autorité qui seule décide pour eux. Horizontaliser le pouvoir n'est nullement synonyme d'éradiquer ou seulement d'aplatir l'organisation et donc la hiérarchie décisionnelle ; cela signifie cultiver la participation à la réflexion et à la décision. Ce dont les lubies de Björn Gulden sont susceptibles de déposséder les salariés.

« Certains pensent que je suis fou », affirme-t-il non sans savourer l'effet qu'il provoque. Exactement ce dont Javier Milei ne s'est jamais caché, jouant et délirant de cet attribut pour obtenir une victoire historique le 19 novembre dernier à la présidence argentine. Pour rappel, l'auto-déclaré « anarcho-capitaliste » Milei, c'est : la dévaluation et la disparition du peso remplacé par le dollar, l'interdiction d'avorter, la chasse aux minorités, la libéralisation des ventes d'armes, la privatisation des entreprises publiques, la réduction massive des dépenses d'Etat, la consécration du climato-scepticisme.

À lire également

  • En quête d'un nouveau souffle, Adidas recrute le patron de Puma
  • Bad buzz : Adidas félicite ses clients d'avoir "survécu" au marathon de Boston

Ce que couronnent la verticalisation du pouvoir, la mise à l'écart, le dénigrement ou la simple marginalisation des contre-pouvoirs, l'effacement des strates décisionnelles au profit d'un pouvoir suprême, c'est avant tout l'hubris de celui qui les met en œuvre. Qu'il s'agisse d'une entreprise ou d'un Etat. Hubris propre à l'ivresse du pouvoir, et préparatrice d'une déconnexion avec le corps social elle-même terreau d'une désillusion qui peut se révéler éruptive. On connaît quelque chef d'Etat en Europe occidentale qui ferait bien de se méfier des dangers auxquels ce type de dérives expose...

Denis Lafay

Sur le même sujet

Photo d'illustration de l'article

OPINION. « Démocratiser l’entreprise : un levier économique encore sous-exploité »

Et si la crise de la démocratie se jouait aussi dans l’entreprise ? À rebours des idées reçues, l’entreprise fait partie des institutions qui bénéficient encore d’un niveau de confiance relativement élevé en France. Un paradoxe, alors même que beaucoup de salariés associent le travail à un sentiment de manque de reconnaissance et à une faible participation aux décisions.

Idées & Débats
François Sauvadet

OPINION. « Départements : assez de l’hypocrisie budgétaire »

Au moment où la mission parlementaire sur les finances locales livre ses premiers constats, une exigence de vérité s'impose : on ne peut pas continuer à faire porter aux Départements la responsabilité de dépenses sociales qui leur sont imposées par l'État.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Accords franco-ukrainien et franco-allemand : vers un nouveau modèle de coopération industrielle de défense ? »

Les coopérations industrielles de défense constituent depuis plusieurs décennies un élément structurant de la défense européenne. Les récents accords franco-ukrainiens et franco-allemands pourraient toutefois ouvrir une nouvelle étape de leur évolution.

Idées & Débats
Serge Guérin et Philippe Naccache

OPINION. « La démocratie peut-elle survivre aux dérèglements climatiques ? »

Ces dernières semaines, nous avons assisté, entre les bulletins d’alerte météo, à une multiplication des prises de parole sur les canicules qui s’abattent sur notre pays depuis juin. Le même phénome se reproduit avec les incendies monstrueux qui se multiplient.

Idées & Débats
Nathalie Coggia et Juliette Speranza

OPINION. « Cessons de demander aux neuro atypiques de "rentrer dans le moule" »

Ils et elles sont des millions en France à apprendre, penser et travailler autrement. Pourtant, l’action publique continue de faire comme s’ils n’existaient pas.

Idées & Débats
Photo d'illustration de l'article

OPINION. « Présidentielle 2027 - climat : urgence ou oubli ? »

Il n’y a plus de saisons : entre inondations, incendies et canicules, les Français subissent les extrêmes. La planète réclame des fonds massifs. Les États dépensent ailleurs. Il est temps de faire de la finance climatique la priorité mondiale

Idées & Débats
Une illustration montre les mots "intelligence artificielle ia"

OPINION. « Révolution de l’IA : de l’intelligence artificielle à la superintelligence autonome »

Nous nous sommes tous extasiés avec une idée simple depuis le développement de l’IA générative : l’intelligence artificielle ne faisait que recombiner des connaissances humaines déjà existantes.

Idées & Débats
Yves Tramblay et Blaise Desbordes

OPINION. « Une gestion intelligente de l’eau et des agriculteurs bien rémunérés sont les premiers leviers contre le réchauffement climatique »

Alors qu’un nouvel épisode caniculaire frappe la France, le texte principal sur le monde agricole porté par le gouvernement ne protège pas ce que nous identifions comme les piliers d’une agriculture robuste, à savoir une gestion de l’eau intelligente et un revenu garanti pour nos agriculteurs.

Idées & Débats