ENTRETIEN — Le jeune ailier français Attissogbe, titulaire ce dimanche 23 février en Italie lors du Tournoi des Six Nations, est l’une des pépites issues de la formation paloise.
Stéphane Colineau
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Théo Attissogbe marque son deuxième essai lors du match des Guiness Six Nations 2025 entre la France et le Pays de Galles au Stade de France.
LTD/FRANCK FIFE/AFP
Avec sa bouille de gamin et ses dreadlocks, Théo Attissogbe est perçu comme un espoir du XV de France. Un statut censé le limiter au remplacement de cadres blessés ou à bout de souffle. L'ailier, 20 ans et 4 sélections, a pourtant été préféré à un Damian Penaud valide pour débuter en Italie (16 heures, France 2) lors de la troisième journée du Tournoi des Six Nations.
Le génie bordelais a certes déçu en Angleterre il y a deux semaines (défaite 26-25), mais sa punition est sévère. À Rome, le décor semblait idéal pour le voir enterrer le record d'essais de Serge Blanco (38) sous le maillot bleu.
C'était compter sans le management acéré du sélectionneur Fabien Galthié et son appétit pour les talents de la Section paloise. Théo Attissogbe en est un représentant éclatant. Champion du monde des moins de 20 ans en 2023 aux côtés de trois autres Béarnais, il a été élu révélation du Top 14 2023-2024.
Il est le troisième marqueur d'essais du Tournoi 2025 grâce à son doublé contre le pays de Galles au Stade de France (43-0), où il a déjà remplacé Penaud, blessé. Moins rapide que Louis Bielle-Biarrey, l'autre finisseur français, Attissogbe épate grâce à des statistiques ébouriffantes de franchissements et de défenseurs battus.
Capable de jouer ouvreur ou arrière, grâce à une lecture du jeu de haute volée, il ne dédaigne pas le combat frontal, malgré son gabarit léger (1,81 mètre, 79 kilos). Un héritage du judo, sport qu'il a abandonné juste avant de se parer d'une ceinture noire.
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