Enseignement supérieur : l'autre enjeu de l'axe Lyon-Chine
Stéphanie Borg
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Ce jeudi 15 septembre, Thierry de la Tour d'Artaise, président du Nouvel Institut Franco-Chinois et président-directeur général du Groupe Seb et Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon célébraient, en présence de nombreuses personnalités du monde économique et de l'éducation, la réouverture officielle d'un établissement lancé en 1921. L'héritier de l'Institut Franco-Chinois dévoile ses ambitions : renforcer les liens culturels, économiques mais aussi universitaires entre Lyon et la Chine.
Entre 1921 et 1946, l'Institut Franco-Chinois accueillit près de 500 étudiants chinois, dont la majorité constitua l'élite intellectuelle. Dans cette maison bourgeoise, toujours située dans l'actuelle enceinte du Fort Saint-Iréné (Lyon 5e), se succédèrent poètes, architectes ou physicien. Fermé après la Seconde Guerre mondiale, faute de budget et d'intérêt pour l'éducation, l'Institut Franco-Chinois resta une belle endormie jusqu'en 2014, n'ouvrant ses portes qu'à de rares occasions, de quelques visites privées aux Journées du Patrimoine.
A cette date, Xi Jinping, président de la République populaire de Chine, commençait sa visite officielle française par Lyon... et l'Institut Franco-Chinois. Un signal fort pour les observateurs de l'intérêt de la seconde puissance économique pour Lyon, marquant le début d'une seconde vie pour l'institut.
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Réhabilitation du site, constitution d'une association pour lancer le projet, chasse aux mécènes : désormais, entreprises régionales qui ont des intérêts en Chine (Groupe Seb, Bank of China, EFI Automotive, Serge Ferrari...), institutions (Métropole de Lyon, Ville de Lyon, Aderly...) et universités fondatrices (Université de Lyon, Université Lyon 3 et 3 autres universités chinoises) animent ce nouveau lieu, ouvert au grand public via une exposition permanente et temporaire. Un volet culturel développé, notamment, en partenariat avec Yishu 8, la Maison des Arts de Pékin, elle-même installée dans les locaux de l'ancienne université franco-chinoise de Pékin. Un dernier symbole.
Stéphanie Borg
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