Management : Doitrand joue la carte de la confiance avec ses salariés
Yann Petiteaux
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Depuis 80 ans, l'entreprise est enracinée au cœur de Grézolles, petite commune des monts du Forez qui, au nord de la Loire, compte moins de 300 âmes. Le long bâtiment à la façade beige crépie des établissements Doitrand contemple un paysage de campagne vallonné et verdoyant. Au moment de franchir la porte d'entrée, le visiteur est accueilli par une statue d'acier figurant un pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Le début de journée est ensoleillé et quelques vaches flânent paisiblement dans la prairie voisine. Seul le bruit sourd d'une poinçonneuse à l'œuvre vient rythmer l'air de sa cadence industrielle.
Ici, depuis quatre générations, la famille Doitrand travaille l'acier. La saga débute avec un aïeul maréchal-ferrant qui transmet le virus à ses deux fils, fondateurs de la société en 1935. À l'origine, celle-ci œuvre dans la serrurerie. Elle se diversifie rapidement vers la fabrication de persiennes métalliques et se repositionne au début des années 1960 sur le marché des portes de garage basculantes et coulissantes.
Une spécificité qui ne saute pas aux yeux
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La société, qui figure aujourd'hui parmi les plus belles PME du Roannais, revendique être le leader français dans la fabrication et la pose de portails automatiques pour l'habitat collectif.
Vue de l'extérieur, Doitrand présente le profil type de l'entreprise familiale. Sa spécificité ne saute pas aux yeux. Cela tient davantage à une manière d'être, à un rapport au travail dont pourrait s'inspirer plus d'un ayatollah du management. Ici, par exemple, les horaires sont libres.
Yann Petiteaux