Et si les neurosciences bousculaient le management ?
Laurence Jaillard
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Dopées par les progrès foudroyants de l'imagerie cérébrale, les neurosciences ont le vent en poupe. Leurs découvertes, au-delà de la sphère clinique, concernent au final tout type de relation humaine, y compris celles dans le monde du travail.
Ces explications étaient données le 12 juin dernier, devant une salle comble de dirigeants d'entreprises et de cadres par François Mauguière, professeur de neurologie à l'Université de Lyon, directeur de la Fondation Neurodis qui se penche sur la thématique Empathie et business. Proposée par EMLYON, cette journée avait pour thème « Travailler ensemble et autrement ». Il y fut question, entre autres, des dernières avancées des neurosciences. On y parla de neurones miroirs et de cette incontestable réalité biologique : la machine à empathie est bien câblée dans notre cerveau, et ce, de manière inconsciente et réflexe.
Pouvoir se mettre à la place de l'autre, le comprendre, le ressentir de manière implicite, comme elle pourrait détendre les relations dans les entreprises, adoucir les modes de management.
Dialogue social tendu, véritable épidémie de burn-out, équipes stressées, absentéisme : la réalité entrepreneuriale demeure pourtant tout autre, aggravée par l'incertitude économique et les lois d'airain du court-termisme, voire de l'immédiateté. Il faut produire, performer, quitte à broyer les hommes.
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Pourtant l'idée d'inventer un autre mode de management, plus collaboratif, empathique, commence à faire son chemin. Cela donne ce que l'on appelle les « entreprises libérées », qui essaiment tout doucement en France.
Cette société de conseil cherche à améliorer la performance des entreprises, en agissant sur le management afin de le rendre plus serein.
Laurence Jaillard
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