Renault et la salade russe

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Par Odile Esposito, rédactrice en chef à La Tribune.

Ce devait être un eldorado. La Russie vire plutôt au cauchemar pour les groupes occidentaux. Renault en témoigne. Fin 2007, le constructeur français pensait avoir tiré le gros lot en étant choisi pour devenir "l'actionnaire industriel" d'Avtovaz, le fabricant des Lada. Il avait obtenu 25% du capital, avec un premier paiement en 2008 et le solde ultérieurement, en fonction des performances de Lada. Hélas, le pays n'a pas échappé au marasme de l'automobile. Et Moscou semble avoir désormais un autre schéma en tête.

Avec la déconfiture de General Motors, le Kremlin imagine désormais s'appuyer sur Opel, la filiale européenne du géant américain, pour remettre à flot son industrie automobile. Un premier pas a été franchi : c'est un tandem entre le russe Gaz, épaulé par la banque d'Etat Sberbank, et le canadien Magna qui doit reprendre Opel. Gaz, toutefois, ne produit qu'une poignée de véhicules par an. Un mariage avec Avtovaz aurait meilleure allure. Mais Renault, avec ses 25%, fait figure de gêneur...

Renault n'est pas le premier à connaître ainsi des tracas. Les majors de l'or noir ont toutes été contraintes à des volte-face lorsqu'elles ont voulu prendre des parts dans des champs gaziers ou pétroliers russes. Vendredi dernier, l'opérateur norvégien de télécoms Telenor s'est vu signifier par la justice, sous un prétexte grotesque, la mise en vente, au profit de l'Etat russe, de ses 26,6% dans Vimpelcom, numéro deux local de la téléphonie mobile. Ikea, le géant suédois de l'ameublement, qui a onze magasins en Russie, a décidé d'y geler ses projets, lassé des tracasseries administratives.

Curieuse attitude à un moment où nombre d'Occidentaux finalisent des partenariats sur place. Siemens avec Rosatom dans le nucléaire. Ou Alstom qui a acquis fin mars 25% du constructeur ferroviaire TMH, avec paiement en deux fois, selon le schéma bien connu. Espérons qu'il ne sera pas un jour contraint de battre en retraite... de Russie.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
A force de paretenariats douteux, voilà ce que récoltent les multinationales ! C'est aussi ça d'aller chercher de la main d'oeuvre pas chère, dans des pays peu scrupuleux également des conditions de travail de leurs salariés.
Qu'elles investissent plutôt dans des pays occidentaux où les régles du jeu sont plus claires.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
ET OU EN SONT LES ACTIFS HAUTEMENT TOXIQUES DE SOCIETE GENERALE et la SALADE RUSSE ? LE DESASTRE, c'est pour quand ? que sont ils devenus ces ACTIFS TOXIQUES, OU SONT ILS DANS LES COMPTES DE LA BANQUE DIRIGEE PAR LE TANDEM BOUTON - - - OUDEA ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
malheureusement pour Renault, Ghosn est un nul qui se croit bon, sa seule chance aura été d'etre le N° 2 d'un grand bonhomme: Schweitzer. On attend encore une seule de ses réussite depuis qu'il est pdg de Renault.
Il a mis Renault dans un tel état qu'il ne va même pas être en mesure de saisir l'oportunité VOLVO cars, alors même que Renault s'était déclaré très intéréssé si l'oportunité se présentait un jour, ce qui aurait complété à merveille leur position de 1er actionnaire de VOLVO AB. triste et affligeant pour tous ceux qui aiment RENAULT
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je trouve vos conclusions rapides et sans fondement. Il s'agit de pure allégations car Ni Renault ni Avtovaz n'ont fait de commentaires allant dans votre sens tout au contraire (lisez un peu). Il serait plus rigoureux de faire des articles à partir de faits précis et n'ont à parir de vagues rumeurs. Je prend le pari que dans 5 ans Rernaut sera toujours le premier partenaire de Avtovaz.

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