PME : je t'aime, moi non plus

 |   |  305  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters
Par Pascale Besses-Boumard, rédactrice en chef à La Tribune

Décidément, le sort des PME semble intéresser tout le monde. Après la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, le patron de l'AMF, Jean-Pierre Jouyet, c'est au tour des assureurs de se pencher sur leur sort. Certes, cet intérêt est un peu forcé puisqu'on leur demande instamment de mettre la main à la poche afin de financer ces entreprises en mal de fonds propres. Et ce, dans le cadre d'un accord conclu en 2004 avec les pouvoirs publics qui, en échange, avaient promis de ne pas toucher aux avantages de l'assurance-vie. Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts. Bercy a quand même rogné quelques atouts du placement préféré des Français et les assureurs n'ont pas joué le jeu vis-à-vis de ces sociétés aux perspectives pourtant bien souvent alléchantes. Il faut dire que les assureurs se retrouvent aujourd'hui coincés entre deux problématiques pour le moins schizophréniques. D'un côté, les nouvelles règles édictées par la directive Solvency II leur imposent des niveaux de fonds propres tels qu'ils sont obligés de revoir à la baisse leur stratégie patrimoniale en actions. Et de l'autre, on leur impose d'accroître leur portefeuille de PME innovantes. Pendant ce temps, les petites et moyennes entreprises doivent se débrouiller par leur propres moyens. Car, même si les plus hautes instances semblent avoir fait de leur sort l'une de leurs préoccupations phares du moment, rien de concret n'a encore vu le jour. Tant au niveau des réglementations boursières, susceptibles de faciliter leur mise sur le marché, qu'au niveau du financement de leur développement. Il est pourtant urgent de permettre à ce vivier de croître et se répandre, l'économie française ne se résumant pas à quarante mastodontes. 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :