Les Marocains conquérants d'Afrique (8/11)   : Mohamed Benchaâboun, il a transformé la Banque Centrale Populaire

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Mohamed Benchaâboun, président du groupe Banque Centrale Populaire
Mohamed Benchaâboun, président du groupe Banque Centrale Populaire (Crédits : DR)
Mohamed Benchaâboun, président du groupe Banque Centrale Populaire, est l'un de ces entrepreneurs marocains "intercontinentaux" qui déploient leurs entreprises au sud, mais également en Europe.

Depuis 2008, Mohamed Benchaâboun préside aux destinées du plus gros réseau national de banque de détail au Maroc, qui compte pas moins de 1 000 agences. Un établissement public qu'il a transformé en groupe moderne et « agressif ». À 53 ans, il a fait taire depuis des années les critiques sur son âge, car Benchaâboun (Télécoms Paris, 1984) a déjà une carrière pleine derrière lui. À 41 ans, il était déjà la tête de l'Agence Nationale de Régulation des Télécommunications (ANRT), au moment où la guerre faisait rage, entre l'opérateur historique Maroc Télécom, le challenger Méditel et le nouvel entrant Wana.

À la tête du régulateur, Benchaâboun avait réussi à imprimer sa marque tout en ne se fâchant avec personne malgré les enjeux économiques énormes, ce qui lui a permis de poursuivre son ascension.

Une entrée puissante sur le marché ouest-africain

En 2008, Mohammed VI le nomme à la Présidence du groupe Banque Centrale Populaire. Pas réellement une surprise puisqu'il en avait été le n°2 avant son passage par l'ANRT. La marque au cheval est alors en pleine mutation, capitalisant sur ses clientèles locales et parmi les résidents marocains à l'étranger. Arrivé plus tard que ses concurrents AWB et BMCE sur le continent, il y a frappé fort en se portant acquéreur de la Banque Atlantique en 2012, aujourd'hui filiale à 75% de BCP et active dans sept pays d'Afrique de l'ouest.

En parallèle, Benchaâboun a lancé un vaste programme de transformation de la banque, agissant à la manière d'un peintre impressionniste, par touches, afin de ne pas « brusquer » la vieille dame de la finance marocaine. Pour cela, il compte sur une garde rapprochée qui veille à préserver le style discret de Benchaâboun, un manager qui n'aime pas beaucoup s'exposer, afin de laisser son établissement prendre la lumière.

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> Retour au sommaire du dossier « Le Maroc, porte d'entrée royale en Afrique », de notre supplément LA TRIBUNE AFRIQUE de LA TRIBUNE Hebdo n°142 du 18-24 septembre 2015.

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