Les Marocains conquérants d'Afrique (4/11) : Saïd Ibrahimi, le self-made man à la tête de Casablanca Finance City

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Saïd Ibrahimi, PDG de Casablanca Finance City
Saïd Ibrahimi, PDG de Casablanca Finance City (Crédits : DR)
Saïd Ibrahimi, PDG de Casablanca Finance City, est l'un des « mousquetaires du roi » qui, au gouvernement, à la tête d'entreprises publiques ou semi-publiques, s'investissent en Afrique pour porter le projet de Mohammed VI.

À 59 ans, Saïd Ibrahimi dirige Casablanca Finance City Authority (CFCA). Plus qu'une bourse des valeurs, Casablanca finance city est une place financière à vocation panafricaine qui vise à participer à la convergence financière de l'Afrique de l'Ouest. Ce projet intégré de place financière émergente a été lancé par le roi Mohammed VI en avril 2010. Une place financière qui accueille déjà près de 80 multinationales, et dont la composante immobilière prendra forme sur les sites de l'ancien aéroport d'Anfa. De bon augure? En tout cas, Saïd Ibrahimi peut croire en sa bonne étoile.

Diplômé de l'Ecole Centrale (option éco, 1981), il a fait toute sa carrière dans la banque et la haute fonction publique. Cadre à la BNP à Paris, puis à la filiale marocaine BMCI, il a été directeur général de la Banque marocaine pour l'Afrique et l'Orient (BMAO) puis de la Caisse nationale de Crédit agricole (CNCA). En 2003, il est nommé trésorier général du royaume.

Un marathonien qui vise le long terme

À la tête de CFCA, ce fils de fonctionnaire et deux fois président de l'association des Anciens Centraliens du Maroc entend capitaliser sur les investissements réalisés par le royaume ces deux dernières décennies, tant dans le domaine des infrastructures que dans celui des réglementations.

Il sillonne pour cela les continents afin de promouvoir l'« offre » CFC auprès des multinationales souhaitant intensifier leur présence en Afrique, mais également auprès des places financières mondiales tels Paris Europlace, Singapour, ou la City de Londres, avec lesquelles il a noué des partenariats stratégiques.

Entouré d'une équipe restreinte mais de haut niveau, Ibrahimi s'appuie sur sa parfaite connaissance des arcanes de l'administration pour faire avancer les réformes nécessaires à l'amélioration de l'attractivité du Maroc en tant que place financière. Afro-enthousiaste « lucide » comme il se définit lui-même, il a également multiplié les alliances en Afrique de l'ouest, estimant que la solidité des partenariats sud-sud est la condition essentielle pour faire émerger un hub financier « crédible » dans la zone. Pour cet amateur de course de fond - il préside le marathon de Casablanca - la percée du Maroc en Afrique doit s'envisager sur le long terme et doit donc être la plus inclusive possible.

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> Retour au sommaire du dossier « Le Maroc, porte d'entrée royale en Afrique »,

de notre supplément LA TRIBUNE AFRIQUE de LA TRIBUNE Hebdo n°142 du 18-24 septembre 2015.

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