• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsHomo Numericus

Un p'tit coup de pouce

Photo de Philippe Boyer

Philippe Boyer

Publié le 17 décembre 2019 à 06:33

Photo d'illustration

Photo d'illustration

Thomas White

Le Quotidien Numérique

24 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Canicule : pourquoi la SNCF supprime des trains alors qu'ils circulent sans problèmes ailleurs dans le monde

  • 2

    Comment Qantas et Airbus comptent rentabiliser le vol le plus long du monde entre Londres et Sydney

  • 3

    Prime Video, Canal+ et Disney : comment un accord à 110 millions d’euros peut rebattre la chronologie des médias

  • 4

    SFR : 40 % des salariés seront transférés directement chez les trois opérateurs acquéreurs

  • 5

    Coup de poker dans l’aviation tricolore : Aura Aero met la main sur VoltAero, une opération majeure de consolidation

  • 6

    Fibre Excellence : la direction retire son offre, Matthieu Pigasse en lice

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
HOMO NUMERICUS. Sur les réseaux sociaux, le bouton « Like », symbolisé par un pouce levé, permet de marquer une approbation. Instagram a décidé de le faire disparaître au motif de réduire la dépendance de ses utilisateurs - mais peut-être aussi... de préserver ses recettes publicitaires. Explication. Par Philippe Boyer, directeur de l’innovation à Covivio.

Au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Brésil, en Irlande, en Italie et au Japon, les fêtes de fin d'année auront-elles la même saveur que celles des années passées ? Il ne s'agit en rien de pronostiquer la délicatesse des plats qui y seront servis ou le nombre de cadeaux au pied du sapin, mais plutôt de faire référence à l'avalanche de posts et de stories[1] qui, traditionnellement pour Noël comme pour le Réveillon, déferlent sur Instagram, réseau social au milliard d'abonnés. Pour la première fois dans sa jeune histoire - Instagram a été créé en 2010 et est propriété de Facebook depuis 2012 -, les millions d'utilisateurs installés dans ces pays ne pourront plus visualiser le compteur de ce fameux petit symbole du "like" ("j'aime") suite à la publication de vidéos ou de photos à destination de leurs abonnés. Bien sûr, il ne s'agit pour l'instant que d'un test qui s'est d'ailleurs récemment étendu aux utilisateurs installés aux Etats-Unis, comme l'a annoncé Adam Mosseri, patron d'Instagram, le 11 novembre dernier[2], tout en précisant que les utilisateurs peuvent toujours avoir accès au nombre de "j'aime" reçus par leurs publications, mais ces informations étant moins facilement accessibles, en tout cas indisponibles à la vue de tous.

Pour quelle raison Instagram a-t-il donc décidé de scier l'une des branches sur lesquelles repose la valorisation de ses contenus, à savoir le niveau d'engagement de ses membres[3] ? Assez peu habitué à un tel degré d'altruisme de la part d'un GAFA ou de l'une de ses filiales, la justification faite sur Twitter[4] est pourtant claire : « Nous voulons que vos amis se concentrent sur les photos et les vidéos que vous partagez, pas sur le nombre de 'like' qu'elles récoltent ». Dit autrement, Instagram entend « faire baisser la pression ».

Santé mentale

Régulièrement accusé de mettre en péril la santé mentale de ses abonnés, Instagram a donc décidé de faire amende honorable. Il est vrai qu'il y avait urgence à agir du fait du nombre croissant d'études scientifiques démontrant la dimension addictive des réseaux sociaux, en particulier auprès de jeunes utilisateurs.

En 2017, une étude menée par la Royal Society for Public Health sur des adolescents âgés de 14 à 24 ans concluait à la dangerosité d'Instagram en tant que source potentielle de déprime chez ses utilisateurs[5]. Une année plus tard, une autre étude, celle-là américaine et conduite par le Pew Research Center[6], montrait que 40% des jeunes utilisateurs d'Instagram se sentaient obligés de ne partager que les contenus ayant rassemblé un nombre important de "likes" ou de commentaires.

Course aux «Likes»

Les créateurs des réseaux sociaux auraient-ils décidé d'exploiter la vulnérabilité de la psychologie humaine, tout au moins de s'en servir à leur avantage ? C'est en tout cas la conviction du créateur du bouton «J'aime» lui-même, Justin Rosenstein[7]. Pour cet informaticien passé par Google et Facebook, en espérant ces signes d'approbation que représentent les « likes », il ne s'agit ni plus ni moins que de générer des « frémissements de pseudo-plaisir[8] ».

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

De façon moins poétique, et pour expliquer les raisons de ces « shoots de plaisir » procurés par ces signes d'approbation tant espérés qui se font jour au terme d'une publication sur un réseau social, il faut entrer dans notre système nerveux en s'intéressant à une substance biochimique qui porte le doux nom de Dopamine[9]. Neurotransmetteur essentiel secrété dans le système nerveux central, si cette substance permet notamment d'assurer le bon fonctionnement de certains organes (cœur, reins...), c'est aussi elle qui est responsable de phénomènes d'addictions, quelques fois à l'origine de troubles comportementaux. Appliquée aux réseaux sociaux, c'est la dopamine qui incite notre cerveau à chercher cette récompense et cette reconnaissance dans cette course aux « likes » qui peut parfois mener à des situations totalement absurdes à l'instar de cet œuf « liké » 54 millions de fois[10].

Économie du « like »

Décider de masquer le symbole du pouce levé signifie-t-il simplement, dans un large élan de générosité, de faire œuvre de salubrité numérique à destination de ses abonnés et en particulier les plus jeunes d'entre eux ? On peut en douter quand on connaît le poids des influenceurs qui s'y retrouvent. Bien plus que de simples abonnés, certains sont ainsi devenus de puissants prescripteurs de produits en tous genres grâce à leurs « posts » et « stories » dans lesquels ils mettent en scène leur vie sans oublier de placer quelques produits sponsorisés par des marques moyennant de juteux contrats. Quand Cristiano Ronaldo, avec ses 291 millions d'abonnés, ou Ariana Grande et ses 150 millions de followers laissent entrevoir un produit sur leurs comptes Instagram, ils court-circuitent ainsi les traditionnels canaux publicitaires, principale source de recettes du réseau social et en constante progression : pas moins de 9 milliards de dollars en 2018[11].

On ne peut s'empêcher de penser qu'en prenant cette décision, en apparence anodine, de faire disparaître le petit bouton « like », Instagram a bien sûr donné un « p'tit coup de pouce » à la volonté croissante de réguler l'usage de ces réseaux sociaux. C'est en cela une décision salutaire mais sans doute non dénuée d'arrière-pensées. À coup sûr, et au moins, celle de garder le contrôle de ses affaires.

___

NOTES

1 Photos, vidéos, sondages, lives.... disponibles pendant 24 heures sur Instagram

2 https://www.wired.com/story/instagram-hiding-likes-adam-mosseri-tracee-ellis-ross-wired25/?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_brand=wired&utm_social-type=owned

3 https://www.tanke.fr/ig/

4 https://twitter.com/instagram/status/1151605660150194176

5 https://www.rsph.org.uk/about-us/news/instagram-ranked-worst-for-young-people-s-mental-health.html

6 https://www.pewresearch.org/internet/2018/03/01/social-media-use-in-2018/

7 https://en.wikipedia.org/wiki/Justin_Rosenstein

8 https://www.theguardian.com/technology/2017/oct/05/smartphone-addiction-silicon-valley-dystopia

9 https://fr.wikipedia.org/wiki/Dopamine

10 https://www.instagram.com/p/BsOGulcndj-/

À lire également

  • L'« illectronisme », cause nationale
  • Vous avez aimé ceci, vous aimerez cela
  • Tout augmente, même la réalité
  • La ville n'est pas qu'une app
  • Libra vous
  • Ad vitam æternam
  • Ce que nous mangerons

11 https://articles2.marketrealist.com/2019/01/instagrams-ad-revenue-more-than-doubled-in-2018/

Philippe Boyer

Sur le même sujet

Véronique Chabourine

OPINION. « Palantir : réduire une dépendance ou équilibrer une interdépendance ?  »

Le 16 juin 2026, entre VivaTech et Eurosatory, deux rendez-vous majeurs consacrés à l’innovation et à la défense, le premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que la DGSI remplacera progressivement Palantir par la société française ChapsVision. Depuis près de dix ans, les services français de renseignement s’appuyaient sur le groupe américain pour l’analyse et l’exploitation de données massives.

Idées & Débats
Hamid Enayat

OPINION. « Iran : les sanctions tombent, mais la crise demeure »

Derrière les promesses de reconstruction et de croissance, la République islamique reste confrontée à une triple crise : économique, politique et sociale.

Idées & Débats
Vladimir Poutine lors d'une plénière à Saint Petersbourg.

OPINION. « Poutine contre 1648 » (Michel Santi)

La paix de Westphalie avait chassé d’Europe la prétention d’un empire à effacer son voisin. C’est cette grammaire de quatre siècles que l’invasion russe a entrepris de piétiner.

Idées & Débats
Aurélie Rebaudo-Zulberty

OPINION. « Biodiversité : un enjeu que l’immobilier n'a pas encore intégré dans sa gestion et dans la valorisation »

Dans sa transformation vers un modèle plus durable, le secteur immobilier concentre depuis plusieurs années, ses efforts sur sa transition énergétique et sur sa décarbonation, laissant bien souvent de côté les autres enjeux environnementaux comme la biodiversité.

Idées & Débats
Carine Fotso

OPINION. « Nous devons bâtir une IA humaniste »

Depuis l’apparition de l’intelligence artificielle générative, le débat public oscille entre fascination et inquiétude. L’humain sera-t-il plus performant ou tout simplement remplacé ? Cette opposition peut et doit être dépassée.

Idées & Débats
Djilali Benchabane

OPINION. « Comment Washington a précipité les fondations d'un nouvel ordre régional au Moyen Orient »

Le protocole d'accord signé entre Washington et Téhéran donne l'illusion que le cœur des négociations demeure la question nucléaire iranienne. Pourtant, les dynamiques qui émergent à la faveur de la fin des hostilités montrent que ce qui se joue dépasse largement la seule stabilisation de la trajectoire nucléaire de l'Iran.

Idées & Débats
Clément Beaune haut-commissaire à la Stratégie et au Plan ancien ministre chargé de l'Europe

OPINION. « Brexit : dix leçons et un sursaut pour l’Europe », par Clément Beaune haut-commissaire à la Stratégie et au Plan ancien ministre chargé de l’Europe

Le 23 juin 2016 fut comme un coup de tonnerre dans le ciel européen. Pour la première fois, un peuple choisissait de quitter notre Union.

Idées & Débats
Eric Jeanneau

OPINION. « Bien vieillir : l’investissement face à un défi systémique »

Le vieillissement accéléré de la population française n’est plus un horizon lointain, mais une transformation déjà à l’œuvre.

Idées & Débats