Budget : ces symboles qui nous tuent
Lucie Robequain
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Chaque semaine, retrouvez la chronique de Lucie Robequain, directrice des rédactions de « La Tribune ».
LTD/CYRILLE GEORGE JERUSALMI
Lucie Robequain
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Il n'y a pas de petites économies, selon la sagesse populaire. Malheureusement si, et elles nous tuent ! La France, qui s'est engagée à dépenser au moins 20 milliards de moins l'an prochain, a une fâcheuse tendance à avancer des propositions politiquement fortes mais budgétairement anecdotiques.
La droite est obnubilée par l'aide médicale d'État, une couverture proposée aux sans-papiers qui représente une goutte d'eau dans les dépenses de santé (0,5 %). On évite ainsi les sujets qui fâchent, tels cet absentéisme record qui plombe nos dépenses d'assurance-maladie et ces médecins qui prescrivent des arrêts de travail à tour de bras.
La gauche, quant à elle, espère sauver la France en taxant les plus fortunés et les entreprises qui réussissent le mieux. « Tout ce qui bouge, on le taxe. Tout ce qui ne bouge plus, on le subventionne », regrettait le président américain Ronald Reagan il y a déjà près de quarante ans. Et tant pis si les entreprises cessent d'investir et de recruter, de peur que la politique « pro-business » des sept dernières années soit derrière nous.
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À dix jours de la présentation du budget, la créativité fiscale bat son plein. De la recherche à l'apprentissage en passant par les rachats d'actions et l'électricité, tout y passe. Gageons, toutefois, que nos élus ne freineront qu'à la marge la dérive de nos dépenses publiques (+300 milliards d'euros depuis 2017 !), qui constitue pourtant la priorité absolue. Et que même s'il ne leur restait que l'arme de l'impôt, ils ne s'attaqueraient pas aux leviers susceptibles de rétablir la « justice fiscale » chère à Michel Barnier.
Lucie Robequain