LA CHRONIQUE DE DOUGLAS KENNEDY - L’argent sans limites de la campagne
Par Douglas Kennedy Écrivain
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La chronique de Douglas Kennedy
LTD/Fabien Clairefond
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La chronique de Douglas Kennedy
LTD/Fabien Clairefond
Il y a quelques semaines, j'ai reçu un courriel d'un groupe nommé Bold Democrats (« les démocrates audacieux ») pour me demander de l'argent. Ils n'y allaient pas par quatre chemins : « On vous a suppliés. On vous a implorés. On vous a proposé d'abonder vos dons à hauteur de 200 %. Ça fait DES MOIS qu'on vous écrit pour vous dire qu'il est CRUCIAL de donner au fonds Sauvez le Sénat ! MAIS PERSONNE NE DONNE ! On vous en conjure : s'il vous plaît, pouvez-vous contribuer ne serait-ce que de 5 dollars (abondés à 200 %) dans les douze prochaines heures de notre date limite ? »
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C'était peut-être le cinquième courriel de leur part que je recevais en une semaine, et ils contenaient tous le même message sous-jacent : bon sang, mais pourquoi ne nous donnez-vous pas d'argent pour que le Sénat reste démocrate ? (car un seul siège en moins pourrait offrir la majorité aux républicains et leur permettre ainsi de bloquer une grande partie des lois que Kamala Harris essaiera de faire passer si elle gagne, ou au contraire de ratifier le programme radical que Trump promet de nous infliger s'il parvient à prendre sa revanche et à revenir à la Maison-Blanche). Évidemment, pour le progressiste que je suis, la perspective d'une nouvelle présidence Trump est plus que terrifiante, mais je trouve néanmoins ce genre de messages culpabilisateurs lourdingues et à la limite du mauvais goût. Et comme j'en reçois chaque jour au moins trois de différents groupes démocrates pour me demander de l'argent, je commence à avoir l'impression de subir une sorte de chantage en règle, du genre : on va te harceler avec tous les trucs horribles qui vont nous tomber dessus, jusqu'à ce que tu acceptes de lâcher quelques dollars !
Par Douglas Kennedy Écrivain