LA CHRONIQUE DE DOUGLAS KENNEDY - À gauche, une autre colère
Douglas Kennedy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Douglas Kennedy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Un des stéréotypes le plus souvent évoqués à propos des États-Unis est celui du mâle blanc en colère. C'est toujours une caricature : obèse, faiblement instruit, détenteur d'armes à feu, adorateur de Jésus et du drapeau américain et, bien sûr, dévoué au culte de Donald Trump.
Comme tous les partisans Maga (Make America Great Again, ou « rendre sa grandeur à l'Amérique »), ce chrétien évangélique carbure à la bière, dispose chez lui d'armes de guerre et déteste beaucoup de choses dans l'Amérique moderne, à commencer par les élites laïques des deux côtes qui le regardent avec mépris comme un analphabète vouant une haine féroce à tout ce qui pourrait entamer ce qu'il croit devoir être la supériorité de l'homme blanc, surtout dans un pays où la démographie commence à le marginaliser.
À lire également
À vrai dire, beaucoup a déjà été écrit sur la façon dont le trumpisme est, depuis 2016, alimenté par une colère que le Parti républicain a intelligemment utilisée à son avantage pour accroître les divisions de la guerre culturelle. Cependant, même si la droite est aux États-Unis une force politique bien plus puissante - qui possède sa propre Pravda sous la forme de la prospère et très influente chaîne Fox News afin de disséminer son message aux quatre coins du pays -, la minorité de gauche, elle, a déjà eu un impact sur certaines élections par le passé et pourrait bien nuire à Kamala Harris cette fois-ci encore, dans des proportions minimes mais déterminantes.
Douglas Kennedy