Sarko VRP aussi

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Nicolas Sarkozy se rend aujourd'hui et demain dans les pays du Golfe. Objectif : y soutenir les ventes de produits français. Le Golfe, un bon choix, des marchés difficiles quand même...

Oui, Sarkozy au pays de l'or noir.

A priori, on ne peut se féliciter de voir notre président revêtir, sans hésiter, sa tenue de VRP. Même en période de crise, surtout en période de crise. Les exportations françaises en ont bien besoin ! On a vu, la semaine dernière, dans quel piteux état était notre commerce extérieur. Certains de ses prédécesseurs à l'Elysée hésitaient à aller vanter, à l'étranger, la qualité de nos produits. Sarkozy n'a pas ses pudeurs et c'est tant mieux !

Il a choisi ensuite, cette fois-ci encore, les pays du Golfe, les monarchies pétrolières. Il s'y était déjà rendu il y a un an. Là encore, il a raison. Oman, le Koweït, le Qatar... ces pays sont certes, eux aussi, affectés par la crise. Moins que le reste du monde. Ils continuent à avoir de la croissance. Ils ont surtout de jolis magots, des réserves en devises considérables, constituées à partir de la vente de pétrole. Ce sont donc encore des marchés solvables. Il n'y en a plus beaucoup dans le monde. Autant en profiter !

Ces pays, c'est aussi un éternel mirage pour l'industrie française ?

Alors, c'est vrai, le VRP Sarkozy n'a pas beaucoup de chances avec ces pays. A chaque fois, il accumule les promesses. A chaque fois aussi, les promesses finissent par s'évaporer. Exemple. Son dernier voyage dans la région, il y a un an. Il en était revenu avec 40 milliards d'euros de commandes, des dizaines de milliers d'emplois à la clé en France. Un an après, les commandes confirmées, c'est à peine de 10 milliards ! Un quart de ce qui avait été promis. Maigre butin ! Même mésaventure avec la Libye. Le président Khadafi avait promis, en décembre 2007, d'acheter à la France des Rafale, des hélico, d'autres équipements militaires encore. On attend toujours...

Ce sont des marchés très politiques...

C'est vrai. C'est souvent vrai d'une manière générale pour tout ce qui est grand contrat, grand contrat militaire surtout. C'est vrai tout particulièrement dans cette région du monde. Alors, il faut savoir en jouer. Certains émirs adorent Paris. Pourquoi n'achèteraient ils pas français pour équiper leurs pays ? Il y a quand même des limites.

Sarkozy va tenter, une nouvelle fois, d'y vendre le Rafale, cet avion de combat de Dassault que la France n'a jamais réussi à vendre à l'étranger. Ce qui ne lasse pas de surprendre, c'est qu'il va essayer de le vendre à des pays comme le Koweït et l'Oman, des pays dont on est sûr que jamais ils n'achèteront leurs équipements militaires à la France. L'un est sous domination américaine, l'autre sous domination britannique. On ne voit pas ce qui aujourd'hui pourraient les faire changer d'avis. Etrange obstination en réalité, obstination inutile sans doute !

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