A bâtons rompus avec Vo Tan Long, Philippe Pujol et Hugues Daufenbach
Le blog initié de Pascal Boulard
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Combien payez-vous vos développeurs ?
Hugues Daufenbach, responsable des solutions : un jeune ingénieur avec six mois de formation commence à 300 dollars par mois sur 14 mois. Un chef d'équipe ou de projet peut émarger à 2500 dollars. Lorsqu'il vient en France, il est rémunéré selon des épures définit par la loi française. On ne le fait pas venir parce qu'il coûte moins cher mais parce qu'il a des compétences spécifiques.
Notre axe est de développer des compétences, des savoir-faire et ensuite de pouvoir servir des clients dans le monde entier. Au niveau culturel, cela se passe plutôt bien et les français qui découvrent leurs collègues vietnamiens sont généralement accueillants. Sur de gros projets, une douzaine de vietnamiens peuvent venir en France pour le cadrage.
Le premier pré requis pour pouvoir rentrer chez IBM c'est d'être anglophone. Nous nous exprimons entre nous en anglais. Nous embauchons aussi des francophones grâce à notre présence sur le campus de l'université d'Ho Chi Minh Ville. Environ 8% de notre force de travail parle japonais.
Il y a un contexte très souple pour les voyages dans la zone d'Asie du Sud-Est. Un vietnamien peut prendre un billet d'avion pour se rendre à Singapour sans avoir besoin de Visa. Par ailleurs, le Vietnam est un peu comme la France en Europe, c'est un carrefour.
La différence entre les développeurs indiens et les développeurs vietnamiens ?
Philippe Pujol : Les indiens sont de bons petits soldats mais ils peuvent passer une semaine à agiter une souris devant un écran sans que rien ne se passe. En revanche, les vietnamiens sont plus proches de la créativité latine. Ils sont capables de prendre des initiatives et au bout de dix minutes de poser des questions si quelque chose ne marche pas.
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Les huit centres de services sont gérés sur le même modèle. Celui du Vietnam commence à faire la tournée des pays de l'Asie du Sud Est pour se faire connaître, trouver des pilotes et convaincre les futurs clients. A terme, il ne serait pas étonnant que nous installions une extension à Hanoi, voire à Danang en fonction des opportunités à long terme. Je vais bientôt visiter de grandes entreprises à Singapour et en Malaisie pour présenter nos compétences. J'espère revenir avec des projets pilotes.
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