Ce qu'on découvre dans les résultats d'Oracle

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Si l'éditeur vend moins de suites applicatives, il vendra moins de bases de données. Il possède néanmoins de nombreux atouts.

La publication des résultats d'Oracle pour le deuxième trimestre fiscal 209 de l'éditeur a permis à certains observateurs de saluer le caractère résilient de ses marges. Oracle a dégagé un bénéfice par action de 34 cents sur un chiffre d'affaires de 5,667 milliards de dollars (+6%). Aujourd'hui, le chiffre d'affaires d'Oracle est composé de deux grands ensembles : une grande partie bases de données associée au middleware, c'est-à-dire l'ensemble des process matériel et logiciel qui permettent de faire fonctionner un système d'information, et une partie applications, bâtie à la suite de plusieurs achats de sociétés.

Or, sur le second trimestre, les ventes de licences d'application ont diminué de 15,2%, tandis que les ventes de licences de bases de données et de middleware reculent de 7,6% si on exclut la contribution de Bea Systems, société récemment achetée.

Si Oracle a réussi à bien gérer le bas du compte de résultat, ses ventes commencent à être impactée par la crise. Pour le troisième trimestre (fin février), l'éditeur prévoit des ventes de licence étales, voire en repli de 10%, avec un chiffre d'affaires consolidé en progrès de 1% à 4%.

La banque d'affaires Credit Suisse a remarqué que les ventes de bases de données sont finalement assez liées au cycle de vente des diverses applications d'Oracle (Business Intelligence, chaîne logistique, gestion de la relation client). Selon ses calculs, le coefficient de corrélation serait de 0,96. Cette analyse va donc à l'encontre des autres estimations de Wall Street pour qui les ventes de bases de données sont « isolées » de l'impact du cycle économique. Bref, si Oracle vend moins d'applications, les ventes de licence de bases de données seront affectées.

Cela dit, l'éditeur possède de nombreux atouts, notamment une part de marché de 44% dans les bases de données (source IDC), un flux de revenu récurrent au travers des ventes de maintenance (50% du chiffre d'affaires), une méthode d'acquisition et d'intégration de sociétés qui a fait ses preuves, un contrôle des coûts efficace et un bilan confortable. Il est capable de résister à la crise mais il en subira les impacts.

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