Une loi de finances anti-start-up ? Pour les Pigeons, la fin de partie n'est pas sifflée

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Le ministère de l'Economie. Copyright Reuters
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Dans cette tribune, Jean-David Chamboredon, patron du fonds des entrepreneurs internet ISAI, explique pourquoi il devient l'un des porte-paroles du mouvement des Pigeons, estimant que les concessions accordées par le gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances 2013 ne règlent pas les problèmes de l'entreprenariat en France.

Mon cri d'alarme posté le 28 septembre matin avant la publication du PLF 2013 a - semble-t-il déclenché le mouvement des Pigeons et m'a propulsé la semaine dernière sur les
plateaux de télévision ou de radio sans que j'y sois absolument préparé...

Je n'ai pas d'activité politique ni syndicale. Si je travaillais dans le cinéma, je serais du côté des techniciens et pas celui des comédiens. Si j'ai «hurlé à la mort de l'écosystème des start-up» c'est simplement parce que je participe à sa construction depuis plus de 12 ans, que je l'ai vu progresser de façon extraordinaire, connaître de très belles histoires industrielles et que je nous sais respectés par nos voisins et néanmoins compétiteurs Européens... Le PLF 2013 est extrêmement dangereux pour cet écosystème, il pourrait lui être fatal, j'en reste convaincu.

C'est pourquoi, j'ai accepté ce matin de devenir le porte-parole officiel des Pigeons aux côtés de mon ami Olivier Mathiot, co-fondateur de Priceminister. Je suis un capital-risqueur co-fondateur d'un fonds financé par des entrepreneurs. Olivier est un entrepreneur qui est lui-même investisseur en tant que business angel dans de très nombreuses start-ups.

Oui vous avez bien lu. Moi le capital-risqueur, je suis financé par des entrepreneurs et Olivier, l'entrepreneur, est investisseur dans de jeunes sociétés. C'est ainsi que l'écosystème fonctionne : les capitaux comme les talents, les expertises et les expériences sont « recyclés » suivant un cycle très court pour permettre un effet «boule de neige», pour saisir les nouvelles opportunités que notre secteur offre avec un rythme effréné, pour in fine créer des dizaines de milliers d'emplois, générer de la croissance et... payer des impôts et des cotisations sociales.

Cette croissance « endogène » délivrée aux travers de milliers de petites start-up desquelles émergeront de plus en plus de PME ne peut fonctionner que si les capitaux qui y sont injectés sont à la fois «intelligents» («smart money») et croissants en volume. Un investissement de business-angel ou de capital-risqueur consiste à financer des pertes qui parfois (et cela ne peut pas durer très longtemps) augmentent plus vite que le chiffre d'affaires. La prise de risque et la vitesse se doivent d'être maximales car sans cela, l'opportunité est saisie par une société américaine ou un «copycat» allemand et la niche (petite ou grande) n'aura pas son leader «Made in France». Ce modèle (qui est celui de la Silicon Valley) est évidemment encore très lent et trop prudent «par chez nous» quand on compare à nos amis Californiens : nous étions pieds nus à la fin des années 90, nous roulons maintenant en scooter quand la Silicon Valley déboule en Formule 1. Le PLF 2013 nous ramène de façon inéluctable au tricycle à pédales... alors que la Grande Bretagne et la Suède, par exemple, encouragent leurs entrepreneurs à enfourcher une moto de 500cm3 ! C'est certain maintenant, La France va faire partie des pays « reléguables » en ligue 2 !

Ces éléments (également applicables à d'autres «écosystèmes» de croissance et d'avenir et d'autant plus valables que les cycles sont courts et la mobilisation des capitaux rapide) ne sont visiblement pas compris par nos hommes et femmes politiques. La réponse apportée par le gouvernement en fin de semaine aux mouvements des Pigeons est clairement plus une «pirouette» qu'une prise en compte de l'immense différence qu'il y a entre le financement en fonds propres de start-up et l'achat suivie d'une revente d'actions de «vieilles sociétés» cotées en bourse.

Le gouvernement a invité jeudi dernier un aréopage d'organisations et de personnalités dont certaines avaient apporté leur soutien de principe au mouvement des Pigeons mais aucune ne les représentaient explicitement.

Le gouvernement a entendu que le «créateur d'entreprises» était au c?ur du dispositif et a promis un «retour à la fiscalité précédente» pour ledit créateur. Recevant chaque année des centaines de sociétés ayant toutes des configurations actionnariales différentes, je mets au défi quiconque de définir ce qu'est un «créateur d'entreprise» via des critères fiscaux de type pourcentage et/ou durée de détention et/ou autres. C'est tout simplement impossible. Une jolie «pirouette» qui ne répond pas du tout à la réalité du problème posé !

Le gouvernement a entendu également que 12 ans de détention représentent une durée absurde dans certains secteurs à cycle rapide et que faire démarrer la durée de détention au 1 er Janvier 2013 était sans doute «déloyal». Il est censé revenir sur ces deux points. Ce n'est pourtant pas la durée de détention qui compte mais la nature de l'investissement.

Je ne suis même pas sûr que le gouvernement ait acté le fait que traiter «rétroactivement» les cessions intervenues en 2012 soit inique. Imaginez l'entrepreneur qui a cédé ses actions au premier semestre 2012, a mis de côté de quoi payer ses impôts et avec le reste, s'est acheté un appartement (en empruntant) et a investi dans une nouvelle start-up dans laquelle il ne se rémunère pas. Le voilà endetté, non liquide et incapable d'acquitter son IRPP en 2013 sauf à revendre son appartement!

Le gouvernement n'a pas écouté quand il lui a été dit que, dans son projet, les cessions d'actions sont plus taxées que les dividendes qui bénéficient d'un abattement de 40%. Les sociétés qui versent des dividendes connaissent en général peu de croissance. Les sociétés de croissance ne versent quasiment jamais de dividendes car elles ré-investissent tout dans la croissance ...

Le gouvernement n'a pas écouté quand il lui a été exprimé que le risque, la liquidité et l'usage des fonds investis sont de natures absolument différentes quand il s'agit de PME de croissance et que la cession d'une société de ce type n'est pas un «revenu du capital» mais un simple événement de rotation du «capital productif». Taxée à 60%, n'imaginez pas que cette rotation puisse continuer!

Le gouvernement avait promis de la concertation avec l'ensemble des parties prenantes. Quand il s'agit des entrepreneurs, il les prend par surprise, il entend ce qui lui permet une pirouette médiatique et il n'écoute pas ce qui est fondamental...

Pourtant, quand il s'agit des entrepreneurs, il s'agit de l'économie réelle et pas de la finance spéculative. De l'économie réelle avec des emplois, des points de croissance, des impôts, des taxes et des cotisations... tout ce dont la France a besoin pour ne pas être reléguée en Ligue 2!

Cette indifférence, ce cynisme, cet aveuglement, cette inconscience... me sont insupportables en tant que citoyen, démocrate, contribuable et patriote.

Je suis entré dans ce combat par hasard juste parce que je voulais alerter mon «écosystème» des dangers présentés par cette loi de Finances. L'affaire est devenue médiatique, je ne le souhaitais pas. Maintenant que cela est un fait, autant aller jusqu'au bout de mes convictions et surtout ne pas lâcher les Pigeons au milieu du gué ... Lâcher les entrepreneurs, ça n'est pas mon genre!

Ce cri d'alerte a été entendu. Entendu par de nombreux Pigeons, plus de 60.000 à date, qui sont eux aussi toujours aussi inquiets.

Inquiets des méthodes brutales sans aucune concertation - comme si les entrepreneurs constituaient une minorité de citoyens différente qui n'aurait pas droit aux mêmes égards que les autres;

Inquiets que l'on crée une exception fiscale en France qui handicape si lourdement la création d'entreprise et d'emplois qu'elle les décourage;

Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames & Messieurs les Ministres, Mesdames & Messieurs les Députés et les Sénateurs, je sais que l'économie de l'entreprise
n'est pas votre quotidien, elle est, par contre, celle des entrepreneurs de France.

Animé par une démarche qui n'est ni anti-impôts, ni Poujadiste, je vous en conjure, écoutez avec un peu plus d'attention le problème qui vous est posé, ne jouez pas avec la réalité de l'économie française, n'hypothéquez pas l'avenir de notre pays et de nos jeunes, ne tuez pas l'écosystème que l'Europe nous envie et que nous avons su créer autour des PME de croissance, ne condamnez pas la France à subir, permettez lui au contraire de combattre, de rebondir face à la crise, d'innover, de réussir et d'être fière de garder sur son territoire tous les talents qu'elle sait générer.

 

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Commentaires
a écrit le 10/10/2012 à 12:11 :
Chers pigeons
Utilisez vos dernières plumes pour vous envoler et rejoindre des horizons plus radieux et laisser repousser celles que vous avez déjà perdues dans de bonnes conditions car même si il y a alternance dans cinq ans vous y passerez de nouveau.... alors à vous de décider!!!!
a écrit le 10/10/2012 à 12:10 :
Notre gouvernement est un gouvernement de fonctionnaires qui défend la caste des fonctionnaires. Le gouvernement ne connait rien à l'entreprise. Pourtant ce n'est pas difficile de comprendre que sans entrepreneur il n'y a plus d'emplois... Tous ceux qui n'ont ni la capacité ni le courage de créer une entreprise sont bien contents que quelqu'un prenne des risques et use sa santé pour in fine leur proposer un emploi salarié... L'entreprise est la base de la société libre, le risque est son carburant. Les fonctionnaires, qui à l'origine devaient être au service de l'état et des citoyens sont devenus des mafioso qui se servent dans la caisse, sur le dos des travailleurs... Passage aux 35heures sans baisse de salaire (il aurait du baisser de 10%), vacances à rallonges, retraite de nabab, congés maladie sans fin, ... 500 milliards par an, et aucun effort de leur part. Qu'ils rendent tous les 10% qu'ils volent aux français depuis les 35 heures !!! Et il n'y aura plus de crise en France
a écrit le 10/10/2012 à 11:28 :
Rions un peu Blag "Tu prend un couple de Paysan et un couple de Financier tu les mais sur deux iles deserte SANS COM "seul avec le reste du monde juste avec leur savoir lequel de ces deux couple survivras? " Donc qui crée de la vie donc de la vrais richesse c'est celui qui avec ses mains et son courage ,sans se plaindre cultivera semera et ceuillera les fruit de son labor Pauvres patrons !!
a écrit le 10/10/2012 à 11:16 :
Bonjour.
Je ne connais rien. Dites moi, il s'agit de modifier ce que les gens appellaient la niche copé. Si c'est cela, dites moi comment faisaient on avant la "niche copé" quand on revendait ces parts.Merci.
a écrit le 10/10/2012 à 10:40 :
Dmon temps comme disais mon père (dans les années 60 il y avait DES PATRONS un peu humain mais surtout on les commaissaient a cette époque lorsqu'il (les patrons) donnais 1franc a leurs ouvriers il en gagnais 7 Aujourd-huis pas les meme on ne les commais plus ils on uncoffre a la place du coeur quand il donne 1e ils en gagne "60" tu vois ces pauvres patrons ne peuvent meme plus vivre avec les autres ils doivent toujours compter recompter empiler du fric quand ils peuvent ils rachete d'autres societes et entasser encor et encor leurs fric pour euent la vie et dur Pour nous pas de bleme on crevent la gueule ouverte le ventre remplie d'air (pour l'instant pas encor conditionner par leur soin )fautes de bien vital ! Pauvre Patrons aux salon de l'auto se son les grosses voitures qui se vende Dans un palace de Paris ils y a des chambres a16000e la nuit est il manque de ces palaces certainementpour loger les sans abris a suivre
Réponse de le 10/10/2012 à 12:11 :
Qu'est ce qui vous empèche de créer vous-même une entreprise ?
Réponse de le 10/10/2012 à 12:48 :
J'ai ete chef d'entreprise un Huit ahuit avec un rayon boucherie qui marchais tres bien nous avions de la vainde selectionner un grand respect pour les clients un bon chifre d'affaire mon personnel etait bien payer + que le smic
8h par jour 7jour semaine hsup payer 50% Tous allais bien jusqu'a la maladie de mon épouse j'ai choisi d'arreter ( sur le conseil du Médecin )mon activite pour m'occuper d'elle Total j'ai perdu beaucoup d'argent mais j'ai pue soutenir mon épouse dans cette dur traverse L'argent ne fais pas le bonheur il y a d'autres façons de se conduire en HOMME
Réponse de le 19/05/2014 à 16:30 :
Pas de french-basching ??
Y sont pas mieux les Stuka à hélices?
a écrit le 10/10/2012 à 9:07 :
Vous oubliez que notre gouvernement de fonctionnaires nourris par les restes de la dogmatique lutte des classes, doit soigner son électorat. Vous avez voté pour moi-président?Oui, alors assumez! Non, alors considérez que vous êtes un ennemi du "peuple de gôche" et payez!
a écrit le 10/10/2012 à 8:54 :
j'habite dans le VAR est je peux confirmer que ces pauvres patrons on beaucoup plus de difficulter a trouver une place dans les ports (ils sont toujours plus nombreux) pour leur Gros bateaux "qu'il servent que quelques jours par ans"que moi pour de regarder tomber la pluie Sans compter pour eux les frais de route avec leur grosse bagnol et le passage obligatoire dans une boite a la mode on le champagne coule a 1500e la bt pour prendre des douche avec!!!! Dur et la vie de ces travailleur du fric "" des autres ""
Réponse de le 10/10/2012 à 9:50 :
Ce texte contient trop de fautes d?orthographe, relisez-vous avant d?envoyer par pitié ! De plus, votre vision, totalement caricature et populiste, ne relève pas le niveau des débats.
Réponse de le 10/10/2012 à 12:00 :
pour les fautes d'accord pour le niveau du debat tu repassera compter et recompter ses biftons quande le reste + nombreux crevent la dale tu me fais chialer jpeu toujours te donner l'adresse des pleureuses entre () c'est le populots qui te nourie avec ses mains et son travail Respect!!
a écrit le 10/10/2012 à 7:55 :
SI Creer une entrepprise s'est c'est toujours rajouter un intermediar entre la vrais producteur de richesses(le paysan l'artisant l'ouvrier )celui qui a partir de rien fait quelque chose ceux la sont les vrais CREATEUR de richesse ) rajouter toujours plus 'intermediare entre la production et la cosommation c'est Rencherire la vie des citoyens et le cout de la vie pourenrichir des gents Oui a la recherche inteligente Oui a ceux travail
Réponse de le 10/10/2012 à 17:57 :
Belle caricature. L'ouvrier de chez Renault (par exemple), on lui demande d'être capable de monter un moteur sur un chassis, on lui demande pas de concevoir le modèle, d'acheter les pièces détachés, de prévoir le financement, de mettre en place la politique commerciale, la logistique et la distribution. On ne lui demande pas non plus d'assurer le SAV....bref, ce qui fait la création de richesse d'une entreprise, c'est un ensemble, du salarié de base en passant par le management jusqu'au patrons....pas seulement les ouvriers. J'irais plus loin en disant que plus le patron est bon, plus l'entreprise dégage de la richesse. Par contre, je pense sincèrement qu'un ouvrier Renault vaut un ouvrier VW ou un ouvrier Peugeot....Bref, ils sont interchangeables !
Réponse de le 11/10/2012 à 8:56 :
je vous laisse avec vos idées plus tard quand vous ferez votre bilan du toujours plus quand il y aura plus de matos que de comsomateur quand vous aurez epuise la planéte Alors assis par terre avec vos idées que vous ete des genis et nous de la merde assis sur un tas de fric et autour de vous la terre epuisez vous pourrez a votre aise bouffe le pognon sur le quel vous ete assis Bonne Ap tu pouras boire tes pleure sur le desartre que tu a CRER
a écrit le 09/10/2012 à 17:37 :
Est il possible de ne pas tout confondre. Il faut arreté de croire que tous les patrons sont des méchants plein de fric qui profitent du travail des autres ! Mon père est artisan depuis des années, pas de grosse boite, pas de grande campagne de pub, juste une dizaine de gars et du bouche a oreille! Depuis 2009 (il aura fallut attendre quelque mois avant que la crise ne touche le batiment) j'ai vu régulièrement des hussiers se pointer chez moi, mon père rentrer en pleurant, entendre parler de ses collègue artisans qui se sont sucider..(Ca, personne n'en parle..) Notre maison a était hypothèquée, puis vendu, pour sauver le compte de la boite, pour sauver l'entreprise et LE JOB des gars ! Pdt se temps, l'état fesait une prime a la case pour que l'industrie de l'automobile ne souffre pas trop, et pourquoi aujourd'hui ? Pour les voir délocalisé ? Alors non les patrons ne sont pas tous riche, certain travaille 70h par semaine toute une vie pourquoi ? Pour RIEN ! D'ailleur mon patron de père est tellement riche que je suis boursière !
Evidement qu'il y a des pourris, comme partout, le problème c'est qu'en shématisant la droite est pour les gros patrons, la gauche pour les salariés, mais il n'y a personne pour défendre les petits artisans et commercants et leur travail ! Mais combien en france sont embauché dans des PME ?
a écrit le 09/10/2012 à 15:21 :
Oublie-t-on de dire que les tres jeunes entreprises high tech en France peuvent beneficier a un moment de leur vie de prets, subventions, bourses, recompenses (prix du meilleur blah...), aides diverses, assistance via les pepinieres d'entreprises, pret ou location a titre gracieux de locaux ? Tout cet argent provient au moins en partie de fonds publiques (etat, regions, communes). Oui ces entrepreneurs ont du merite de bosser comme des mules pdt des annees au peril de leurs economies, de leur vie de famille, de leur vie sociale, voire de leur sante. Oui on comprend qu'ils aient envie de faire la culbute a un moment ou un autre. Mais quelle mauvaise fois quand ils crient au racket (ou meme pire) de la part du gouvernement. Coupons les subventions aux pigeons.
Réponse de le 10/10/2012 à 0:11 :
Pas faux. Ces subventions font perdre beaucoup de temps aux entrepreneurs, temps qui serait plus utilement passé à développer leurs produits et trouver des clients. Cette aide serait inutile s'il y avait plus de financements privés disponibles, notamment de petits investisseurs de type business angels. Mais ceux ci sont plus incités à investir dans l'immobilier Locatif, les oeuvres d'art, les DOM-TOM, les sofica et j'en passent. Oui coupons les subventions aux pigeons, mais aussi alignons les incitations fiscales sur tous ces investissements en fonction de leur apport à l'économie. Nous verrons bien lesquels s'envolent et lesquels coulent.
a écrit le 09/10/2012 à 1:10 :
A tous ceux qui pensent que le modèle de la Silicon Valley ce n'est que du vent, :un soufflé qui retombera sans créer de valeur pour l'économie au sens large. Un petit exemple d'entrepreneur qui a reinvesti ses plus values : Elon Musk, cofondateur de Paypal qu'il a revendu à ebay il y a 10 ans, 3 ans après l'avor fondé. A-t-il récupéré sa mise et vécu la belle vie depuis ? Non il a fondé ou cofondé 3 entreprises "de l'économie réelle": SolarCity, l'un des principaux acteurs du solaire aux États Unis. Tesla Motors, qui produit les véhicules électriques les plus performants au monde en terme d'autonomie et de vitesse, et a racheté une usine de la taille de l'usine PSA d'Aulnay pour se développer. Enfin SpaceX qui hier a placé sur orbite une navette de ravitaillement de la station spatiale internationale. A la clé des milliers d'emplois, pas tous des ingénieurs informatique. Les entrepreneurs qui ont réussi, à la différence des rentiers qui ont hérité, sont beaucoup plus enclins à réinvestir leurs gains dans de nouvelles entreprises, de nouveaux challenges. Pour peu qu'on les laisse réussir la première fois, et réinvestir les fois suivantes.
Réponse de le 10/10/2012 à 14:02 :
Je vous raconte mon histoire...non, mais j'ai connu cette sorte d'aventure extraordinaire et à quarante neuf ans, je me suis retrouvé comme un couillon, car l' "Elon Musk" local a vendu et, est parti avec l'argent, vivre à quarante trois ans, le restant de ces jours au soleil et tout notre travail...pfuiit, cela a duré onze ans...Aujourd'hui je suis pratiquement fonctionnaire, et vu le gachis de ma vie familliale c'est beaucoup mieux !
a écrit le 08/10/2012 à 23:38 :
Comme des requins sur un kebab...
et pourvu que n importe quoi s appelle toujours croissance
T en as vu beaucoup perdre la main avec l appartement ?
ç est y pas un risque ,le travail !
Réponse de le 09/10/2012 à 21:12 :
@Elodie: Jouer au casino? Je suis assez d?accord avec vous. Les huissiers de l?URSSAF qui viennent vous réveiller tôt le matin à votre domicile pour des cotisations que vous ne devez pas, ça c?est une règle du jeu. Il en va de même des « pénalités de retard » qui vous sont notifiées en 2011 pour le premier trimestre 2009 (!). Idem pour les nuits blanches de travail et de stress, les amis et la famille oubliés, les yeux hagards et les vacances sans être en vacances? Et pourquoi compter sur un travail si vous pouvez jouer au casino, Elodie ? C?est un système « marche ou crève », mais en ce moment c?est plutôt « crève ou casse-toi ». Alors, moi personnellement, je me casse et je vais jouer ailleurs. Tant pis pour ceux qui travaillent.
a écrit le 08/10/2012 à 22:34 :
A gh 39 et les autres.
Vous pourriez avoir un peu plus de respect pour les salariés. D'où viennent les "fruits" que l'entrepreneur récupère? Du travail des salariés. Ceux que vous appelez entrepreneurs ne font généralement que "jouer au casino" en misant sur des projets pour lequel d'autres travaillent. Et en multipliant les mises, on réduit le risque. Au nom de quoi leur gain devait être supérieur à celui de ceux qui créent réellement? Il faut arrêter avec le fantasme des entrepreneurs (saignés à blanc, non mais franchement, vous vous lisez??). La plupart des soi-disant entrepreneurs ne créent rien mais ne font que gagner de l'argent par l'argent grâce justement à une fiscalité trop généreuse pour les revenus du capital. Ces pseudo-entrepreneurs reposent sur le travail des salariés qui eux ne voient presque jamais le fruit de leur travail et voient. Les vrais entrepreneurs qui travaillent et prennent des risques, on les trouve plutôt en bas de l'échelle (boutiques, artisans) mais certainement pas dans la sphère des start-up qui brasse plein de pognon et généralement sur du vent, genre applications smartphones. Il n'y a qu'à voir ce que donne Facebook au bout de quelques années. Vous trouvez que c'est de la création de richesse utiles? ça fait avancer l'humanité? Alors il faut rétablir une vérité simple : les pseudo-entrepreneurs qui pleurnichent aujourd'hui ne créent rien. Les vrais pigeons sont les salariés qui les enrichissent et les petits entrepreneurs qui ne brassent pas des millions.
Bon, quand je vois les autres commentaires, tous à pleurer sur les investisseurs, les créateurs, les entrepreneurs, je me doute que mon commentaires n'est pas dans le moule mais il faut bien équilibrer un peu...
Réponse de le 09/10/2012 à 5:33 :
dans la sphère des start up, pas mal de salariés sont également actionnaires de la société pour laquel ils travaillent il me semble.
c'est le cas de facebook qui à rendu plusieurs centaines de ses employés millionnaires (virtuellement ou réellement si ils ont vendus leurs actions
Réponse de le 09/10/2012 à 17:07 :
Elodie, si tout est aussi facile et rentable, lancez vous, et empochez le jackpot !
Réponse de le 09/10/2012 à 22:56 :
Non Marjo quand on est socialiste on commente et on critique les autres avec brio, mais de la à se plonger soit même dans la boue et employer des gens (quelle horreur !!) non ca c'est trop :)
a écrit le 08/10/2012 à 18:44 :
La nouvelle loi de finance telle que proposée par le gouvernement est également en train de geler toutes les transmissions d'entreprises, les dirigeants atteignant l'âge de se retirer refusant d'être autant taxés sur le fruit du travail de toute leur vie !
Le risque ? Qu'ils délocalisent leurs entreprises dans des pays fiscalement plus acceuillants.
Et là, le gouvernement aura tout gagné car il ne touchera plus rien sur les transmissions de ces entreprises.
Comment des gens d'un gouvernement, quelqu'il soit, ne peuvent pas comprendre qu'il n'est pas anormal que les revenus du capital soient moins taxés que les revenus du travail, dans la mesure où revenus du capital signifie qu'il y a prise de risque, qu'un entrepreneur a mis toutes ses économies dans un projet d'entreprise et que si ça fonctionne, c'est normal qu'il récupére les fruits de cette prise de risque, contrairement à un salarié qui lui, prend nettement moins de risques !
Bref, aujourd'hui, avec ce projet de loi de finance, tout est gelé en France, au moment où il faudrait au contraire que l'esprit d'entreprise soit le plus aidé !
a écrit le 08/10/2012 à 16:29 :
il faut absolument aller plus loin et créer un parti politique ou un syndicat. Le déni de l'entrepreneuriat est trop brutal, trop violent. En face de ce gouvernement, il faut mettre une force vive, qu'il percevra comme une menace électorale, et non comme un caprice de riches.
Réponse de le 09/10/2012 à 6:07 :
Dsl de te dire sa elodie mais tu na rien compris a la vie.. Va risquer toute tes économie a investir dans une star up et revient parler stp
Réponse de le 10/10/2012 à 17:35 :
Ce qui transparaît, dans vos messages, c'est que vous menez une vie insatisfaisante, et que vous avez développé de la jalousie à l'encontre de ceux qui réussissent. Nietzsche appelle cela le "ressentiment". Il faut que sortiez de ce cercle de pensées négatives, car ce n'est pas en jalousant autrui que vous serez plus heureuse...

Pourquoi ne pas fonder une entreprise, si ça vous paraît si simple ?
Je réponds à votre place : parce que vous manquez d'audace et craignez les risques.
Pour ma part, j'avoue sans honte que je n'ai pas assez de cran pour fonder une entreprise ; c'est la raison pour laquelle je suis dans l'Education Nationale.

Envisagez la vie telle qu'elle est, Elodie : inégalitaire. Et voyez la vérité en face : vous n'avez jamais eu de compétences remarquables. A l'école déjà, vous étiez sans doute dans le ventre mou. Pourquoi alors auriez-vous un rôle de premier plan dans la société ? Vous étiez destinée à mener une vie médiocre. C'est ainsi : il faut l'accepter et ne pas verser dans la jalousie...
a écrit le 08/10/2012 à 16:11 :
On se souvient encore, tellement on l'a entendu, que 5 ans de Sarkozy ça suffisait amplement. Le changement était plus que nécessaire. Mais 5 mois de Hollande suffisent aussi, très largement. Au moins avec Sarko il nous restait quelques miettes de croissance. Hollande, très courageusement, a mis 5 mois pour arrêter complétement la machine économique française. A un moment où il était vital de faire l'exact inverse. Avec en prime une société attentiste, angoissée, des corporations réduites à l'état de hachis. Pour un grand rassembleur c'est "assez bien vu". Maintenant 5 ans comme ça ça va pas être possible sans dégâts majeurs dont nous mettrons vraisemblablement plus d'une décennie à en effacer les conséquences.
a écrit le 08/10/2012 à 15:59 :
Le discours de M Chamboredon s'apparente à une supplique et non à une mise en garde.
Or la plupart des petits entrepreneurs qui sont saignés à blanc depuis des années n'entendent pas se laisser "tondre" encore plus alors qu'on apprend que Sciences Po a reçu plus de 68 millions d'euros de fonds publics et que dans le même temps on assiste à plus de 60 000 défaillances d'entreprises.
Que le gouvernement s'inspire de la fiscalité en vigueur en Belgique pour toutes les TPE, PME et entreprises dont le chiffre d'affaires va de moins de 100 000 Euros à 5 millions d'euros pour leur donner une chance de prospérer et de grandir.
Qu'on inverse le mouvement et que toutes les entreprises européennes veuillent venir s'installer en France.
a écrit le 08/10/2012 à 14:42 :
va t'on voir un cours de vente de savonnettes .... il serait temps que l'ENA s'y mette !
a écrit le 08/10/2012 à 13:17 :
Avant le gouvernement Sarkozy, on avait promis aux entrepreneurs fondateurs détenant leurs actions depuis huit ans et plus, une dispense de la PV, ramenant la taxation de session aux 12% de prélèvements sociaux de l?époque.
Cette loi est tombée au bout de 6ans et demi avant d'être arrivée à son terme, elle n'a donc jamais été appliquée. Tant pis pour ceux qui avaient joué le jeu et retardé leur session. Quelle confiance peut-on avoir dans l'engagement de l'état après cela?
Aujourd'hui on parle d'une taxation à 60%... qui peut accepter de voir son taux d'imposition multiplié par quatre? L'entrepreneur fondateur, créateur d'emplois, est traité comme un voyou de la finance. Pourquoi ne distingue-t-on pas les PV spéculatives boursières, des PV d'entrepreneurs fondateurs? Tous dans le même panier? C?est inadmissible.
a écrit le 08/10/2012 à 12:55 :
Tout va aux fonctionnaires. Il faut bien payer des impôts pour assurer leur train de vie, leur retraite pharaonique, leu sur effectif. Effectivement, les entrepreneurs sont les pigeons... And the winner is... "les fonctionnaires" !!! Pas de stress, garantie de l'emploi à vie, salaire supérieur de 20% à celui du privé, retraite 2 fois plus élevée, vacances à rallonge, RTT par caisse entière... Mon pauvre ami, au lieu de créer des sociétés, tu ferais mieux de devenir fonctionnaire !!!!
a écrit le 08/10/2012 à 12:49 :
qu'est ce qui permet d'affirmer que l'Europe envie à la France l'écosystème le plus fiscalisé au monde? le porte parole des pigeons pourrait éclaircir ce mystère... mais partant de son point de vue, si le système français favorisait autant les PME de croissance, c'est bien la démonstration que leurs revendications sont parfaitement illégitimes, et que le ministre du Budget n'a pas à revenir sur les taxations de plus values.
a écrit le 08/10/2012 à 10:51 :
On a tendance à mettre tout ce qui traite de finance dans un même panier de crabe. Vous faites ici une belle démonstration que la finance n'est pas que des trader et qu'il y a une autre forme beaucoup plus intelligente et certainement plus ouverte au monde que ne le sont les grandes banques.
a écrit le 08/10/2012 à 10:51 :
N'est-il pas malheureux qu'aucun dans la bande de ministres qui prennent des décisions si lourdes de conséquences n'ait jamais créer une entreprise, ou même créer de valeur tout court.
a écrit le 08/10/2012 à 10:48 :
Bien sur que cela n'est pas terminer, tant qu'il y aura du sang a sucer les pigeons seront la. La fiscalite confiscatoire, la libre entreprise et autres sornettes pour gogos du dimanche, tout ceci est a pleurer. Pour memoire la france est endettee a hauteur de 90%. De grace ouvrez un livre d'histoire et regardez qu'elles ont ete les issues de ce genre de situation en France, en europe et dans le monde. Conclusion les pigeons sont de petits profiteurs qui ont su se faire passer pour des victimes. Reste la question de fonds pourquoi serait il inappropie d'aligner fisclaite du travail sur celle du capital? Mais la pas d'inquietude avt de lire un article sur le sujet... les pigeons continueront a s'engraisser bien au chaud
a écrit le 08/10/2012 à 10:34 :
Ils me font marrer. Laisser les partirs les pigeons, pas d'inquiétude, on ne risque pas de perdre un Steve Jobs vu le niveau....Le pigeon est un animal dit "Commensable". En bref, un parasite naturel qui n'offre aucune contrepartie à son hôte.

Vous ne pouviez pas mieux choisir votre embleme messieurs !

a écrit le 08/10/2012 à 10:34 :
La formule utilisée par ce contributeur "Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames & Messieurs les Ministres, Mesdames & Messieurs les Députés et les Sénateurs, je sais que l'économie de l'entreprise n'est pas votre quotidien" résonne tragiquement dans sa vérité crue.
a écrit le 08/10/2012 à 10:12 :
BRAVO CONTINUEZ le cynisme de nos dirigeants est affligent ils sont pétri d'idéologie marxiste et vont nous faire sortir de la social démocratie.
a écrit le 08/10/2012 à 9:11 :
Excellent plaidoyer auquel j ajoute qu?il a toujours existé en France de l?épargne disponible pour aider les PME à travers des placements financiers.
Qui se rappelle les fonds DSK sous Mitterand ?
Mais tout d?abord, que l?on cesse de montrer du doigt ceux qui ont gagné plus dans toute leur vie que de quoi remplir le livret A

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