• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Une loi de finances anti-startup ? Pour les Pigeons, la fin de partie n'est pas sifflée

par Jean-David Chamboredon, patron du fonds ISAI

Publié le 08 octobre 2012 à 05:28 - Mis à jour le 28 septembre 2022 à 09:15

L'essentiel de l'actualité

mardi 7 juillet

  • Le gouvernement français abaisse sa prévision de croissance pour 2026 à 0,7 %
  • France : le déficit commercial se creuse en mai
  • Le gouvernement nomme un « coordonnateur » des projets industriels dits « Notre-Dame »
  • Commerce : la Syrie veut la France comme « premier partenaire »
  • L’investissement étranger repart à la hausse, selon l’ONU
Voir plus

Le Quotidien Numérique

07 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Taxe de séjour : la faille juridique qu'Airbnb espère faire sauter dans toute la France

  • 2

    Pompes à chaleur, radiateurs, véhicules électriques… Près de deux Français sur trois voient l'électrification d'un bon œil

  • 3

    Après les voitures, l’État décline le « leasing social » aux pompes à chaleur

  • 4

    Failles du contrôle aérien français : « Nous n'avons pas attendu les rapports pour agir » réplique le patron de la DGAC

  • 5

    Europlasma : « C’est l’État qui nous a demandé de reprendre des sociétés en mauvaise santé »

  • 6

    Le Burkina Faso mobilise plus de 457 millions d'euros pour moderniser ses infrastructures routières

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Dans cette tribune, Jean-David Chamboredon, patron du fonds des entrepreneurs internet ISAI, explique pourquoi il devient l'un des porte-paroles du mouvement des Pigeons, estimant que les concessions accordées par le gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances 2013 ne règlent pas les problèmes de l'entreprenariat en France.

Mon cri d'alarme posté le 28 septembre matin avant la publication du PLF 2013 a - semble-t-il déclenché le mouvement des Pigeons et m'a propulsé la semaine dernière sur les plateaux de télévision ou de radio sans que j'y sois absolument préparé...

Je n'ai pas d'activité politique ni syndicale. Si je travaillais dans le cinéma, je serais du côté des techniciens et pas celui des comédiens. Si j'ai « hurlé à la mort de l'écosystème des startups » c'est simplement parce que je participe à sa construction depuis plus de 12 ans, que je l'ai vu progresser de façon extraordinaire, connaître de très belles histoires industrielles et que je nous sais respectés par nos voisins et néanmoins compétiteurs Européens... Le PLF 2013 est extrêmement dangereux pour cet écosystème, il pourrait lui être fatal, j'en reste convaincu.

Pourquoi j'accepte de devenir le porte-parole des Pigeons

C'est pourquoi, j'ai accepté ce matin de devenir le porte-parole officiel des Pigeons aux côtés de mon ami Olivier Mathiot, co-fondateur de Priceminister. Je suis un capital-risqueur cofondateur d'un fonds financé par des entrepreneurs. Olivier est un entrepreneur qui est lui-même investisseur en tant que business angel dans de très nombreuses start-ups.

Oui vous avez bien lu. Moi le capital-risqueur, je suis financé par des entrepreneurs et Olivier, l'entrepreneur, est investisseur dans de jeunes sociétés. C'est ainsi que l'écosystème fonctionne : les capitaux comme les talents, les expertises et les expériences sont « recyclés » suivant un cycle très court pour permettre un effet «boule de neige», pour saisir les nouvelles opportunités que notre secteur offre avec un rythme effréné, pour in fine créer des dizaines de milliers d'emplois, générer de la croissance et... payer des impôts et des cotisations sociales.

Cette croissance « endogène » délivrée aux travers de milliers de petites start-up desquelles émergeront de plus en plus de PME ne peut fonctionner que si les capitaux qui y sont injectés sont à la fois «intelligents» («smart money») et croissants en volume. Un investissement de business-angel ou de capital-risqueur consiste à financer des pertes qui parfois (et cela ne peut pas durer très longtemps) augmentent plus vite que le chiffre d'affaires. La prise de risque et la vitesse se doivent d'être maximales car sans cela, l'opportunité est saisie par une société américaine ou un «copycat» allemand et la niche (petite ou grande) n'aura pas son leader «Made in France».

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Ce modèle (qui est celui de la Silicon Valley) est évidemment encore très lent et trop prudent «par chez nous» quand on compare à nos amis Californiens : nous étions pieds nus à la fin des années 90, nous roulons maintenant en scooter quand la Silicon Valley déboule en Formule 1. Le PLF 2013 nous ramène de façon inéluctable au tricycle à pédales... alors que la Grande Bretagne et la Suède, par exemple, encouragent leurs entrepreneurs à enfourcher une moto de 500cm3 ! C'est certain maintenant, La France va faire partie des pays « reléguables » en ligue 2 !

Les politiques ne comprennent pas la tech

Ces éléments (également applicables à d'autres «écosystèmes» de croissance et d'avenir et d'autant plus valables que les cycles sont courts et la mobilisation des capitaux rapide) ne sont visiblement pas compris par nos hommes et femmes politiques. La réponse apportée par le gouvernement en fin de semaine aux mouvements des Pigeons est clairement plus une « pirouette » qu'une prise en compte de l'immense différence qu'il y a entre le financement en fonds propres de startups et l'achat suivi d'une revente d'actions de « vieilles sociétés » cotées en bourse.

Le gouvernement a invité jeudi dernier un aréopage d'organisations et de personnalités dont certaines avaient apporté leur soutien de principe au mouvement des Pigeons mais aucune ne les représentaient explicitement.

Le gouvernement a entendu que le « créateur d'entreprises » était au cœur du dispositif et a promis un « retour à la fiscalité précédente » pour ledit créateur. Recevant chaque année des centaines de sociétés ayant toutes des configurations actionnariales différentes, je mets au défi quiconque de définir ce qu'est un « créateur d'entreprise » via des critères fiscaux de type pourcentage et/ou durée de détention et/ou autres. C'est tout simplement impossible. Une jolie « pirouette » qui ne répond pas du tout à la réalité du problème posé !

Le gouvernement a entendu également que 12 ans de détention représentent une durée absurde dans certains secteurs à cycle rapide et que faire démarrer la durée de détention au 1er Janvier 2013 était sans doute « déloyal ». Il est censé revenir sur ces deux points. Ce n'est pourtant pas la durée de détention qui compte mais la nature de l'investissement.

Je ne suis même pas sûr que le gouvernement ait acté le fait que traiter « rétroactivement » les cessions intervenues en 2012 soit inique. Imaginez l'entrepreneur qui a cédé ses actions au premier semestre 2012, a mis de côté de quoi payer ses impôts et avec le reste, s'est acheté un appartement (en empruntant) et a investi dans une nouvelle start-up dans laquelle il ne se rémunère pas. Le voilà endetté, non liquide et incapable d'acquitter son IRPP en 2013 sauf à revendre son appartement !

Le gouvernement n'a pas écouté quand il lui a été dit que, dans son projet, les cessions d'actions sont plus taxées que les dividendes qui bénéficient d'un abattement de 40%. Les sociétés qui versent des dividendes connaissent en général peu de croissance. Les sociétés de croissance ne versent quasiment jamais de dividendes car elles ré-investissent tout dans la croissance...

Le gouvernement n'a pas écouté quand il lui a été exprimé que le risque, la liquidité et l'usage des fonds investis sont de natures absolument différentes quand il s'agit de PME de croissance et que la cession d'une société de ce type n'est pas un « revenu du capital » mais un simple événement de rotation du « capital productif ». Taxée à 60%, n'imaginez pas que cette rotation puisse continuer !

Le gouvernement avait promis de la concertation avec l'ensemble des parties prenantes. Quand il s'agit des entrepreneurs, il les prend par surprise, il entend ce qui lui permet une pirouette médiatique et il n'écoute pas ce qui est fondamental...

Monsieur le Président, n'hypothéquez pas l'avenir de la France !

Pourtant, quand il s'agit des entrepreneurs, il s'agit de l'économie réelle et pas de la finance spéculative. De l'économie réelle avec des emplois, des points de croissance, des impôts, des taxes et des cotisations... tout ce dont la France a besoin pour ne pas être reléguée en Ligue 2 !

Cette indifférence, ce cynisme, cet aveuglement, cette inconscience... me sont insupportables en tant que citoyen, démocrate, contribuable et patriote.

Je suis entré dans ce combat par hasard juste parce que je voulais alerter mon «écosystème» des dangers présentés par cette loi de Finances. L'affaire est devenue médiatique, je ne le souhaitais pas. Maintenant que cela est un fait, autant aller jusqu'au bout de mes convictions et surtout ne pas lâcher les Pigeons au milieu du gué ... Lâcher les entrepreneurs, ça n'est pas mon genre !

Ce cri d'alerte a été entendu. Entendu par de nombreux Pigeons, plus de 60.000 à date, qui sont eux aussi toujours aussi inquiets.

Inquiets des méthodes brutales sans aucune concertation - comme si les entrepreneurs constituaient une minorité de citoyens différente qui n'aurait pas droit aux mêmes égards que les autres.

Inquiets que l'on crée une exception fiscale en France qui handicape si lourdement la création d'entreprise et d'emplois qu'elle les décourage.

Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames & Messieurs les Ministres, Mesdames & Messieurs les Députés et les Sénateurs, je sais que l'économie de l'entreprise n'est pas votre quotidien, elle est, par contre, celle des entrepreneurs de France.

À lire également

  • Pigeons: le gouvernement recule pour éteindre le feu
  • Start-up : il n'y a pas que l'argent qui compte
  • ISF, emploi, épargne, retraités, défense...: le budget 2013 en 10 articles de La Tribune
  • Une loi de finances anti-start-up?

Animé par une démarche qui n'est ni anti-impôts, ni Poujadiste, je vous en conjure, écoutez avec un peu plus d'attention le problème qui vous est posé, ne jouez pas avec la réalité de l'économie française, n'hypothéquez pas l'avenir de notre pays et de nos jeunes, ne tuez pas l'écosystème que l'Europe nous envie et que nous avons su créer autour des PME de croissance, ne condamnez pas la France à subir, permettez lui au contraire de combattre, de rebondir face à la crise, d'innover, de réussir et d'être fière de garder sur son territoire tous les talents qu'elle sait générer.

par Jean-David Chamboredon, patron du fonds ISAI

Sur le même sujet

Véronique Chabourine

OPINION. « Sommet de l’OTAN : vers une accélération de la logique capacitaire ? »

En plaçant le développement des capacités au cœur de son agenda, l’OTAN confirme une évolution déjà engagée. Le sommet d’Ankara permettra-t-il d’en accélérer la mise en œuvre ?

Idées & Débats
Sébastien Lefébure

OPINION. « Les canicules ont un coût caché : celui d’une économie qui peine encore à anticiper »

Les épisodes de chaleur extrême qui ont frappé une grande partie de l’Europe ces dernières semaines ont été largement commentés sous l’angle sanitaire ou environnemental. Pourtant, une autre conséquence mérite aujourd’hui toute l’attention des dirigeants : leur impact économique. Car une canicule ne ralentit pas uniquement les individus. Elle ralentit aussi les entreprises.

Idées & Débats
Des grues sur un chantier de construction de maisons individuelles dans un lotissement à Valence.

OPINION. Logement : « Après dix ans de défiance, faisons enfin confiance aux maires »

La crise du logement impose de changer de méthode. Il ne suffit plus d’appeler les élus locaux à leurs responsabilités ; il faut leur faire confiance. Il ne suffit plus de proclamer la décentralisation ; il faut enfin transférer de vrais leviers. Par Gil Avérous, maire de Châteauroux et président de Villes de France, et cent maires

Idées & Débats
Louis Raynaud de Lage

OPINION. « L’IA, bon serviteur, mais mauvais maître, doit faire l’objet de choix conscients »

L'IA est devenue un enjeu de puissance et de dépendance stratégique. Après l'affaire Anthropic, nations, entreprises et individus risquent de perdre leur souveraineté face à des algorithmes. Comment préserver notre libre arbitre et rester maîtres de nos choix ?

Idées & Débats
Warhol / Khomeiny

OPINION. « Le Warhol que Khomeiny n'a pas brûlé » (Michel Santi)

La République islamique voulait chasser l'influence occidentale. Elle conserve pourtant, dans les réserves d'un musée de Téhéran, l'une des collections d'art moderne les plus précieuses hors d'Europe et des États-Unis — dont personne, pas même le régime qui la détient, ne connaît la valeur exacte.

Idées & Débats
Anne Duisabeau

OPINION. « Le changement climatique s'accélère : les politiques publiques, elles, changent de cap »

La France vient de connaître un épisode de canicule d'une intensité inédite. Chaque été rappelle un peu plus brutalement que, pour survivre, nos forêts doivent s'adapter au changement climatique.

Idées & Débats
Clôture des Rencontres d'Aix 2026

OPINION. Rencontres économiques d'Aix : « 14 engagements pour une présidentielle des idées et de l’action »

Après trois jours de débats réunissant près de 10 000 participants, 480 intervenants, 55 pays et 90 sessions, la 26e édition des Rencontres Économiques d'Aix-en-Provence se conclut par un appel à l'action.

Idées & Débats
Vianney Devienne

OPINION. Mobilité électrique : « On n’achète pas une borne, on achète un écosystème de services »

Obligées de verdir leurs flottes, les entreprises françaises accélèrent l’électrification. Ce mouvement impose en parallèle le déploiement d’infrastructures de recharge. Or, derrière une borne se cache un écosystème complet de services : supervision, gestion des utilisateurs, optimisation énergétique. Ces paramètres techniques et contractuels ont un impact direct sur le TCO de l’infrastructure.

Idées & Débats