Quel est l'avenir d'une société qui ne reconnaît pas le potentiel de ses nouvelles générations ?

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En février 1994, le Smic Jeunes était déjà un motif de protestation - Copyright Reuters
En février 1994, le "Smic Jeunes" était déjà un motif de protestation - Copyright Reuters (Crédits : Reuters)
La France a connu son 19e mois consécutif de hausse du chômage. Premiers à en souffrir: les jeunes. Pour tenter de les aider à intégrer le marché du travail, certains, comme le patron de Croissance+, Olivier Duha, proposent la création d'un "Smic Jeunes" moins élevé que le salaire minimum actuel. Une solution à laquelle l'ANDRH s'oppose fermement. Brigitte Ustal-Piriou, en charge des questions de générations au sein de cette association explique pourquoi et détaille ses propositions pour améliorer l'insertion des jeunes dans le marché du travail.

L'emploi des jeunes relève d'une urgence sociale particulière qui en fait l'un des thèmes prioritaires de l'ANDRH. Celui-ci fait l'objet des travaux de la Commission Management Intergénérationnel & Gestion des Ages qui ont abouti à un diagnostic et ont servi de base aux propositions présentées lors des Assises Nationales de l'ANDRH. C'est ainsi que dans le cadre de nos travaux nous avons constaté que le nombre important des "décrocheurs" et la persistance d'un taux de chômage élevé chez les jeunes actifs n'est malheureusement pas un phénomène nouveau. En effet, depuis 1982, des mesures ciblées en faveur de l'emploi des jeunes ont régulièrement été promulguées sans effet durable car le problème n'est pas résolu pour autant. On peut donc parler d'un réel problème structurel encore aggravé aujourd'hui par le contexte économique dégradé et l'absence de croissance que nous connaissons dans notre pays.

"Un SMIC jeune" donnerait un signal à la fois négatif et sans espoir

Dans ce contexte, je ne pense pas que la création d'un "SMIC jeune" soit une solution pérenne favorisant le recrutement des jeunes. Ce serait au mieux un effet d'aubaine et une énième mesure venant se rajouter à la liste des mesures spécifiques déjà existantes. En effet, les entreprises bénéficient déjà d'aides sur les bas salaires: les salaires versés inférieurs à 1,6 fois le Smic ouvrent droit à un allègement des cotisations patronales dues au titre des assurances sociales et des allocations familiales. Un grand nombre de contrats aidés existent, auxquels viennent s'ajouter les contrats d'avenir, les contrats de génération qui sont autant d'aides nouvelles pour l'embauche des jeunes.

Comment reconnaître et intégrer la valeur des nouvelles générations qui arrivent sur le marché du travail?

De mon point de vue,"un SMIC jeune" donnerait un signal à la fois négatif et sans espoir, et qui plus est discriminatoire, aux jeunes qui démarrent dans la vie active, dévalorisant ainsi la contribution des nouvelles générations à l'évolution et au développement économique de notre société alors même qu'ils représentent l'avenir. Ne pas être capable de les intégrer et de les valoriser pose la question même de l'avenir de notre société. Quel est l'avenir d'une société qui ne reconnaît pas le potentiel de ses nouvelles générations?
La question fondamentale à laquelle nous devons être en capacité de répondre est la suivante: comment reconnaître et intégrer la valeur des nouvelles générations qui arrivent sur le marché du travail?

Il faut prendre en compte leurs attentes

Les jeunes qui arrivent aujourd'hui sur le marché du travail et ceux qui leur succèderont sont la résultante de notre société en mutation; ils en connaissent les codes et le mode de fonctionnement. lIs ont fait table rase des idéologies et dogmatismes, de la stabilité de l'emploi, de l'état providence chers à leurs aînés. Ils ont d'autres attentes. Les entreprises qui évoluent dans un contexte de mondialisation, aux mutations rapides et ruptures imprévisibles doivent s'adapter afin d'assurer leur pérennité; pour cela, elles ont besoin des jeunes.

Il s'agit donc d'éviter d'intégrer les jeunes dans des processus normatifs au risque de reproduire des schémas passéistes; il faut prendre en compte leurs attentes, leurs modes de fonctionnement, pour en faire bénéficier l'entreprise. Car ils sont l'avenir.

Problème d'adéquation

L'enquête interne que nous avons menée en 2011 auprès de nos adhérents a révélé que les DRH ont une image plutôt positive des jeunes qui sont perçus comme dynamiques, ayant un regard neuf sur l'entreprise, innovants, avec bien sûr en contrepartie des exigences. Les DRH interrogés sur les freins au recrutement des jeunes lors de cette enquête ne mettent pas en avant le coût mais:
- le problème de l'adéquation entre les filières de formation existantes, le contenu de ces formations et les besoins des entreprises
- le manque de connaissance des jeunes de ce qu'est l'entreprise

Nous avons également constaté dans cette enquête que pour plus de la moitié des entreprises, l'alternance, les stages et les CDI sont les premières sources de recrutement des jeunes.

Les attentes des DRH portent sur une meilleure adaptation des filières de formation (adéquation des compétences aux besoins, meilleure connaissance de l'entreprise).

C'est pourquoi nos propositions, portent essentiellement sur:

? La mise en adéquation de l'offre de formation et des besoins de l'économie et des entreprises dans une perspective de moyen/long terme avec:

- La mise en place d'une collaboration étroite entre les observatoires de branches, les régions et les établissements d'enseignement publics et privés présents sur le territoire. Cette collaboration doit être cohérente avec les responsabilités de chaque acteur (collèges, lycées professionnels, universités, grandes écoles), dans le but d'adapter le contenu des filières de formation en tenant compte des secteurs d'activité en déclin et de ceux en croissance. Il faut organiser un véritable réseau à gouvernance régionale de l'accueil, de l'accompagnement et de l'insertion dans l'emploi où chaque structure membre est un point d'entrée unique donnant accès à tout le réseau.

- Le rapprochement du monde de l'entreprise et du monde de l'éducation :
? intégrer dès le collège puis au lycée des modules d'enseignement relatifs à l'entreprise dans les cours d'éducation civique, de sciences économiques et sociales: fonctionnement, contraintes codes, droits et devoirs des salaries
? intégrer dans les cours de l'Education nationale des interventions de professionnels pour faire découvrir l'environnement de l'entreprise dans sa réalité concrète
? accueillir les conseillers d'orientation et les enseignants en stage dans les entreprises
? prévoir des bilans de compétences pour les jeunes en rupture -"les décrocheurs"- de manière à les orienter et les intégrer dans le monde du travail

? L'intégration des jeunes dans l'entreprise, qui est un centre de formation et d'employabilité

Dans ce cadre, il s'agit :
- d'augmenter les capacités d'accueil en contrats spécifiques dédiés aux jeunes (apprentissage, professionnalisation, contrats de génération...)
- de simplifier les démarches administratives pour faciliter l'accès aux contrats de professionnalisation
- d'assouplir les conditions d'exécution du contrat d'apprentissage avec, notamment, une gestion plus simple des ruptures anticipées des contrats
- de faciliter l'accès des jeunes aux stages de formation interne, organisés par les entreprises
- d'organiser et de structurer l'intégration des jeunes en entreprise: nommer un tuteur ou parrain, présenter le poste, les différents interlocuteurs et services de l'entreprise, prévoir un suivi durant six mois avec des entretiens réguliers.

 

par Brigitte Ustal-Piriou, présidente de la Commission Management intergénérationnel et gestion des âges à l'Association nationale des DRH.

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Commentaires
a écrit le 31/12/2012 à 14:05 :
http://france.revolution.over-blog.com/article-moscovici-il-faut-baisser-le-smic-de-300-euros-113222743.html Moscovici : Il faut baisser le SMIC de 300 Euros !
et oui lorsque l'on a pas les moyens de relancer une économie...d'avoir des entreprises compétitives la seule solution c'est de baisser les salaires...!! fut un temps pour ça nous avions la dévaluation...!! plus aujourd'hui..!! donc ça sera aux employés de passer à la casserole..!!!
a écrit le 29/12/2012 à 14:26 :
A Tarzan31 Si comme vous dites il y a 50 ans les jeunes étaient pris en charge par les anciens ,je peux vous dire que ce n'était pas dans tous les secteurs de l'activité,évitez de parler de ce qu'on vous a raconté.Les jeunes a cette époque comme vous, étaient les plus mauvais et on ne leur faisait faire que les corvées,cela n'a pas changé.Il y a 50 ans comme vous dites les femmes n'avaient pas d'emploi ,ma mère n'a jamais eu d'employeur et cela a mon avis est une évolution des sociétés qui compte aujourd'hui. Dans certaines familles les deux ont un emploi et dans d'autres les deux sont au chômage ça ne peut guère être autrement le plein emploi pour nos sociétés c'est terminé.Il y a 50 ans peu de gens partaient en retraite vous devriez regarder tout cela un peu mieux,l'espérance de vie était beaucoup plus courte,l'âge de départ était a 65 ans si on avait cotisé le temps suffisant , ce que peu de gens réussissait a cette époque.
a écrit le 29/12/2012 à 11:40 :
J'ai travaillé dans une grosse société du CAC40, ou les anciens, ne voulaient pas partir à la retraite. Bien sûr ils avaient pour la plupart des postes intéressants. Ils ont gravis les échelons sans aucun diplôme au départ. Pour la plupart, ils sont allergiques aux ordinateurs. Quand ces personnes voient arriver les jeunes dans leurs sociétés , pour défendre leurs places, ils n'ont d'autre moyens que de les dénigrer. Ces pauvres jeunes, amoureux des nouvelles technologies, et qui sont plus diplômés qu'eux au même âge. Des anciens à des postes clés, avec de bonnes rémunérations, qui s'accrochent à leur fauteuil, comment voulez vous que les jeunes trouvent du boulot. Quand un jeune commençait à travailler il y a 50 ans , il était pris sous l'aile des anciens qui lui transmettaient le savoir faire. Ils ne savaient pas mieux travailler en commençant leur carrière que les jeunes de maintenant, mais beaucoup plus aidés. Il n' y avait pas à l'époque de rivalité entre les générations, car pas la peur du chômage. Aujourd'hui les jeunes sont considérés, par les anciens comme des prédateurs (qui risquent de leur prendre la place) donc ils se défendent comme ils peuvent, et souvent en traitant les jeunes de bons à rien, de fainéants, etc.... Ce qui n'est évidement pas vrai.
a écrit le 29/12/2012 à 11:24 :
A lire tous ces commentaires on se rend vraiment compte que le manque de confiance est une évidence.Il faut regarder les choses comme elles sont ,comment voulez vous qu'un jeune soit motivé alors qu'a partir de la naissance ses parents l'ont fait défiler dans toutes leurs manifestations anti-tout.La société est, ce que l'on en a fait,elle est a notre image,il est inutile de chercher des coupables les élus,c'est nous qui les mettons ou ils sont.
Réponse de le 31/12/2012 à 19:33 :
j'ai 45 ans ,et vu le merdier que notre génération à légué ,je trouve que nous sommes bien mal placés pour leur donner des leçons.Et depuis les siècles que des vieux débris aigris dénigrent les jeunes , à les en croire,on devrait être en toute bonne logique être revenu au stade simiesque.comme dit George Brassens "Le temps ne fait rien à l'affaire /Quand on n'est con on est con; La seule différence 'entre eux et nous, c'est que de stage en stage, et bientôt de SMIC jeune en SMIC jeune, ils se font un peux plus que nous encore exploiter
a écrit le 29/12/2012 à 7:18 :
Une certitude : le mal de vivre est amené à prendre une forte propension. La jeunesse paie un lourd tribut. Pas de perspectives, pas d'avenir, plus de repères dans notre société en déliquescence. Et donc de plus en plus de suicides pour nos jeunes (livre sur l'adolescence désabusée "les corps indécents") Quel sens donner à sa vie quand on a vingt ans dans une société aussi pourrie ?
Réponse de le 29/12/2012 à 8:05 :
j'ais connu l'embauche de jeunes diplomés le gros probleme pour 80% est la motivation au travail donc moins de competivité =fermeture usine = chomage la realité est la les baby boum sont partis ils avaient l'amour du travail
a écrit le 29/12/2012 à 6:58 :
Mon commentaire n'est pas paru...Je disais que dorenavant, les enterprises refusent de former. Resultat: un mauvais qui aura appris a bosser (meme mal) sur le logiciel bidule sera embaucher, alors qu'un bon mais sans experience, a qui il aurait fallu 1 semaine de formation, sera refuse. On en arrive a un immobilisme, un systeme insider/outsider fige, qui ne laisse aucune place au potentiel. C'est different dans d'autres pays. Le systeme de recrutement en France est tres faineant: au lieu d'evaluer un potentiel, on coche des cases (plus facile). Pas de place pour les "self-made", ceux qui se sont formes seuls, ou les "fast-learner" qui s'adaptent vite. Et la creation d'entreprise en France est si risquee, onereuse et devalorisee que ces memes profils ne se lancent pas. Il faut savoir que dans deux nombreux autres pays, tu ne tissues pas de faillite personnelle en creant ta petite boîte, alors qu'en France...
a écrit le 29/12/2012 à 4:46 :
En gros les jeunes sont les forces vives et dynamiques mais ne savent rien faire et ne comprennent pas le monde de l'entreprise tout en ayant des exigences... jolie litote. Ils sont le pur produit de notre société en ce sens malheureusement. Faisons leur confiance pour le réaliser et faire en sorte que les générations futures ne soient pas comme eux des victimes (souvent consentantes malgré elles) de ce système clientéliste et collectiviste. En auront-ils le courage? Ou iront-ils voir ailleurs si par hasard l'herbe n'y est pas plus verte?
a écrit le 28/12/2012 à 23:14 :
peut-être les conseillers municipaux , régionaux , généraux, président des communautés de communes et vice- présidents , sénateurs, députés , pourraient-ils démissionner pour laisser la place à des jeunes!!!!. Au lieu de parler sans arrêt des différences hommes / femmes, ils pourraient aborder le problème de la représentativité des jeunes et des ouvriers et employés dans la société . ça doit pas être tabou !!!
Réponse de le 29/12/2012 à 3:57 :
@les jeunes: la direction et la gestion d'une entitéquelconque ne repose pas sur l'âge du capitaine, mais sur son expérience et ses qualifications :-) j'entends sans arrêt des jeunes qui veulent... tu veux d'accord, mais pour avoir il faut aussi se défoncer et pas seulement dire je veux :-)
a écrit le 28/12/2012 à 22:53 :
L'un des grands problèmes du marché du travail français.,ce qui est reconnu par beaucoup d'économiste, est qu'il n'est pas assez souple.
On mets fin à 2 aberrations: le smic et le cdi. Ce sont les 2 freins du marché du travail. Il y'a des métiers ou les gens sont payés 10? de l'heure. Ils coûtent au final 30? pour une entreprise.
On casse cela et on baisse une bonne fin pour toutes le niveau des charges sociales. Sa repart. En contrepartie, il faut réduire l'intervention de l'ETAT et des collectivités locales.
a écrit le 28/12/2012 à 22:46 :
Les jeunes qualifiés doivent prendre conscience qu'on veut les asservir, les faire trimer parfois jusqu'à la mort, voyez les suicides de salariés, pour des prunes. Mais veulent-ils vivre comme en Europe du Sud? Nous avons un monde à construire, sur les ruines de ces égoïstes de vieux!
Réponse de le 29/12/2012 à 4:09 :
@hop: tout à fait d'accord que chaque génération a sa propre société à construire. Pour l'égoïsme, rappelle-nous que tu n'as pas profité de l'éducation, de la santé et d'autres services publics payés par "les vieux" :-) Ta mère a arrêté de te border comme les autres mères quand leur progéniture est arrivée à un âge où elle pouvait se débrouiller seule. Pleurnicher n'apporte pas vraiment une solution parce que tout le monde s'en fout, y compris ta génération ...comme tu pourras t'en apercevoir quand tu auras atteint la maturité :-)
a écrit le 28/12/2012 à 22:26 :
C'est les sales boomers et la sale administration! Voyez l'Europe: 50% de chômage chez les moins de 30 ans. C'est une zone de destruction massive! C'est le gouvernement de Caucescu ou de Tito, dans le genre je fais disparaître les gens!
Réponse de le 29/12/2012 à 4:03 :
@hola: au lieu d'attendre qu'on te donne un emploi, pourquoi tu ne crées pas ta propre entreprise ? c'est trop difficile ou t'as pas les compétences ?
Réponse de le 29/12/2012 à 9:23 :
@Patrickb Peut-être car réussir à créer et à développer une entreprise pérenne est devenue une chimère en France ! Administration, poids de l'état (bientôt actionnaire majoritaire dans toute boîte avec la main mise sur près de 50 % des benef), coût du travail, risque de faillite personnelle, conjoncture et maintenant avec la loi de finance... Il devient impossible d'entreprendre dans ce pays, (sauf a etre fils a papa) ! D'autant plus entreprendre dans les usages et technologies de demain (cle de la croissance economique du pays) qui demandent un certain temps pour etre en adequation avec la demande du marche et devenir rentables. Signé un entrepreneur indigné, endetté, sali... Que la France (politiques, culture, citoyens) de ces dernières années tue. Ce qu'elle ne sait pas, c'est qu'en agissant ainsi elle se tue aussi !
a écrit le 28/12/2012 à 22:13 :
C'est bien gentil, quid des illétrés que les enseignants forment pour 75 milliards par ans, 20%?
a écrit le 28/12/2012 à 21:34 :
"Quel est l'avenir d'une société qui ne reconnaît pas le potentiel de ses nouvelles générations?" AUCUN. La France comme les autres pays européens jouent persos, et vendent leurs technologies à des pays comme la Chine, qui ne font aucun effort intellectuel, tout leur tombe tout cuit, après une production de masse de médiocre qualité. Les années de travail des ingénieurs et créateurs français sont bradées et certains patrons d'entreprises s'en mettent plein les poches dans ces ventes de savoir faire, au détriment de la survie même de leur entreprise. C'est scandaleux. LA FRANCE EST DANS UN SACRE PETRIN.
Réponse de le 05/01/2015 à 13:19 :
Elle s ingurge des c....ies quand elle a signé
a écrit le 28/12/2012 à 18:08 :
Quel avenir? On passe à 46,3 points de prélèvements, on dépense 58 selon la prévision. Or on atteint la limite en terme de dette, vu qu'il faut payer pour la Grèce et les 150 milliards de retraite des régimes spéciaux. Seulement comment régler ce différentiel recettes dépenses?
Réponse de le 28/12/2012 à 22:11 :
Eh ben c'est simple le gouvernement s'y attelle: il monte les recettes au niveau des dépenses qui ont 2 points d'augmentation.
a écrit le 28/12/2012 à 16:48 :
Je me rappelle de mes premiers entretiens d'embauche . L'attitude de certains recruteurs manquait... comment dire... de fair-play voire même d'élégance. Et je pense que j'aurais eu le droit à beaucoup plus de respect si j'avais été plus âgé.
J'ai eu au final bien plus de mal à trouver un emploi qu'à faire ensuite reconnaitre la qualité de mon travail . C'est dommage quand même.




Réponse de le 28/12/2012 à 18:36 :
@johnmckagan: tout faux. C'est pas parce que tu es plus âgé que tu as droit à plus d'égards. Les recruteurs en général n'ont rien à faire des gens parce qu'il y a pléthore de candidats et qu'ils considèrent ces entrevues comme une corvée...sans se rendre compte que demain, ce sera peut-être eux les chercheurs d'emploi. Le mépris de son prochain est un problème de la société actuelle, pas de l'âge du capitaine :-)
Réponse de le 28/12/2012 à 22:17 :
En effet, c'est toute la question... quand la population en aura marre d'être pauvre alors on dira comment ils jettent nos qualifications à la poubelle.
a écrit le 28/12/2012 à 15:42 :
Je pense que les jeunes d'aujourd'hui ne sont ni pire ni mieux que ce que nous étions.La société a changée dans son ensemble et malheureusement certaines administrations aveugles n'ont pas voulu se remettre en cause exemple l'éducation nationale qui refusait de voir les entreprises se mêler de leurs affaires .Elle a simplement oubliée qu'elle se trouvait a l'amont.Mais elle avait un bon rapport de force.
a écrit le 28/12/2012 à 15:12 :
On prend le probl$me à l'envers. La solution n'est pas de créer un smin-smac-smoc, mais de créer les contidtions économiques qui permettent aux plus capables de monter leur propre entreprise. De plus, on essaie de nous faire pleurer sur le sort des jeunes. Franchement, est-ce qu'une personne sans emploi, disons de 40-45 ans, avec 2 enfants n'est pas dans une situation plus dramatique qu'un jeune qui vit chez ses parents et dont le seul souci est son iPhone ???
Réponse de le 28/12/2012 à 17:22 :
+10000
Réponse de le 28/12/2012 à 22:37 :
Oui, j'ai deux oncles: le premier a fait carrière fonctionnaire, il n'a jamais rien fait, il le reconnait lui-même, il a deux maison. Le second est diplomé de l'école française, sc po et a fini avec ses deux enfants en hlm... alors qu'est-ce qui est d'utilité publique? Travailler ou bien parresser... telle est la question.
Réponse de le 28/12/2012 à 22:43 :
Certes mais, la crise en Italie a accéléré les réformes, chez nous, c'est l'édredon, on étouffe. On était mauvais avant on est encore pire après!
a écrit le 28/12/2012 à 13:13 :
Les jeunes de 18 / 25 ans , dynamiques ??? Ben oui , enfin 1 sur 5 ... Et encore ...
Réponse de le 28/12/2012 à 13:44 :
depuis 10 années que je suis rentré dans le monde du travail, je n ai jamais vu un quinquat transpirer au travail...
Réponse de le 28/12/2012 à 13:46 :
Encore un clicher d un papyboomer pour pas dire un vieux con......
Réponse de le 28/12/2012 à 14:52 :
Il vaudrait mieux éviter ce type de commentaires... Le dynamisme, c'est contagieux : comprenne qui pourra!
Réponse de le 28/12/2012 à 15:31 :
Oui assez ironique, que les anciens se plaignent toujours de l'economie, du future du pays et des jeunes..

Vous faisiez quoi donc pendant toutes ces annees passees?
Réponse de le 28/12/2012 à 16:03 :
@jeune .bien d?accord avec vous et je vous trouve encore gentil avec snow... remarque .j'ai 68 ans .
Réponse de le 28/12/2012 à 17:23 :
vivement la prochaine canicule !
;-)
Réponse de le 01/01/2013 à 15:57 :
Que les Dieux t' entendent , par Zeus. Avec le refroidissement de la conjoncture et le réchauffement du climat , devenu continental , tes veux pourraient malheureusement bientôt se réaliser,mon cher Hades.
Réponse de le 01/01/2013 à 16:14 :
Les Cavaliers de l'Apocalypse ne font pas dans la dentelle et je craint qu'on ne file un mauvais coton, en voulant dénouer le sac de noeux qui nous entrave
Réponse de le 03/01/2013 à 16:43 :
Que de haine ! des termes inadéquates : jeunes, vieux. Quel sens ont ces termes inutiles et d'opposition . Que faites-vous donc pour vous valoriser, donner l' envie de vous embaucher ? Peu en vous lisant. Dépéchez-vous car à 43 ans vous devenez sénior et donc vieux . Autre solution, partez créer ou travailler à l' étranger. Vous parlez l' anglais et une autre langue ? c'est le moment. Laissez tout tomber sans regrets et tenter votre chance. La chance sourit aux audacieux. Bonne année bonne réussite.

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