Une défaite pour l'Europe

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L'accord trouvé entre les 27 sur le budget européen aboutit à un projet étriqué eu égard à ce que devraient être les ambitions européennes. Marqué par le conservatisme, il envoie un signal négatif , et ne dégage aucune vision prospective de l'Europe

 Un concert de klaxons médiatiques a retenti. Chacun s'y est mis au plus vite pour célébrer l'accord auprès de ses cibles nationales. François Hollande qui tente de nous rassurer : « C'est un accord qui a été aussi long que d'habitude à faire jaillir mais qui a été je crois un bon compromis » estimant même que « 960 milliards d'euros, c'était sans doute la fourchette la plus haute qu'il était possible d'atteindre ». David Cameron se retourne lui vers Londres appuyant ce qu'il considère comme une victoire personnelle : « Il est possible de faire des réformes ». « Il y a un accord ! Le Conseil européen s'est mis d'accord sur un cadre financier pluriannuel pour le reste de la décennie. Cela valait la peine d'attendre » gazouillait un Herman Van Rompuy, presque déridé, aux 99 167 abonnés de son compte twitter. 

Un accord à l'arraché

La longue nuit a vu s'affronter deux camps : celui des partisans de la réduction face aux pays appelant à un budget tourné vers la « croissance ». Il y a bien eu un accord à l'arraché entre les 27 chefs d'Etat et de gouvernement. Et de quoi s'agit-il ? Pour la première fois de sa courte histoire institutionnelle, l'Union Européenne a voté un budget en baisse. En clair, l'Union dispose pour les sept prochaines années de 960 milliards. Soit un recul de 15 milliards d'euros. Une baisse de 3% du budget pour la période 2014-2020 par rapport aux sept années précédentes. Ce budget est aussi en net retrait même par rapport aux dernières propositions de la Commission européenne. Une offre qui fut sèchement rejetée par le camp de l'austérité. Un groupe qui apparaît comme le camp vainqueur d'autant que du côté des recettes, les pays bénéficiant de rabais, le Royaume-Uni en tête, mais aussi l'Allemagne, les Pays-Bas et la Suède, les conservent. Le Danemark en obtient un qu'il sollicitait.

Un budget marqué par l'austérité
Côté dépenses le budget qui devait être un budget de croissance est finalement marqué par une austérité que réprouvaient des pays comme la France ou l'Italie, partisans d'une enveloppe globale mieux dotée. Ces derniers obtiennent que le maintien voire une légère croissance de deux des principales politiques de l'UE. La Politique agricole commune dont nos agriculteurs sont les premiers bénéficiaire, gagne un peu plus d'un milliard d'euros par rapport à la dernière proposition d'Herman Van Rompuy. Les fonds de cohésion pour les régions les plus défavorisées, pays de l'Est en particulier, obtiennent quant à eux plus de 4,5 milliards de plus. Un nouveau fonds pour l'emploi des jeunes sera doté de 6 milliards d'euros. Autre nouveauté très intéressante, si tous les crédits de paiement ne sont pas dépensés au cours d'un exercice, la somme restante devrait s'ajouter au budget européen de l'exercice suivant, au lieu d'être récupéré jusqu'à présent par les Etats. 12 milliards d'euros supplémentaires pour certains observateurs.

Un signal très négatif
Côté coupes, on les retrouve surtout dans le budget infrastructures dont plus 10 milliards d'euros disparaissent. Les fonctionnaires de Bruxelles devront quant à eux se serrer la ceinture avec 1,5 milliard de moins.
Au fond, le différend entre les Etats portait sur des chiffres presqu'incongrus. Ne pas arriver à s'entendre sur quelques milliards ... quel message !
Il n'en demeure pas moins que cet accord envoie un signal très négatif. Au delà de la réduction budgétaire, la structure interne du budget est elle-aussi très conservatrice et ne dégage aucune réelle vision prospective que seule l'Europe peut désormais porter au c?ur de ce Monde multipolaire qui nous environne. Et surtout comment qualifier de « budget pour la croissance » ce budget arraché aux zélateurs de l'austérité ? Comment imaginer que l'on peut s'accorder sur l'intégration politique, l'harmonisation fiscale ou encore l'avenir de l'euro si l'on ne dépasse pas la seule défense court-termiste des intérêts nationaux ?

Un budget étriqué, que le parlement européen refuse
Ce budget est historiquement et structurellement trop étriqué. Avec plus ou moins 1 % du PNB européen, comment faire croire aux Européens et aux autres qu'il peut générer une quelconque relance économique !
Le Parlement européen, qui va désormais se prononcer, doit voter ce budget à la majorité absolue. A plusieurs reprises, il a menacé de rejeter un accord qui se situerait en dessous des 1 047 milliards d'euros de la proposition initiale de la Commission Européenne. « Plus vous vous éloignerez de la proposition de la Commission, plus il est vraisemblable que votre décision se heurtera à un refus du Parlement européen », avait mis en garde jeudi dernier le président du Parlement, Martin Schulz. Et ce soir l'ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, le chef des Libéraux dudit Parlement a déclaré qu'il « voit mal le Parlement approuver ce budget ».
La crise est ouverte au c?ur de l'Europe et cette fois elle n'est pas seulement économique.

*Professeur associé à l'Université de Paris 1 la Sorbonne
Membre de la SEAP, Society of European Affairs Professionals
 

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Commentaires
a écrit le 11/02/2013 à 16:11 :
L'article me parait juste à ceci prés qu'il ne vise pas loin. Ce conservatisme de prudence tourne effectivement le dos à toute prospective expansionniste par la simple raison qu'il ne s'agit que d'un maquignonage de misère dans un foirail d'antagonistes qui font semblant de s'unir. Les plus sains sont les Britons qui, en bons "isliens," veulent commercer avantageusement sans être enquiquinés par l'obscurantisme de continentaux en disputes. Avec leur humour légendaire, ils invoquent même les populations outragées par ce que font leurs dirigeants.
L'orgueil prime chez ceux-ci et nul n'a le courage d'admettre que le budget à décider devrait être celui d'une liquidation progressive et amiable d'un demi-siècle de faux semblant. C'est pourquoi, la justesse de l'article n'est que par conservatisme subi pour ce foirail décrépi.
a écrit le 11/02/2013 à 12:57 :
Aucun budget public n'est à même d'engendrer une relance économique durable. Cela n'a jamais été le cas, même pas une fois par hasard. L'histoire de l'économie montre au contraire que les crises économiques trouvent systématiquement leur origine dans une manipulation budgétaire ou monétaire antérieure. Il est indispensable d'abandonner les vieilles théories des siècles passés, théories d'un autre temps, keynésiennes, socialistes, malthusiennes ou collectivistes, de relances budgétaire ou monétaire car, au bout de la route, il faut toujours payer l'addition. On ne peut pas impunément manipuler l'économie selon le souhait du prince, même s'il est élu. C'est d'abord par l'équilibre budgétaire strict puis par la baisse massive des budgets publics, jusqu'à les contraindre fermement aux missions régaliennes, que l'économie libérée pourra produire ses effets positifs. Hors de ce chemin de crête étroit qui doit guider toute politique économique, nous échouerons inexorablement dans la destruction économique, le chômage, la pauvreté, la misère et l'anarchie sociales (dictature).
Réponse de le 11/02/2013 à 14:24 :
La folie de la relance, vous savez bien que nous n'évoquons pas là seulement les finances publiques européennes, je précise celles de l'Union, mais une construction d'une autre nature, une autre dimension qui a besoin d'être soutenue, intégrée.
Réponse de le 12/02/2013 à 15:09 :
Oui, il faut construire l'Union, mais une Union strictement minimale régalienne, sont la fonction première sera d'interdire définitivement toute forme de socialisme collectiviste. De toutes façons, si on espère pouvoir construire autre chose, typiquement "l'Europe sociale", ça ne pourra pas durer car , les mêmes causes produisant inexorablement les mêmes effets, la faillite sera au bout de la route.
a écrit le 11/02/2013 à 11:00 :
Jadis, j?avais voté oui à l'Europe! Je pense que pour moi petit français moyen c'est la plus grosse connerie de ma vie. Depuis je n'arrête pas de m'appauvrir.... si l?Europe profite à quelqu?un ce n?est certainement pas au français lambda. Alors moi je dis, se tromper c?est humain mais persister devient à ce stade de l?escroquerie ! Sortons vite de cette Europe, ça ne pourra pas aller plus mal, car pire que pire, ça n?existe pas !

Réponse de le 12/02/2013 à 17:16 :
Vous avez raison c est une bêtise, mais si vous avez aussi voter Sarkosy vous etes un recidiviste
a écrit le 11/02/2013 à 9:33 :
Mr Cameron devrait pourtant savoir aujourd'hui que plus d'austérité conduit à endetter le pays plus que dans le passé puisque son ministre des finances devrait emprunter 60 milliards de £ pour boucler son budget dans le futur ...
Réponse de le 12/02/2013 à 17:27 :
Et oui donner des lecon austérite, quant on a un pays dont la dette atteind 410% du PIB c est typiquement Anglais.
a écrit le 11/02/2013 à 9:32 :
Défaite? toujours là, hélas...
Ca tombe quand, ce machin sordide?
a écrit le 11/02/2013 à 5:27 :
le "budget" de 1% du pib europeen baise de 1%....que de commentaires transfert des amendes,attendra t on le vote du parlement pour aborder le debat?
a écrit le 10/02/2013 à 23:53 :
On reste à 1% du PIB européen, or ça fait des années qu'on est autour de ce pourcentage en terme de paiements, qu'y-a-t-il de si extraordinaire? Rien. On reste dans une Europe puzzle qui n'arrive pas à franchir le pas du fédéralisme, à avoir une défense commune, dont les institutions sont distantes des citoyens, des politiques qui n'ont aucune envie de créer des partis pan-européens et pour qui l'Europe sert trop souvent de bouc émissaire pour se défausser de leur responsabilités nationales. Comment dans un tel contexte pourrait on espérer autre chose que d'avoir un budget qui fait aussi du surplace comme tout le reste?
a écrit le 10/02/2013 à 22:14 :
Dans l'absolue bien sur l'europe, et plus encore l'ideal europeen, sort par la petite porte. Mais comment pouvait-il en aller autrement? GB allemagne pays bas etc voulaient l'austerite et il y a quelques mois l'existence de l'euro etait en question. d'un autre cote l'essentiel a ete preserve. A partir de la tout est possible et ce sera aux europeens de decider. Aujourd'hui il est peut etre important d'imposer a chacun des choix.
a écrit le 10/02/2013 à 21:59 :
Les intéréts nationalistes ont pris le dessus , surtout cotés Germain et Saxon dont acte dans la construction.....
à F.H prend du recul vis à vis de ce ramassi de M....qui ne voit pas plus loin que le bout de son électorat...
a écrit le 10/02/2013 à 21:51 :
cher JCG : Je comprends mieux vos affirmations (Saint Keynes priez pour nous ?). evidemment si pour vous un budget toujours en hausse et une consommation maximale des crédits ouverts quelque soit l'utilité de l'investissement est le signal d'une vision prospective de l'Europe , je comprends que vous soyez déçu .
Pour ma part , j'ai l'honneur de gérer depuis plus de 15 ans commune et intercommunalité , et fort heureusement pour mes concitoyens , je ne mets pas la hausse annuelle du budget comme but ultime de ma mission , car voyez vous cher JCG ,dans la vraie vie, une hausse du budget se traduit invariablement par une hausse de la dette ou de la fiscalité .

Réponse de le 10/02/2013 à 23:39 :
bibi, vous savez comme moi qu'il n'y a là rien de comparable. Bravo pour votre rigueur mais nous n'évoquons pas là seulement les finances publiques européennes, je précise celles de l'Union, mais une construction d'une autre nature.
a écrit le 10/02/2013 à 20:17 :
les exportations agricoles allemandes sont plus importantes que les française. 80% du budget europeen agricoles? cette affirmation a peut etre été valables il y a 40 ans.
ce que je vois c est l association d un pays qui est deja pratiquement hors europe, et surtout hors zone euro, avec l allemagne; cette europe marche sur la tete. elle va implosé, vbon debarras
a écrit le 10/02/2013 à 19:39 :
Il faut regarder la situation budgétaire en face:
80% du budget de l'Europe sont dépensés en aide à l'agriculture (principalement française) et les frais de fonctionnement des administrations. Ni l'un, ni l'autre n'aident à la croissance. Il faut donc comprendre les allemands et britanniques qui veulent revoir les dépenses.
L'agriculture représente 5% de l'économie européenne donc une réorientation des aides vers des activités de croissance est indispensable et une baisse des dépenses de fonctionnement est possible: supprimer le parlement de Strasbourg par exemple. Cela permettra de ne pas réduire d'autres dépenses comme l'aide aux plus démunis. Il y a beaucoup d'argent dans le budget européen. Il est temps qu'il soit mieux géré.
Hollande ne pouvait pas soutenir des augmentations de dépenses dans ces conditions. Il est irresponsable.
Donc je dis Bravo à Merkel et Cameron!
Réponse de le 10/02/2013 à 20:46 :
Changer les équilibres internes du budget ok mais geler l'aventure européenne non !
Réponse de le 11/02/2013 à 10:56 :
@BPJ: Je suis d'accord avec vous et aussi avec l'idée de "juvamine" qu'un changement de la répartition interne du budget vers la recherche, l'éducation, les programmes d'échanges (Erasmus et autres) serait ooportun. Par contre re-vérifier vos chiffres: Le poids de la PAC dans le budget ne cesse de diminuer (d'une manière, à mon avis bien insuffisante). Il était au-delà de 50 % voir 60 %, il y a des dizaines d'années; aujourd'hui il pèse moins de 40 % dans les 36 à 38 % de mémoire. Je ne vais pas contrôler mes propres chiffres, mais je vous assure que nous sommes loin des 80 %. Autre chiffre vos 5 % qui me semble trop loin de la réalité, l'agriculture représente 1.8 % du BIP de l'Europe, donc 3 fois moins que vous pensez! (en 2011, je viens de vérifier à l'instant ce chiffre en tapant "agriculture" wikipédia page en anglais.)
a écrit le 10/02/2013 à 19:09 :
Sans commenter le fond -après tout, je ne suis qu'un simple citoyen européen- j'émets une réserve sur la formulation grammaticale de votre article. Certains laxismes vont même jusqu'à faire hésiter sur la sémantique de la phrase... Merci de mieux honorer la langue française...
Réponse de le 10/02/2013 à 20:09 :
Alors là vous exagérez ! Ce texte est parfaitement juste grammaticalement et comme vous le dites honore la langue de France !
Réponse de le 10/02/2013 à 22:57 :
polux, en effet c'est assez bas de plafond !!!
a écrit le 10/02/2013 à 16:35 :
Je suis plutôt triste car européiste mais c'est ainsi : on ne peut pas forcer des peuples à se fondre dans un ensemble supranational. Quant au déclin de l'Occident, il est bien amorcé. Votre allusion à la carte du monde : suis pas sûr que "big is beautiful" si vous voyez ce que je veux dire ! En revanche les pays de jeunes, ça c'est bigrement l'avenir !
Réponse de le 10/02/2013 à 16:57 :
Il est clair que l'on ne peut les forcer ! Surtout quand leurs élites respectives adressent en continu leurs propres erreurs et errements en culpabilité de l'Europe.
Réponse de le 10/02/2013 à 17:04 :
Ne soyez pas trop triste. Nous pouvons être jeunes nous aussi et le Big ne crée pas forcément l'effacement du petit ! Enfin l'UE est encore plus jeune ...
a écrit le 10/02/2013 à 15:16 :
Bah! A quoi bon plus d'Europe puisque l'avenir c'est désormais le grand marché transatlantique, ainsi que viennent de très officiellement l'annoncer les autorités "européennes". Cette fois, les décisions seront directement prises à Washington, comme cela a d'ailleurs toujours été le cas en coulisse, donc plus besoin de financer une illusion de pseudo union européenne.
Réponse de le 10/02/2013 à 15:59 :
Albert, trop rapide ce jugement d'une autre époque. Vous oubliez la réalité de l'est européen et les déplacements vers l'ouest de vos amis de Washington DC.
a écrit le 10/02/2013 à 14:45 :
Les politiques n ont pas compris que le principe de mutualiser les ressources est de faire des économie. Dans tout les projets gère par des politiques les coûts n ont fait qu'augmenter au lieu de baisser. Leur fin n est pas une gestion rationnel et raisonnable mais leur réélection ou celle de leur amis. Ainsi il privilégie tout projet permettant cette fin quitte à voir le coût augmenter de façon drastique.
Par exemple pour quoi faire des négociation le jour lorsque la rémunération augmente à partir de 19h, pourquoi avoir 1 siège de parlement lorsque l on peut en avoir 2, pourquoi avoir un pouvoir législatif lorsque l on peut en avoir 2 (les décidons de Bruxelles s applique à tous les états mais il y a tout de même des politique charge de "traduire en droit national les décision chose qui prend un nombre incalculable d'année et mobilise énormément de personnes)
a écrit le 10/02/2013 à 12:52 :
Médiocrité européenne!
a écrit le 10/02/2013 à 12:17 :
Doit on emprunter sur les marchés pour verser notre côte-part? Argent qui nous reviendra par la PAC avec les contraintes décidés a Bruxelles! C'est bien la construction de "cette" Europe qui nous impose au déficit permanent pour mieux nous manipuler! On impose des "réformes" qui ne sont que des déreglementations! On détricote afin d'avoir une pelote de laine mais rien de positif..
a écrit le 10/02/2013 à 12:04 :
Il est toujours risible d'entendre qu'une négociation doit se passer la nuit (longue de préférence) pour être crédible! Je leur propose de faire leur réunion au niveau du cercle polaire... pour plus de crédibilité!
Réponse de le 10/02/2013 à 15:52 :
Manip, là vous marquez un vrai point !
a écrit le 10/02/2013 à 11:41 :
Pauvre europe......ils faut que l on agisse vite avant de devenir un pays sous dévellopé
Réponse de le 10/02/2013 à 15:51 :
daniel79, vous n'êtes plus très loin de la triste future vérité.
a écrit le 10/02/2013 à 11:16 :
Mais qu'est-ce qu'ils croyaient, les fédéralistes européens ?

Qu'est-ce qu'ils espéraient, les fédéralistes européens ?

Ils croyaient que l'Union Européenne était le monde merveilleux des petits bisounours, dans lequel tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tout le monde il est solidaire ?

Ils croyaient que les pays européens étaient solidaires entre eux ?

Ils croyaient à la fable merveilleuse de la "solidarité européenne" ?

Vendredi 8 février 2013, le sommet européen a fait retomber les bisounours fédéralistes dans le monde réel.

C'est simplement la mort des bisounours qui croyaient encore à "l'Europe fédérale".

Ce qui s'est passé vendredi 8 février 2013, c'est simplement la mort de l'idée européenne.

Pour la période 2014-2020, le budget européen sera au niveau minable de 1 % du PIB de l'Union Européenne ! 1 % du PIB !

Maintenant, l'époque de la soi-disant "construction européenne" est terminée.

Maintenant, nous entrons dans une nouvelle époque.

Maintenant, nous entrons dans l'époque de la déconstruction européenne.

L'expérience supranationale a foiré.

C'est terminé. On arrête l'expérience.

Il va y avoir un retour aux 17 frontières nationales.

Il va y avoir un retour aux 17 monnaies nationales.

La soi-disant "Union Européenne" va rejoindre toutes les autres constructions supranationales dans les poubelles de l'Histoire.
Réponse de le 10/02/2013 à 13:36 :
Cest le mal que cela aura fait au porte monnaie des plus faibles , tout cela pour gaver nos politiques !!!
Réponse de le 10/02/2013 à 15:51 :
BA, vous êtes très définitif ! Défaite ne veut pas dire la fin. Et je voudrais vraiment que vous poussiez plus loin votre description post poubelle. Ca m'intéresse.
Réponse de le 10/02/2013 à 15:58 :
BA, larguez votre triste et régressif souverainisme ! Ouvrez grand les yeux et ballades vous sur la planète terre. Vous comprendrez vos errements.
a écrit le 10/02/2013 à 11:00 :
Herman Van Rompuy il sert à quoi????
Réponse de le 10/02/2013 à 15:49 :
pmxr, belle question !
a écrit le 10/02/2013 à 10:56 :
Bon ok ... la réduction du agricole ... n'est pas bon pour la France ... mais d'avoir chez nous deux fonctionnaires qui brassent de l'air pour un agriculteur ... il faut arrêter les conneries !
a écrit le 10/02/2013 à 10:36 :
« ne dégage aucune réelle vision prospective que seule l'Europe peut désormais porter au c?ur de ce Monde multipolaire qui nous environne ».
Mais pour qui vous prenez-vous ? Pour qui nous prenez-vous ?
Voici bien une vision conservatrice d?une Europe arrogante qui se prend encore pour le centre du monde, et fait la morale.
Du néocolonialisme.
Réponse de le 10/02/2013 à 15:48 :
VOLTAIRE, il n'y a aucune vision néocolonialiste dans ces propos. Et si nous ne sommes pas le centre du Monde, c'est un fait, l'Europe demeure notre espace commun à nous européens. Un espace qui vie avec les autres grands espaces qui structurent ce Monde en effet devenu depuis 2001, un Monde multipolaire, plein d'ambitions, très compétitif voire guerrier. Et c'est pour moi la seule géographie qui peut porter notre avenir dans cette réalité.
Réponse de le 10/02/2013 à 16:05 :
Voltaire c'est vous qui êtes le conservateur, relisez vous bien.
a écrit le 10/02/2013 à 10:18 :
quelle suffisance dans les propos de ce "Professeur" : " ce budget est historiquement et structurellement trop étriqué" ; Mais quelle est la légitimité de ce Monsieur ? a t il déjà dirigé un Etat ? une Collectivité locale , bref géré de l'argent public ? des déficits chroniques dans la plupart des pays , mais pas de probléme , répétons à l'étage supérieur la meme gabegie .Encore heureux que les anglais et les allemands mettent le hola !
pour le reste je suis en phase avec les propos de Tomibiker .
Réponse de le 10/02/2013 à 10:45 :
Vous avez raison bibi.. On va commencer par Stopper toutes les évasions fiscales à coups d'épées en demandant à Martin Schulz et Mr Barroso de taper du point sur la table ! ramener si possible tout l'argent (et dieu sait qu'il y en a) parti en l'air et qui fait mourir à petit feu les états un à un (grèce, chypre en déclin etc..) ! afin de pouvoir structurer enfin un jour l'Europe en long et en large pour faire face à d'autres grandes Nations !!
Réponse de le 10/02/2013 à 15:44 :
bibi, je ne sais pas où est la suffisance et surtout la légitimité ? Dirigé non, accompagné oui pour répondre à votre affirmation brutale. Si vous suivez réellement les affaires publiques nationales et européennes, vous devriez savoir que cette somme est loin de créer de la dette et que nous en avons, par le passé, largement bénéficié même si nous étions déjà moins performants dans la consommation de nos crédits que les britanniques et les allemands. Voyagez dans le temps et aussi aujourd'hui dans la géographie européenne et pensez aussi à l'équilibre de l'Union cher ami.
a écrit le 10/02/2013 à 10:12 :
Independant du gaspillage que les fonctionnaires Europeens ont tristement habitude de faire, ce qui est grave dans cette affaire, c'est que non seulement Europe a été faite en oubliant les principes démocratique, mais ce qui reste de celle-ci par rapport a assemblée qui est demotratiquement elus par les citoyens de chaque nation va devoir se plier au dictacte d'une chanceliere et d'un premier ministre qui ne represente qu'un peu plus de la moitié des electeurs de leurs pays et encore Cameron est porté que par les Anglais et non du royaume vu que Ecosse et Irlande du nord n'approuvent pas sa politique. Conclusion c'est environ 15% des habitants qui imposent leurs visions si nous pouvons considérer que l' Angleterre est encore un membre, l'assemblée du refus de cette politique représente plus de la moitie des citoyens Europeens. La demonstration est maintenant faite l'Europe est une dictature et les assemblées servent a enrichir des membres des parties, nous ne sommes pas tres eloigné de ex URSS.
Réponse de le 10/02/2013 à 15:39 :
Guetteur, pour combattre ce que vous décrivez avec passion et quelques vérités, il faut envoyer à Strasbourg des parlementaires qui s'intéressent vraiment à l'Europe et qui s'impliquent dans un processus qui est intérieur comme l'ont bien intégré les pays que vous incriminez !
Réponse de le 12/02/2013 à 17:13 :
Vous rêvez si vous pensez que les Anglais ou les Allemands s intéresse à autre chose que leurs interets nationaux. Pour illustrer à quel point le gouvernement Allemand se moquent de ses parlementaires c est de regarder comment écologie est prise en
Compte notamment avec le charbon.
a écrit le 10/02/2013 à 10:03 :
A partir du moment où la France paie plus qu'elle ne reçoit de ce budget européen , on ne voit pas pourquoi un gel de ce dernier constituerait une défaite . Mieux vaut s'attaquer aux " chèques" de remise aux divers états qui refusent une totale solidarité, ce que commence à faire, avec courage, ce gouvernement , mais, c'est vrai , avec peu de résultats .
Réponse de le 10/02/2013 à 15:35 :
econoclaste, nous recevons moins parce que nous ne nous battons ensuite trop peu pour accéder aux crédits au delà de ce qui nous est structurellement du.
a écrit le 10/02/2013 à 9:04 :
Ce Monsieur n'a semble-t-il pas très bien compris la problématique, il nous pond un évangile de la doxa. En effet, l'austérité n'existe pas lorsque le budget diminue de moins de 2%. Ensuite, sur les 960 milliards il y a plus de 370 milliards qui vont aux agriculteurs, à l'époque du génie génétique, de l'informatique des autoroutes du virtuel, mais à Bruxelles on préfère soigner les patates, les fraises et les tomates et surtout l'administration des fonctionnaires qui soignent les règlements pour mesures la couleur, la grosseur desdits légumes. Il ne faut pas non plus oublier le reste pour les politiques régionales, vous savez pour saupoudrer les corrompus, les corrupteurs, les autoroutes qui n'existent pas en Sicile ou les métros de Grèce qui n'ont jamais existé, le reste sert évidemment à rémunérer ces chers fonctionnaires dont on nous dit que 4300 gagneraient plus que la Merkel alors il eût été plus sensé de renvoyer tout ce monde à la maison ou aux champs. N'en déplaise à ce Monsieur.
Réponse de le 10/02/2013 à 15:30 :
Tomibiker, ce que j'écris si vous me lisez bien, au lieu de survoler de vos certitudes, est très en phase avec votre critique du conservatisme de la structure de la dépense européenne. Relisez bien dear !
Réponse de le 10/02/2013 à 15:56 :
Tomibiker semble s'emballer dans une absence de compréhension souverainiste des apports historiques de l'Union !
Réponse de le 10/02/2013 à 16:04 :
Tomibiker doit peu se déplacer et surtout seulement lire les proses souverainistes tout en rêvant à un passé qui ne éradiquer plus jamais là. Pauvre Tomibiker !
a écrit le 09/02/2013 à 23:34 :
Les intérêts nationaux primeront toujours, et c'est normal. Faut-il être ce point bisounoursesque pour croire ou espérer le contraire ? C'est d'ailleurs la raison essentielle pour laquelle l'Europe n'a d'avenir qu'à travers une Europe des Nations et non pas fédérale.
Réponse de le 10/02/2013 à 15:27 :
Clyde, 80% de notre droit est déjà imaginé, négocié au niveau européen et vient ensuite s'imposer aux nations. Ce sont des affaires intérieures !
Réponse de le 10/02/2013 à 16:07 :
Bisounours ! je ne crois pas Clyde. Européen oui !
Réponse de le 11/02/2013 à 0:32 :
Européen, ça n'a pas de signification précise. Ca peut dire plein de choses. Juste une précision: il existe des peuples européens mais pas de peuple européen.
a écrit le 09/02/2013 à 20:58 :
En septembre 2011, il y a eu une information importante :

11 septembre 2011 :

Budget de l'UE : neuf pays entament un bras de fer contre Bruxelles.

Neuf pays européens, dont l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni vont faire savoir lundi à la Commission que sa proposition de futur budget de l'UE (2014-20) est trop élevée face au contexte de rigueur généralisée, selon des sources diplomatiques.

"La proposition de la Commission européenne est trop élevée. Les hausses de dépenses du prochain cadre multiannuel sont nettement excessives par rapport à ce qui est requis pour une stabilisation du budget européen", indique un projet de déclaration conjointe obtenu l'AFP, qui doit être rendu public lundi.

Les ministres des Affaires européennes d'Autriche, du Danemark, d'Allemagne, de Finlande, de France, d'Italie, des Pays-Bas, de Suède et du Royaume-Uni doivent approuver ce document lors d'une rencontre lundi à Bruxelles, avant une réunion avec leurs homologues de l'ensemble de l'UE.

Mais ça, c'était en septembre 2011.

Ensuite, il y a eu mai 2012, l'élection de François Hollande. Et la France a changé de camp. Après mai 2012, la France a rejoint le camp des Etats européens favorables à une augmentation du budget européen.

Enfin, il y a eu le vendredi 8 février 2013 : les chefs d'Etats et de gouvernements d'Autriche, du Danemark, d'Allemagne, de Finlande, des Pays-Bas, de Suède et du Royaume-Uni ont gagné une bataille historique.

Ils ont obtenu une baisse de 3 % du budget européen.

Et la France se retrouve dans le camp des vaincus.

Pour la période 2014-2020, le budget de l'Union Européenne sera au niveau minable de 1 % du PIB de l'Union Européenne.

Et il reste des bisounours qui croient encore à "l'Europe fédérale" ?

J'éclate de rire !
Réponse de le 10/02/2013 à 10:55 :
L'imagination est plus importante que le savoir ! Albert Einstein... et la roue tourne ;)
a écrit le 09/02/2013 à 20:22 :
Confiserie présidentielle ?

Dur à l?extérieur, mou à l?intérieur, voilà le profil de la politique hollandaise. Pour se draper des oripeaux du chef de guerre, comme une tradition pour les présidents de la Vème, il impose ses choix pour le Mali. Au contraire, sur la scène localisée de l?Union européenne, Hollande rend les armes face à l?arrogance britannique. Sa guerre de cent heures, tout au plus, n?aura fait aucune étincelle. http://pamphletaire.blogspot.fr/search/label/Hollande%20%28Fran%C3%A7ois%29
a écrit le 09/02/2013 à 20:20 :
c'est plutot la défaite de l'europe des lobbys financier et des derniers fanatiques religieux qui croient encore à la bonne vieille tambouille chicago boys. ... et que ce conseil véritable valet des lobbys disparraisse aussi.. du neuf et des idées nouvelles c'est toujours mieux que le manuel du milton friedman pour les nuls en mode no brain. je trouve cela plutot positif.
a écrit le 09/02/2013 à 20:18 :
Espérons que nos parlementaires européens, s'ils sont enfin présents et actifs au sein dudit Parlement, vont répondre à leur responsabilité. Il faut aussi une révolution au sein de cette institution. Et surtout envoyer à Bruxelles et à Strasbourg des compétences et des engages et non des amis ou recales des suffrages nationaux. Ceci est valable de gauche à droite et surtout chez nous.
a écrit le 09/02/2013 à 19:23 :
Normal 1 est satisfait nous aurons de l'austérité !!! Mais quand donc sortira t on de cette europe de misère ...
a écrit le 09/02/2013 à 18:57 :
La crise est ouverte avec le Parlement qui ne peut que révoquer la Commission qui n'a pas démérité devant le Conseil européen des chefs d'états. La Comission ne peut qu'appliquer le budget en l'état. Le Parlement peut-il prendre le risque de révoquer la Commission en pleine crise financière?
Réponse de le 09/02/2013 à 20:07 :
crisouverte, le Parlement doit désormais prendre toute la mesure de sa responsabilité et démontrer que l'Union est en mouvement vers la démocratie supranationale !
a écrit le 09/02/2013 à 18:34 :
Si la vision est claire, c'est chacun pour soi!
Réponse de le 09/02/2013 à 20:06 :
Coam, vous résumez clairement les fait !
Réponse de le 10/02/2013 à 9:46 :
foutre ces capitalisres fortunes politiques europarlementaires aux oubliettes par le refus des eurocitoyens est organiser une greve de la consommations et ne plus organiser de deplacement les week end. nous nous enrichirons nous aussi. reclamer une taxe sur les revenus des loyer car c est une activite commerciale. taxer les gains augmentes par l utilisation de mains d oeuvre a bas cout. obligation de tout representant politique europeen de devoiler ses revenus a la cour des comptes europeenne et subir enquete sous peine de restitution des dit revenus si refus ou faute de toutes sorte. andre auvray

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