"Le modèle allemand atteint ses limites"

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Gilles Moec, économiste, co-directeur de la recherche économique chez Deutsche Bank. Copyright DR
Gilles Moec, économiste, co-directeur de la recherche économique chez Deutsche Bank. Copyright DR
L'Allemagne a été chahutée la semaine dernière en raison des rumeurs de dégradation de sa note Aaa par l'agence de notation Moody's. Ses exportations ralentissent et ses perspectives de croissance sont faibles, alors que l'on entre de plain-pied dans la campagne électorale. Pour La Tribune, Gilles Moec, économiste, co-directeur de la recherche économique chez Deutsche Bank, revient sur les difficultés rencontrées par l'économie allemande, ses défis et sur l'impact que la campagne électorale pourrait avoir sur les stratégies européenne et économique du pays.

La Tribune : La croissance allemande montre quelques signes de faiblesse. Cette tendance est-elle durable ?

Gilles Moec : Les perspectives ne sont pas très bonnes. Nous prévoyons une croissance à 0,3% pour 2013. Mais il faut se méfier des moyennes annuelles, parce qu'elles masquent des mouvements trimestriels. Pour le moment, on traine l'effet négatif de la fin de l'année 2012. La croissance devrait se limiter à 0,1% au premier trimestre et reprendre un rythme entre 0,3% et 0,4% jusqu'au quatrième trimestre. Tout dépend de la bonne tenue des exportations vers la Chine et les Etats-Unis. Pour l'instant, on ne note pas de signe d'accélération. En glissement annuel, on constate que les exportations vers la Chine sont en décélération et qu'elles stagnent vers les Etats-Unis. Et celles vers la zone euro diminuent. Du côté de la zone euro, on espère au mieux une stabilisation. En revanche, le scénario d'une accélération de la demande américaine et chinoise est envisageable cet été.

L'agence Moody's a maintenu la note de l'Allemagne sous perspective négative. Va-t-elle finir par perdre son triple A ?

Si l'Allemagne perdait son triple A, ce serait parce qu'elle accumule dans son hors bilan des dettes contingentes liées aux aides à destination des pays du sud de la zone euro. Il faudrait que la zone euro soit dans une crise telle que l'Allemagne devrait payer plus. Par exemple, si l'Italie et l'Espagne devaient avoir recours au Mécanisme européen de stabilité (MES), il pourrait devoir être élargi, ce qui pourrait déclencher une perte de son triple A par l'Allemagne. Mais pour l'heure, les grands risques systémiques ont été limités.

Et si elle le perd ?

Si elle le perd, la question est de savoir ce qu'il reste à côté. Les Etats-Unis et la plupart des grandes économies l'ont perdu. Les liquidités devront bien aller quelque part. On commence à s'habituer. Plus nombreux sont les pays qui perdent leur triple A, plus l'impact est limité. Et cela signifierait que la zone euro serait dans un tel état de dégradation que l'Allemagne serait toujours considéré comme une valeur refuge.

Quels sont les défis auxquels doit faire face l'Allemagne ?

Le problème en Allemagne, c'est qu'on se dit qu'il n'y a pas de problème budgétaire et pas de problème d'emploi et que la demande intérieure devrait repartir grâce à une hausse des salaires. Mais la hausse des salaires dépend des perspectives des exportations. Et l'effet des craintes sur les exportations sur les investissements est encore plus fort. Dans ces conditions, la demande intérieure ne prend pas le relais pour compenser la baisse des exportations parce qu'elle dépend en partie de la demande extérieure. La vraie question est de savoir si l'Allemagne peut continuer avec ce modèle de croissance. Elle poursuit un but de compétitivité et de stabilité, ce qui s'explique par sa démographie. Mais ce modèle atteint ses limites.

C'est-à-dire ?

Le débat sur la richesse des ménages allemands est intéressant. On voit que la richesse médiane est faible et que la richesse moyenne est haute. On dit souvent que l'Allemagne est un pays riche mais que les Allemands sont pauvres. La faiblesse de la richesse des ménages est compensée par une position financière très confortable des entreprises. Une réorientation vers une redistribution via les salaires ou les dividendes, ou via un effort d'investissement physique supplémentaire, est envisageable après avoir engendré les bénéfices de plus d'une décennie de restauration de la compétitivité.

La campagne électorale qui a débuté en Allemagne peut-elle avoir un impact sur les positions d'Angela Merkel ?

L'effet de la campagne électorale sera quasiment nul sur les positions européennes d'Angela Merkel et de l'Allemagne parce qu'il y a un consensus depuis des mois entre le SPD et la CDU sur ce sujet. La question est cogérée par la droite et la gauche. En ce qui concerne la stratégie économique, c'est différent. Le SPD est en avance sur la question des salaires notamment. On constate un mouvement général de la politique allemande vers la gauche. Même la CDU se déplace vers sa gauche. Elle est aussi consciente que le SPD de la question des salaires et Angela Merkel bouge sur la question de la politique budgétaire. Il y a beaucoup plus de réalisme dans sa position que ce que l'on croit. Par contre, il y a un véritable raidissement sur la question de l'union bancaire. En juillet, on avait peur, tout le monde était prêt à signer. Maintenant que la situation s'est calmée, on laisse filer.

La pauvreté fait-elle partie des débats ?

Les sujets de la pauvreté et de la justice sociale sont au c?ur de la campagne électorale des deux côtés. On constate que tout le monde évolue un peu à contre-emploi. Le SPD veut revenir sur les réformes de Gerhard Schröder et la CDU se montre de moins en moins libérale. La phase de la dérégulation est une phase terminée en Allemagne. Mais ça n'est pas parce que l'Allemagne met fin à cette phase là que la France doit se dire qu'elle est débarrassée de la question des réformes qu'elle a à faire. L'Allemagne est allée au bout de la logique de réforme.

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a écrit le 23/04/2013 à 14:52 :
A force de tuer ses partenaires de l'Europe -et pas seulement du Sud- en imposant l'austérité, l'Allemagne avec moins de clients voit enfin son économie se dégrader ... Mme MERKEL reprenez conscience tant qu'il est encore temps : halte au pacte de stabilité et ses objectifs en ce moment, et regardez plutôt à faire réformer la BCE pour que les Etats aient enfin une vraie banque centrale utile qui ait le souci plus de la croissance que de l'inflation (qu'elle puisse prêter directement aux Etats en particulier sans passer par la loi des marchés rapaces) !
a écrit le 22/04/2013 à 16:51 :
A travers toutes ces études sur l'économie Allemande, personne ne parle de la démographie de l'Allemagne... ce qui est révélateur de la gestion du pays !
a écrit le 22/04/2013 à 16:39 :
"L'Allemagne, seul pays d'Europe en excédent budgétaire " ==="D'après les chiffres définitifs d'Eurostat 2012, l'Allemagne est le seul pays européen à dégager un excédent budgétaire, équivalent à 0,2% de son PIB, soit 4,09 milliards d'euros."=== Dommage que Bercy ne fasse pas appel à tous ces "économistes français autoproclamés" comme Gilles ! Ils oublient juste une chose dans leurs analyses : La France est devenue une république SOCIALISTE qui ne dit pas son nom ! Et l'on sait tous, comment ces modèles collectivistes ont fini ! === Source : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/04/22/20002-20130422ARTFIG00387-l-allemagne-seul-pays-d-europe-en-excedent-budgetaire.php
a écrit le 22/04/2013 à 16:22 :
OK ! Vous reprenez en substance les propos vivement critiqués à l'époque des sieurs TODD, SAPIR et consorts. A cela, il faudrait ajouter les considérations des anthropologues qui soulignent un peu partout les différences incommensurables entre nos deux nations. Rappelons aussi que le pacte pour l'emploi récemment adopté par le Sénat est basé sur le modèle flexible allemand... Alors ?
a écrit le 22/04/2013 à 16:08 :
L'Allemagne a exporté son chômage dans tous les pays Européens et à importer des salaires trop faibles avec la production venu des Pays de l Est ou de Turquie.. La Turquie se développe au détriment de l'Europe !
L'Allemagne est un pays encore riche, mais les Allemands sont pauvres, c'est cela la réalité..;Je préfère l inverse , et mon Frigo aussi !!
L'Allemagne a pompé l'économie de tous les pays européens, maintenant il n y a plus rien à presser en Europe. L Allemagne va devoir AUGMENTER LES SALAIRES, L UMP continuera a suivre le modèle Allemand ?????
a écrit le 22/04/2013 à 15:41 :
C'est quand même amusant de constater que l'Allemagne qui a imposé sa gestion de la crise à toute l?Europe est celle qui s'en tire le mieux une fois que sa politique a été suivie.

Réponse de le 22/04/2013 à 15:54 :
ça fait quand même 10 ans qu'elle suit sa politique de redressement des comptes. Alors que les autres pays qui sont forcés à faire de même n'en sont au mieux qu'à 3 ou 4 ans (Irlande) et à ce stade, l'Allemagne était en piteux état.
a écrit le 22/04/2013 à 15:18 :
Si la mediane des revenus est basse alors effectivement le modèle a ses limites. Ceux qui disent le contraire s'imaginent qu'étant donné leur valeur, si ils étaient Allemands, ils seraient forcement du bon côté de cette médiane.
a écrit le 22/04/2013 à 15:10 :
par hasard vous avez payé M.Gilles Moec pour dénigrer l'Allemagne?
A ce jour,dans la presse tout est possible.Donnez moi 1000 euro et je vous insulterais de
matin à soir.
J'ai l'impression que vous cherchez,pour nos problèmes,des boucs émissaires au de la
du Rhin.
Réponse de le 22/04/2013 à 16:04 :
ce monsieur a raison dans une certaines mesure... les allemands ne se sentent pas assez riches pour payer les frasques de pays qui souhaiteraient se voter ' la retraite a 35 ans pour tous', payer pour renflouer des paradis fiscaux, payer pour que des philosophes exportateurs d'olives puisse continuer de boire de l'ouzo au bord du piree, payer pour...
Réponse de le 22/04/2013 à 16:20 :
@churchill : juste pour préciser : les allemands ne payent pas les "frasques" des irlandais, grecs et autres portugais. Ils encaissent (comme les français) les intérêts des prêts qu'ils leur font. Mais, comme les banques vis à vis de leurs clients endettés, ils veillent à leur maintenir la tête hors de l'eau. Pour qu'ils payent jusqu'au bout. Les buveurs de bière et les mangeurs de baguettes ne font pas de cadeaux aux philosophes buveurs d'ouzo, ni aux mangeurs de sardines. Ils les plument.
a écrit le 22/04/2013 à 14:44 :
Cet article tombe à merveille pour rassurer Messieurs Moscovici, Ayrault, Cazeneuve et Hollande !
Réponse de le 22/04/2013 à 14:54 :
l'allemagne fonce et a 183 milliards d'euros d'excedent commercial nous on est en deficit de 80 milliards d'euros la France croule sous les dettes tandis que l'allemagne gagne de l'argent presque partout , votre article est bidon et non avenu
Réponse de le 22/04/2013 à 15:14 :
la stratégie ultra-classique qui consiste à cacher ses propres faiblesses en accablant le voisin... Si l'Allemagne réussit mieux que nous (qui peut le contester ?), c'est forcément à nos dépends. Nous en France, on fait dans la tactique politicarde-franchouillarde : on joue la montre en attendant la croissance "miracle", on parie sur une défaite de Merkel plutôt que de compter d'abord sur nous et entreprendre des vraies réformes, on rend les autres responsables de nos malheurs pour se dédouaner de nos échecs.
Réponse de le 22/04/2013 à 15:34 :
Un AUTRE pays voisin de la France fait mieux: la Suisse a en effet un excedent élévé des exportations et la confédération ainsi que la moitiés des cantons ont terminé l'année 2012 avec un excédent des comptes publics.
a écrit le 22/04/2013 à 14:31 :
Beaucoup de jalousie franchouillarde dans certains commentaires... et on en profite pour bien dénigrer l'Allemagne... pas très glorieux tout ça...
Réponse de le 22/04/2013 à 14:46 :
Dénoncer le hold up des assistés fiscaux quand on est soit même accablé d'impôts en travaillant, vous appelez ça de la jalousie ? Moi je vote pour le système allemand : tout pour les entreprises et ceux qui se décarcassent, rien pour les rentiers immobiliers !
Réponse de le 22/04/2013 à 15:50 :
C?est exactement ce que je dis !
a écrit le 22/04/2013 à 14:26 :
On peut certainement faire confiance aux "économistes" de tous poils pour nous dire ce qui va arriver. Vu le nombre de fois où ils se sont trompés, c'est à dire toujours, nous pourrions en douter. Moi, je dis que Merkel ne va pas être réélue, c'est mon petit doigt qui me l'a dit.
Vous pouvez avoir une confiance aveugle en ma prédiction...Comme en celle des prévisionnistes économiques qui ont la particularité de très bien expliquer ce qui s'est passé une fois que c'est arrivé...
a écrit le 22/04/2013 à 14:26 :
On peut certainement faire confiance aux "économistes" de tous poils pour nous dire ce qui va arriver. Vu le nombre de fois où ils se sont trompés, c'est à dire toujours, nous pourrions en douter. Moi, je dis que Merkel ne va pas être réélue, c'est mon petit doigt qui me l'a dit.
Vous pouvez avoir une confiance aveugle en ma prédiction...Comme en celle des prévisionnistes économiques qui ont la particularité de très bien expliquer ce qui s'est passé une fois que c'est arrivé...
a écrit le 22/04/2013 à 14:11 :
Avant de regarder le voisin pour le dénigrer, on pourrait se regarder soi-même : pour les exportations, toujours en baisse, on perd des parts de marché toutes les années, avec des échanges extérieurs en déficit. Pour la note de crédit, le triple A on l'a déjà perdu et on est en perspective négative, pour les inégalités, l'Allemagne a un coefficient de GINI meilleur qu'en France. La pauvreté augmente en France et le pouvoir d'achat diminue. A part ça, essayer de dire qu'ailleurs ça pourrait aller moins bien, ou plus mal, quel est l'intérêt ? C'est ici qu'il faut faire avancer les réformes et changer l'état d'esprit. On a besoin d'idées et d'actions, pas de comparaisons.
Réponse de le 22/04/2013 à 14:26 :
C'est quoi les "réformes" ? Si c'est arrêter de faire le jeu des rentiers immobiliers et des fonctionnaires, je vote pour ! Si c'est réduire à des conditions de revenus dignes de ll'esclavage une partie des travailleurs et surtaxer les entreprises, tout ça pour préserver les avantages des rentiers et des fonctionnaires, vous savez où ils peuvent se les mettre leurs réformes, nos chers politiques ...
Réponse de le 22/04/2013 à 15:34 :
@Et Alors : En particulier, pour moi c'est favoriser le travail et pas la rente, simplifier l'état, clarifier les objectifs, et mettre les moyens en face.. Pas du replâtrage, des orientations claires, une trajectoire définie. Mais ça veut aussi dire, une réorganisation sociale et des pertes d'avantages acquis, pertes de situations de rente etc. C'est à dire tout ce que les politiciens et syndicalistes détestent. Autant dire, sans être pessimiste, que c'est perdu d'avance ...
a écrit le 22/04/2013 à 14:08 :
Ca fait 10 ans que l'Allemagne explose le plafond des 60 % du PIB de dette publique. Aujourd'hui, la dette publique de l'Allemagne atteint 2166 milliards d'euros. Je dis bien : 2166 milliards d'euros, soit 81,9 % du PIB. Et il reste des bisounours qui croient encore que l'Allemagne remboursera sa dette ? Non mais ils rêvent ou quoi ? De toute façon, il n'y a pas que l'Allemagne qui explose le plafond des 60 % du PIB de dette publique.

1- Médaille d'or : la Grèce. Dette publique de 303,918 milliards d'euros, soit 156,9 % du PIB.

Le premier défaut de paiement de la Grèce avait effacé 107 milliards d?euros de dettes. Mais depuis, la dette publique continue à augmenter, à augmenter encore, à augmenter toujours. La Grèce va de nouveau se déclarer en défaut de paiement.

2- Médaille d'argent : l'Italie. Mario Monti laisse derrière lui une dette publique de 1988,658 milliards d'euros, soit 127 % du PIB. Mario Monti a fait la preuve de sa nullité. Mario Monti a fait la preuve de son incompétence.

3- Médaille de bronze : le Portugal. Dette publique de 204,485 milliards d'euros, soit 123,6 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique du Portugal continue à augmenter.

4- Irlande : dette publique de 192,461 milliards d'euros, soit 117,6 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique de l?Irlande continue à augmenter.

5- Belgique : dette publique de 375,389 milliards d'euros, soit 99,6 % du PIB.

6- France : dette publique de 1833,810 milliards d'euros, soit 90,2 % du PIB.

7- Royaume-Uni : dette publique de 1387,436 milliards de livres sterling, soit 90 % du PIB.

8- Chypre : dette publique de 15,350 milliards d?euros, soit 85,8 % du PIB.

9- Espagne : dette publique de 883,873 milliards d?euros, soit 84,2 % du PIB.

10- Allemagne : dette publique de 2166,278 milliards d?euros, soit 81,9 % du PIB.

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22042013-AP/FR/2-22042013-AP-FR.PDF
Réponse de le 22/04/2013 à 14:42 :
@Ba: c'est depuis bien 2-3 ans(ou plus) que les européens sont au courant des chiffres qui
vous venez de publier(grace à eurostat).Le Japon vit avec une dette dépassant le 200 % de
son PIB mais le chomage est seulement de 5,9 % et l'économie bien ou mal va encore!!!!
La dette allemande est due au financement du Club Med(lire dans une autre rubrique de la
Tribune)Les dettes des Pigs y compris la France sont structurelles et parasitaires.
Alors l'Armageddon c'est pas encore pour demain.
Réponse de le 22/04/2013 à 15:00 :
Il y a tout de même une sacrée différence entre le Japon et les pays européens surendettés : d'une part, les détenteurs de la dette (nationaux au Japon, extra-nationaux en Europe), et d'autre part, la banque centrale. Celle du Japon imprime à tout va (sans que ceci n'arrange quoi que ce soit, vu la stagflation ambiante), quand la BCE ne peut pas faire grand chose.....
a écrit le 22/04/2013 à 13:53 :
Dommage que la France ne soit pas débarrassée des soixanthuitards (enfin : soyons patients...)
Réponse de le 22/04/2013 à 14:17 :
à Wolfgang et Odilon
Mon pauvre jeune, tu ne vivra jamais ce qu'on vécu les "vieux" soixantehuitards. Tu n'auras jamais d'autre conscience politique que celle que t'inocule jour après jour des médias noyautés par la finance, au service des idées néo-libérales.
Réponse de le 22/04/2013 à 14:46 :
On ne peut pas dire que les thèses libérales soient en vogue en ce moment. Cessez donc de dire n'importe quoi !
Réponse de le 22/04/2013 à 14:58 :
@JB38: vous avez raté que Wolfgang se nourri aussi de son Iphone...la pensée unique qui
nourri jour par jour notre future élite.
Il ne faut pas penser,demandez un Iphone et vous aurez la réponse.Il ne remarque pas que
il est manipulé par son alter ego.
Réponse de le 22/04/2013 à 15:40 :
On sera débarrassé des soixantehuitards, puis des wolfgang et odilon, puis des ...tout passe ..."on" c'est la race humaine ...
Réponse de le 22/04/2013 à 15:48 :
" à Wolfgang et Odilon Mon pauvre jeune, tu ne vivra jamais ce qu'on vécu les "vieux" soixantehuitards. Tu n'auras jamais d'autre conscience politique que celle que t'inocule jour après jour des médias noyautés par la finance, au service des idées néo-libérales. "

Oui, la génération soixane huit a créé tout ça, celle qui a volé ses anciens et ruiné sa descendance. Mais on va la dégagé.
Réponse de le 22/04/2013 à 16:00 :
vous confondez Wolfgang et l'interlocuteur de Wolfgang et odilon. Wolfgang ne possède pas d'Iphone, pas de smartphone, pas de téléviseur, pas de voiture, ... mais un PC Linux. Nous avons tous notre part de soixante-huitard.
a écrit le 22/04/2013 à 13:51 :
Vous oubliez dans votre liste d'assistés : les boomers rois de la rente immobilière subventionnée et défiscalisée, ceux qui ont fait jusqu'à quadrupler le prix du mètre carré dans les métropoles françaises pendant que les prix du logement restaient sages en Allemagne (et dieu sait que l'allemagne est un pays de vieux) et que les industriels pouvaient y investir. Quand on soigne ses électeurs comme des clients, on ne travaille pas pour l'avenir !
Réponse de le 22/04/2013 à 14:07 :
+1
Réponse de le 22/04/2013 à 14:12 :
+ 1000000000 les rentiers bien pourvus en immo pointent toujours les fonctionnaires comme des parasites. Comme on est pas des lapins de 6 semaines, on a bien compris que les boomers vivaient aussi à nos crochets !!!
a écrit le 22/04/2013 à 13:29 :
Au lieu de s'occuper des premiers de classe qui vont bien, qui ont un budget de l'état équilibré, des rentrées fiscales, des excédents de la balance commerciale, le journaliste ferait bien de commencer sa charité dans sa paroisse, car pour le moment le cancre dans tous les domaines s'appelle France qui en plus de cela vit à crédit, à un taux d'impôt le plus élevé du monde plus de 45% des dépenses publiques pour plus de 56% un déficit de 100 milliards, ce n'est pas perdu pour tout le monde, la plèbe qui vit d'assistanat social, ce sont des transferts, mais les riches les chefs d'entreprises partent, restent les fonctionnaires ceux qui mangent au râtelier de l'état et les assistés, alors le bon journaliste occupez-vous de la maison France !
Réponse de le 22/04/2013 à 14:32 :
+1
a écrit le 22/04/2013 à 13:27 :
L'Allemagne atteint ses limites? Ca devient ridicule ses articles faisant état d'une erreur de stratégie économique de l'Allemagne. Elle à réussit à intégrer l'Allemagne de l'Est, elle fait une transition énergétique ambitieuse, elle à quasi équilibré son budget pour 2013 (emprunt de 6-8 milliards vs 170-200 milliards pour la France), elle garde ses parts de marché export, voir en gagne. Elle est devenu la puissance économique de l'Europe, sans elle les pays du sud serait déjà en faillite. Quel autre pays d'Europe peut encore rivaliser avec elle? Si on compare avec la France qui perd des part de marché, qui est en déficit chronique, qui attend la ruine et d'être atomisé comme les japonais, pour moi il n'y à pas photo. Ses articles typiquement français sur les faiblesses de l'Allemagne sont juste de la jalousie, ou de la fainéantise à se réformer. C'est pas de gaité de coeur que je salue le modèle allemand vu que le passé militaire fatal à une bonne partie de ma famille. Mais c'est une réalité, et ça sent bien la défaite d'être de se côté du Rhin. Espérons un réveil pas trop tardif de nos élites pour nous sortir de se très mauvais passage. Et si ils n'en sont pas capables qu'ils redonnent de l'oxygène à la société civile pour qu'elle prenne le relais.
Réponse de le 22/04/2013 à 14:32 :
+1
a écrit le 22/04/2013 à 13:20 :
La campagne de dénigrement de la politique allemande orchestrée en France commence à porter ses fruits. De par son histoire, l'Allemagne a été vaccinée contre la démagogie populiste, la France non.
Réponse de le 22/04/2013 à 13:43 :
+1
Réponse de le 22/04/2013 à 14:23 :
c'est pas de populisme qu'a souffert l'allemagne met de dirigeants borné convaincu par la superiorité de l'allemagne et qui ont finalement detruit l'europe ainsi qu'eux meme. La France votait front populaire pendant que l'allemagne etait dirigé par Hitler, l'italie Mussolini et l'espagne Franco.
Réponse de le 22/04/2013 à 14:25 :
C'est tellement vrai... Et pourtant la France a, aussi, de quoi regarder dans le rétroviseur.
Réponse de le 22/04/2013 à 14:48 :
@Wolfgang

L'Allemagne n'a semble-t-il pas encore été vacciné contre l'égocentrisme. Das qualität? Pas si sûr!
Réponse de le 22/04/2013 à 15:16 :
@ Michel? Deux petites choses: 1) quand on veut se la jouer polyglotte, on évite les énormités (la qualité en français : DIE Qualität en allemand? DIE pas das et avec une MAJUSCULE), pauvre ? 2) vos commentaires anti-allemands primaires sont, plus que probablement le reflet de votre QI.
Par ailleurs, pour répondre à votre premier commentaire (d?une intelligence aussi évidente que le dernier) , c?est ça pour vous l?objectif final? l?égalité. Mon Dieu? 10 ans de Thatchérisme vous ferait le plus grand bien. Signé : un germanophone.
a écrit le 22/04/2013 à 13:17 :
relance , croissance ,consommation , hausse des salaires..... un fabuleux programme de fiction . Nous avons face à ce mirage des réalités incontournables , la stratégie des puissants ( rois du pétroles et des matières premières , entreprises internationales , fonds de pensions , banques et assurances etc ...) , et la croissance démographique qui ne peut que diminuer la part des petits (struggle for life ) .Rien dans un avenir prévisible ne viendra perturber cette ligne de force et le "toujours plus" est mort . Sauve qui peut !
a écrit le 22/04/2013 à 13:15 :
A voir si l'article aura un prolongement après les élections en Allemagne. Cela voudrait dire une inflexion radicale de la politique allemande à l'égard de l'Europe et le limogeage de W.Schaüble. Le problème, c'est que Merkel est bien assise sur son trône et il n'y a pas de personnalité politique au SPD qui est actuellement suffisamment leader pour la remplacer. Rien n'indique non plus que le SPD ferait un politique très différente, les promesses électorales passées (la volte face de Schöder reste dans les mémoires). Les bilans des pays du Sud se dégradent rapidement et même les pays du Nord sont à la peine (l'Europe restant, de loin, le premier marché pour chacun des pays européens). On oublie qu'on assaille simplement d'équilibrer les compte sur l'année, soit de ne pas augmenter la dette de plus de 3% an (soit toujours de l'augmenter). Mais, cette dette, il faudra continuer à ne pas l'augmenter (donc rester sur une austérité longue durée), tout en remboursant la dette actuelle.
Quand à la France, comme toujours, les réformes font du surplace (même quand elles sont décidées). Nous sommes un pays qui persiste et signe, et qui coule droit.
a écrit le 22/04/2013 à 13:08 :
Il est trop tard pour que son marché intérieur puisse prendre le relais des "exportations" surtout celle faites dans la zones euro! Son opinion publique réagira de la même manière que celle du reste de l'Europe c'est a dire ne pas consommer et thésoriser en attendant une "fin" de crise!! Tout cela va déclencher la transformation de la monnaie unique en monnaie commune avec retour de monnaie sous multiple national pour relancer la consommation régionale! Et ramener de la confiance...!
a écrit le 22/04/2013 à 13:03 :
Bien fait !
a écrit le 22/04/2013 à 12:52 :
La sagacité de l'article est convaincante, aidée par une population globalement disciplinée. Reste à terme le problème des équilibrages possibles entre Etats et Nations. Le foirail européen est plutôt la mauvaise démonstration. Quant aux échanges mondiaux, leur instrument monétaire est assez inquiétant ; l'économiste en plante le décor en affirmant : < les liquidités devront bien aller quelque part > ! Où sont-elles aujourd'hui ? Où sont les trillions de fausse monnaie, de produits toxiques ou pourris ? Dans les comptes des banquiers centraux ou masqués dans les pyramides de fonds ? comment et qui obligera-t-on de "prendre ces pertes" ? Etatiser ou mutualiser revient au même.
a écrit le 22/04/2013 à 12:43 :
"On voit que la richesse médiane est faible et que la richesse moyenne est haute. "

En résumé, c'est une société très inégalitaire où une faible minorité s'octroie la part du lion.
Réponse de le 22/04/2013 à 13:09 :
Michel, le problème, c'est que plus une société est égalitaire, moins elle est dynamique ! Par conséquent, si on veut rester dans le peloton de tête, avec les salaires correspondants, il faut accepter une certaine dose d'inégalité !
Réponse de le 22/04/2013 à 13:49 :
Inegalitaire ? Et alors ? La declaration de 1989 proclame l'egalite des droits, pas l'egalite des situations. Si vous voulez l'egalite a tout prix, il faut creer " l'homme nouveau", donc le Goulag . Liberte et Egalite sont incompatibles.
Réponse de le 22/04/2013 à 14:42 :
@Yves

A votre sens l'Afrique est très dynamique mais loin d'être dans le peloton de tête.
Réponse de le 22/04/2013 à 14:49 :
Tenez, moi par exemple, je suis très inegalitaire : je suis pour baisser les retraites de 30% pour tout ce qui dépasse le niveau du Smic et pour diminuer d'autant les cotisations de ceux qui bossent et entreprennent...
Réponse de le 22/04/2013 à 15:16 :
@yves
"plus une société est égalitaire, moins elle est dynamique"
C'est vous qui le dites. Connaissez vous le coefficient de gini?
Regardez un classement des pays selon ce coefficients et dites moi si vous avez envie de vous installer dans un des pays du haut de la liste.
D'ailleurs selon ce coefficient l'Allemagne est plus égalitaire que la France.
@@michel : dites m'en plus sur la déclaration de "1989" ...

a écrit le 22/04/2013 à 12:41 :
C'est normale que l'allemagne ne va pas bien, d'abord ils ont dû payer 1000Mia EUR pour l'allemagne de l'Est et maintenant ils doivent payer pour tout les canards boîteur de l'UE, Grèce, Portugal, Chypre et bientôt pour la France.
a écrit le 22/04/2013 à 12:25 :
Avec "Alternative für Deutschland" - AfD - un nouveau parti, très critique sur EURO et UE est entré en scène. Si il rentre au Bundestag en Septembre, la coaltion de Frau Merkel perd sa majorité, avec d'énormes conséqunces sur la position du pays en Europe. Si Merkel veut rester au pouvoir elle devra mettre de l'eau dans son vin. Elle changera de position sur le maintien de la monnaie unique comme und pair de chemise. Elle nous a montré déjà sa flexibilité avec la sortie de l'atome. L'Allemagne a commencé le processus de la sortie de l'Euro.
a écrit le 22/04/2013 à 12:16 :
tres bon article et analyse. Une question reste cependant pendante, l'Allemagne sera telle toujours gagnante en etant allee au bout de sa logique. Aujourd'hui la reponse est oui sans hesitation. Mais l'histoire est pleine de lignes droites qui finissent par une courbe redistribuant les cartes et les positions des competiteurs...
Réponse de le 22/04/2013 à 12:46 :
@DRRW: mes félicitations, vous avez compris que l'avenir est incertain. Ainsi, cela serait alarmant de penser que l'Allemagne soit allée au bout de la (et pas de "sa"; bien vu par M Moec) logique de réforme. Mais pourquoi déclare t'il donc la fin de la logique? l'Allemagne doit maintenant et toujours se réformer, après cette (trop) longue phase de consolidation à inspiration merkelienne. Concernant le rating triple a: la source de cette "folle"rumeur vient des pages anglophones d'AFP (agence france presse) ainsi la tribune a récolté ce débat d'une absurdité franco-française encore inégalée et incomparable à d'autres pays!
Réponse de le 22/04/2013 à 14:27 :
Visiblement vitre pb est de voir dans l'Allemagne une reussite et pas dans la France, ce qui est votre droit mais releve de l'opinion et sans doute de l'opinion partisanne. Maintenant mon propos etant simplement, sans nier le besoin d'adaptation de quiconque, de souligner les effets de la variable temps. A un moment de l'histoire, un choix peut s'averer pour tous indeniablement le meilleur, puis etre invalide tout aussi fermement a un etre moment. Or, ne vous en deplaise par de nombreux aspects la politique allemande est aujourd'hui, disons, tres clivante. Rien ne dit que ce positionnement produira toujours les memes effets. Par ex la politique de Mme Merkel risqué a terme en Europe de produire des effets differents de celle engage par Schroder il y a 10 ans...

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