Donner une vraie chance à la transition énergétique

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Hervé Thelinge (DR)
Hervé Thelinge (DR) (Crédits : DR)
Pour Hervé Thelinge, les mesures de rénovation énergétique des logements sont une priorité pour diminuer la consommation énergétique. Si le gouvernement l'a compris, les propositions qu'il a formulées semblent inadaptées au président d'Energie et Avenir...

Le Conseil national du débat sur la transition énergétique (CNDTE) qui a rendu sa synthèse finale le 18 juillet 2013 définit comme un des enjeux prioritaires la mise à un haut niveau de performance thermique l?ensemble du bâti d?ici 2050 .

Un parc immobilier en partie responsable

Cet objectif repose principalement sur le programme national de rénovation énergétique qui prévoit la rénovation de 500 000 logements par an d?ici cinq ans. Annoncé lors de la Conférence environnementale de septembre 2012, il a été confirmé par le Président de la République, François HOLLANDE, le 21 mars 2013, lors de l?annonce du plan d?investissement pour le logement.

Considérant que le parc immobilier existant est responsable au niveau national de 44% de la consommation finale d?énergie et de 25% des émissions de gaz à effet de serre, la rénovation énergétique est bien au c?ur des solutions pour diminuer les consommations énergétiques, développer et intégrer la chaleur renouvelable, et aboutir à terme à une société plus sobre en carbone.

Un débat orienté vers des solutions peu efficaces

Néanmoins, pour se donner une vraie chance de réussir, il est impératif que les pouvoirs publics ne tombent pas dans le piège consistant à faire d?une voie unique la solution miracle et préférer ainsi des mesures à l?efficacité souvent très relative. A cet égard, la préconisation quasi systématique de l?isolation seule et des rénovations lourdes pour parvenir aux objectifs fixés d?ici 2017 est la parfaite illustration d?idées reçues qui tendent à aiguiller le débat vers des solutions peu efficaces en termes de rapport coût/performance/économie d?énergie.

Deux études démontrent en effet qu?il est plus pertinent du point de vue de la performance énergétique et de la rentabilité économique de commencer les travaux en associant la modernisation de l?équipement de chauffage et l?isolation de la toiture. Avec un temps de retour sur investissement de cinq ans, ce bouquet de travaux, qui a également prouvé son efficacité dans le cadre du programme « Habiter Mieux » de l?Anah (Agence nationale de l?habitat), permet d?atteindre le label HPE rénovation pour 11 000 ? en maisons individuelles et pour moins de 6000 ? en logements collectifs.

Baisser la facture énergétique, une urgence!

Les ardents promoteurs des rénovations lourdes semblent trop souvent oublier que l?atonie actuelle du marché de la rénovation énergétique (-13% en nombre de logements, -6% en dépenses en 2010 ) s?explique en grande partie par la forte contrainte budgétaire des ménages en période de crise, pour lesquels l?amélioration de la performance énergétique de leur habitation n?est pas la priorité.

Pourtant, mieux chauffer son logement tout en maîtrisant ses consommations énergétiques est une préoccupation majeure des usagers, leur permettant d?améliorer leur confort et de baisser la facture énergétique, enjeu crucial, en particulier pour les ménages en situation de précarité énergétique.

Favoriser une rénovation étape par étape

De fait, pour impulser une dynamique vertueuse, plutôt que de privilégier systématiquement des rénovations lourdes, très coûteuses, et dont le temps de retour sur investissement est très long, il est indispensable de préférer un phasage des travaux « BBC compatibles », c'est-à-dire des bouquets de travaux séquencés et ordonnés permettant d?atteindre, en plusieurs étapes, les labels HPE Rénovation et BBC Rénovation. Cette approche n?obère pas la réalisation future de travaux supplémentaires sur l?enveloppe, plus onéreux, pour améliorer encore la performance énergétique.

En d?autres termes, le phasage des travaux, préconisé dans la synthèse finale du CNDTE, rend ces opérations successives pertinentes en termes d?efficacité énergétique et accessibles aux ménages qui peuvent ainsi étaler la charge financière dans le temps, leur permettant de dégager rapidement de nouvelles économies pour engager d?autres travaux, et ainsi favoriser à terme une rénovation globale de leurs logements.

De nouvelles chaudières modulantes

A ces recommandations, certains observateurs se plaisent à objecter qu?en commençant les travaux par le changement du système de chauffage, celui-ci serait forcément surdimensionné en cas d?isolation ultérieure de l?enveloppe. Or, c?est mal connaître, voire ignorer, les innovations technologiques de ces trente dernières années qui ont permis la mise sur le marché de chaudières modulantes, fonctionnant en basse température ou à condensation, qui s?adaptent parfaitement aux besoins du bâti, et permettent des gains de consommation allant de 20 à 40% tout en offrant un confort optimal.

Chassons les idées reçues, l?installation d?une chaudière performante, qu?elle intervienne avant ou après des travaux d?isolation, n?épuise pas le gisement d?économies d?énergie, bien au contraire même, et constitue, de surcroît, une occasion unique d?intégration des énergies renouvelables.

Favoriser la complémentarité et la hierarchisation des solutions

En définitive, dans la perspective des prochaines orientations qui seront prises dans le cadre du projet de loi de programmation énergétique, il convient de privilégier dès à présent les travaux d?amélioration de l?efficacité énergétique offrant le meilleur rapport coût/performance pour les ménages, en les inscrivant de façon séquencée et ordonnée et en favorisant la complémentarité et la hiérarchisation des solutions. Parallèlement, pour aider les ménages dans le passage à l?acte, la mise en place d?aides fiscales pérennes, lisibles sur la durée et équitables entre tous les travaux est également indispensable.

C?est en effet à ces seules conditions que les objectifs gouvernementaux en matière de rénovation pourront être atteints et que le virage de la transition énergétique pourra enfin s?amorcer.


*Hervé Thelinge est président depuis 2007 d'Energie et Avenir, association des professionnels pour le chauffage durable

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Commentaires
a écrit le 11/08/2013 à 16:42 :
Transition vers quoi ? Il manque une boussole. L'éolien restera marginal car on ne peut pas compter dessus du fait qu'il faut du vent. Le photovoltaïque est inefficace quand le ciel est couvert, pluvieux et quand le soleil est bas comme en hiver, or c'est à ce moment-là qu'il faut le plus se chauffer et s'éclairer. Les hydrocarbures sont la base de la production mondiale, mais il paraît qu'ils émettent trop de CO² et qu'il faut d'urgence les arrêter à cause de l'effet de serre. La biomasse a exactement les mêmes inconvénients, c'est donc aussi une machine à polluer. Quant au nucléaire, c'est trop dangereux, au cas où il y aurait un tsunami en Alsace. Alors, on "transitionne" vers quoi ? La bougie et la voiture à cheval ?
a écrit le 06/08/2013 à 12:39 :
Avec plus de 200 milliards prélevés sur le dos des contribuables pour financer la recherche et le développement de la filière nucléaire Française ont peut dire que le résultat est calamiteux: le tarif bleu (particuliers) d'EDF vient de passer à 14,67 centimes / kWh et il va encore augmenter de 30 à 50 % d'ici 2020.
Réponse de le 11/08/2013 à 17:48 :
Pour ceux qui citent toujours l'Allemagne en exemple: le photovoltaïque a représenté 3% de l'énergie produite en Allemagne en 2011. Source: ambassade de France en Allemagne, consultable sur internet. Les Allemands n'ont pas fini d'émettre du CO² !
Réponse de le 13/08/2013 à 17:56 :
@onze, vous utilisez un vieux chiffre (pour noircir le tableau ?) mais dans le solaire tout va très très vite et dans le bon sens, contrairement au nucléaire: en 2013 le solaire en Allemagne représentera entre 6 et 8% de l'énergie c a d 100% d'augmentation par rapport à 2011. Exemple de ces progrès spectaculaires: Le 7 juillet 2013 l'Allemagne a battu un nouveau record mondial: 50% de toute l'électricité a été fournie par le solaire et l'éolien. L'Allemagne est désormais en bonne voie pour atteindre un minima de 40% de part renouvelables pour son mix énergétique 2020. Quand aux émissions de CO2 Allemandes elle ont très légèrement augmenté en 2012 mais c'est plus à cause de la fermeture brutale de 6 centrales nucléaires en 201, en réalité il n'avaient pas encore assez de solaire et éolien pour compenser donc c'est les centrales charbon qui font relais. Le solaire et l'éolien ne provoquent pas de hausses des émissions de CO2 contrairement à ce qu'essaie de faire croire le lobby nuc.
Réponse de le 15/08/2013 à 19:36 :
Y'a qu'en France qu'on reste englué dans le nucléaire, notre mafia Etat-EDF-Areva-Cea bloque tous les développement des renouvelables et maitrise de l'énergie. Faudra bientôt nous mettre dans un réserve à Mamouths du 20° siècle ! Même un pays soi disant de "sous développés" comme la Chine aura dans 20 ou 30 ans un mix énergétique dominé par les renouvelables; rien que pour le solaire voila les dernières prévisions actualisées de l'administration chinoise pour la totalité de leurs installations pv: 2013= 12 GW - 2020 = 75 GW - 2030 = 700 GW - 2040 = 1 200 GW - 2050 = 2 500 GW
a écrit le 05/08/2013 à 12:28 :
Economies d'energie et Enr sont une evidence simplement cette nouvelle donne bouscule les interest en place a un moment au notre systeme de gouvernance bat de l'aile. Le tout nucleaire a la francaise est le fruit du mélange public prive a la francaise reticent a toute idee de flexibilite ou changements.
Réponse de le 06/08/2013 à 9:03 :
Je ne l'aurai pas dit autrement : +1
Réponse de le 06/08/2013 à 11:05 :
+2 excellente analyse ! Le risque avec cette inflexibilité Etatique (on peut même dire aveuglement) sur le tout nucléaire c'est: ------- 1° la probabilité d'un accident qui augmente avec le vieillissement des centrales. ------ 2° la désindustrialisétion pour nos entreprises qui ne prennent pas le virage des marchés en forte croissance: renouvelables, maitrise de l'énergie, smart grid. ------ 3° l'effondrement rapide du monopole Etat-EDF-Areva car les "clients obligés" vont progressivement produire et consommer sur place leur électricité, par exemple avec l'autoconsommation solaire dont les prix sont désormais inférieurs aux tarifs EDF, et le micro-stockage lithium. Ca se passe actuellement en Allemagne, c'est inéluctable ça franchira aussi nos frontières: http://www.voltwerk.com/fileadmin/user_upload/documents/Voltwerk_MIT_englisch_klein.mp4
a écrit le 04/08/2013 à 11:48 :
encore des préconisations imaginées dans un cerveau formaté énarchie , qui ne répondent en aucun cas à la problématique des français: se chauffer convenablement , s'éclairer , faire fonctionner ses appareils électroménager au coût le plus bas .
aujourd'hui, l'énergie la moins onéreuse adaptée à l'habitat est l'énergie électrique produite par les centrales nucléaires. C'est pourtant la plus taxée : pratiquement à 100% du prix hors taxes du KWH fixé par EDF , avec une part de plus en plus importante de taxe spécifique destinée à financer les surcoûts des énergies alternatives intermittentes telles l'éolien et le photovoltaïque. Qui plus est, la progression de ces énergies intermittentes va obliger EDF et autres opérateurs similaires à construire des centrales thermiques à gaz ou au charbon (moins cher) qui vont aggraver le bilan CO2 de notre pays , pour assurer le relais de production la nuit et les périodes sans vent suffisant .
Le raisonnement développé par les instances publiques et parapubliques sur une transition énergétique qui est présentée comme indispensable ( sans en donner une preuve technique irréfutable,et encore moins économique) , se focalise sur des systèmes et solutions permettant un maintien du contrôle de la distribution d'énergie par les pouvoirs publics, avec sa finalité non avouée de continuité d'imposer une fiscalité forte à tous les utilisateurs .
Ainsi, les technologies permettant des productions de petite capacité ,indépendantes des grands réseaux, adaptées à des consommations domestiques courantes ,ne sont pas retenues par la recherche-développement publique, car les productions résultantes seraient difficilement contrôlables et fiscalisables .
Il est donc fort probable que la France passera encore une fois à coté d'une innovation technique majeure, comme pour la micro informatique et les technologies de type internet.
Réponse de le 04/08/2013 à 19:11 :
"Kakech",le rendement moyen d'un réacteur nucléaire est de...30% ! Tout le reste fini sous forme de vapeur d'eau et dans l'eau de refroidissement.Si au moins on avez pris la décision à l'origine d'utiliser massivement cette eau pour alimenter les réseaux de chaleur ! Quant à dire que le nucléaire constitue une énergie taxée,le compte n'y est pas puisque sur un Kw à 0,14 Euro ,la CSPE (contribuant à l'émergence des ENr entre autres) représente 0,013 Euro.D'autre part , il n'est pas inintéressant de rappeler que l'essentiel de l'investissement nucléaire a été supporté par le CONTRIBUABLE ces dernières décennies soit l'équivalent de 150 MILLIARDS d'Euros.Quant à l'explosion des coûts marginaux à venir ,que vous n'évoquez pas je vous engage à relire vos tablettes car l'explosion à venir va très vite plomber les factures ! Au fait,les coûts engendrés par la présence des forces Françaises au Mali et au Niger sont-ils intégrés dans les comptes du nucléaire ? C'est ça "l'indépendance" énergétique de la France ?
Réponse de le 05/08/2013 à 12:25 :
@ "Kakech" si les pouvoirs publics avaient investis dans les Enr ce qu'ils ont investis dans le nucleaire, alors il n'y aurait pas de pb d'energie dans notre pays. Simplement pour ca aurait il fallu ne pas avoir des elites se trouvant des deux cotes de la barriere pour leur seul benefice....
a écrit le 04/08/2013 à 10:31 :
Les normes sévères ne sont valables que pour les logements neufs (moins de 1% du parc immobilier).La solution la plus radicale et source de travail pour nombre d'artisans Français serait d'imposer les efforts d'isolation avant la revente et/ou le changement de bail.La France est devenue une terre de spéculateurs immobiliers qui n'ont que pour seul but but d'affamer une autre partie de la population avec la bénédiction des gouvernements qui se succèdent .Les dernières comparaisons entre la France et l'Allemagne sont éloquentes : les prix au m2 entre Paris et Berlin sont d'un rapport de 1 à ... 4 soit 2000?/m2 pour Berlin 8000?/m2 pour Paris !!! France : tu marches sur la tête mais heureusement l'EPR va nous sauver (malgré ses emplois dissimulés,ses quelques morts,ses travailleurs Polonais,...)
Réponse de le 04/08/2013 à 13:08 :
@bioman ; proprio si pas travaux : au goulag ou berlin est !
Réponse de le 04/08/2013 à 13:21 :
La spéculation immobilière parisienne n'est que le résultat de l'empilement des gens, qui habitent là où on leur donne du boulot. Pourquoi laissons nous se concentrer autant d'entreprises autour de Paris ? Berlin justement a eu cette "chance" d'avoir perdu la guerre, ce qui a obligé l?Allemagne a répartir ses industries sur d'autres villes que leur capitale historique, sinon , cela aurait fait exactement comme Paris ou Londres. Tant qu'on ne virera pas les entreprises de l'Ile de France, le prix de l'immobilier continuera a croitre...
Réponse de le 04/08/2013 à 14:13 :
Les écolos qui comparent paris et berlin me font toujours rire ..ok a l image de duflot ils sont pas très forts en géo : la densité de paris est plus de 4 fois celle de berlin et par ex à munich centre on s approche des chiffres de paris à 7000e/m2
a écrit le 04/08/2013 à 9:13 :
Évidemment que la transition énergétique est nécessaire. Les enr sont créatrices d'emplois locaux, de prix de l'énergie stables, et de baisse des importations. (Je ne parle même pas des bénéfices environnementaux qui ne motivent plus personne dans une société individualiste et greenwashée)

Sinon, cet article est un modèle de lobbying qui ne cache même pas son nom...
Les chauffages "modulants" sont une vaste fumisterie : quand on prend une chaudière de 10kw, on paie 10kw de puissance, si ensuite on isole et qu'on a besoin de 5kw, au mieux elle fonctionne avec un rendement légèrement moins bon , même si ça reste à prouver, en général le rendement devient catastrophique. Mais dans tous les cas, on a payé son équipement 2 fois trop cher! Alors franchement, nous dire que c'est la meilleure solution économiquement ça fait doucement sourire!!!

a écrit le 04/08/2013 à 0:33 :
Hervé Thelinge n'a pas tort en effet. Il faudrait toutefois ajouter qu'il est souvent plus efficient et rentable de développer des réseaux de chaleur multi-énergies renouvelables avec cogénération. Et quand on opte pour le solaire, choisir des panneaux double-faces ou hybrides (type DualSun ou Fortotherm etc) qui captent la quasi totalité de l'énergie (électrique et thermique) pour le chauffage, l'eau chaude et l'électricité voire la ventilation et les liaisons à une pompe à chaleur.
a écrit le 03/08/2013 à 22:20 :
La solution d'avenir est l'aerogel. Il est urgent d'attendre.
Réponse de le 04/08/2013 à 0:38 :
Cà existe déjà ! Chez Fixit notamment : http://www.fixit.ch/aerogel/inhalt/infos.php

http://www.youtube.com/watch?v=a8xxaVa3TkM

http://www.fixit.ch/pdf/1346154428-MM-Aerogel-Putz-Fixit-FR%20Empa%20200812.pdf
a écrit le 03/08/2013 à 17:15 :
La transition énergétique ne se fera que lorsque l'intérêt général sera aux commandes et non des lobbies divers et variés.
a écrit le 03/08/2013 à 16:25 :
Le gaz de schiste comme solution? Si l'objectif est de subventionner Total ou autre producteur d'énergie fossile comme aux USA, en effet on peut s'orienter vers cette énergie sale, polluante et bien plus coûteuse qu'il n'y paraît. Mais il vaudrait mieux privilégier la méthanisation des déchets et de la biomasse agricole, notamment les CIVE, génératrice d'emplois durables et dont le potentiel est supérieur à celui des gaz de schistes grâce la cogénération, froid et chaleur des micro-génératrices, rendement énergétique de 70% et plus. Il y a des dizaines de milliers d'emplois à la clé, en plus des recettes fiscales et sociales générées, qui permettraient une réduction du déficit commercial, une réduction des dépenses sociales et l"augmentation des recettes fiscales et sociales. Sans négliger pour autant les solutions d'économie d'énergie et toutes les options de mix énergétique.
Le potentiel Français dans le domaine de la méthanisation est énorme, 2 à 3 fois le volume des importations actuelles de gaz.
a écrit le 03/08/2013 à 15:35 :
"Transition énergétique" Muahahah, transition de quoi, vers quoi? Il n'y que des français pour inventer de telles phrases qui ne veulent absolument rien dire, tout ça parce qu'ils échouent dans tous les domaines, il faudrait inventer autre chose, un autre systême, c'est à se tordre de rire. Continuez a payer 98% de taxes pour le gvt et le reste pour l'Arabie Saoudite et l'Algérie ça vous fera les pieds.
a écrit le 03/08/2013 à 15:30 :
De partout on nous rabache la transition énergétique et le devoir d' isolation. Mais on oublie qu' il faut isoler mais également ventiler afin d' éviter de mourir de la transition énergétique. Il est impossible d'isoler correctement une vieille maison ou un vieux appartement de manière durable. Les materiaux écologiques ne sont pas adaptés aux vieux matériaux, comme les panneaux photovoltaïques qui finissent au bout de cinq ans par détruire les toitures en tuile du fait des coefficients de dilatation différents entre les panneaux et les tuiles d' où des infiltrations. Ces idées sont valables pour les bobos friqués. Une maison réellement isolée coûte un million d' euros. Les travaux dans une maison ancienne ne servent à rien, mais ils peuvent enrichir des artisans malicieux qui attraperont les gogos en leur promettant des baisses de factures de 50% au final la facture sera pratiquement la même
Réponse de le 03/08/2013 à 23:24 :
@ colonel: Vous êtes diablement mal informé. 1 millions d'euros pour isoler correctement une maison? Ma soeur vient de finir d'isoler les murs de la sienne (14cm d'isolation extérieure + crépi): 60 000 euros. Elle avait isolé son toit avec l'aide de la famille: 30 cm d'isolation en comble au prix du polystirène. Des fenêtres à double vitrage, c'est un minimum... Et il est facile de trouver des fenêtres avec ventilation incorporée. Pour le reste, une fenêtre est faite pour être ouverte. Quant aux panneaux solaires incorporés à la toiture, il faut être français pour croire qu'il s'agit de la meilleure manière de les poser.
Réponse de le 05/08/2013 à 9:44 :
@colonel Encore et toujours du dénigrement contre les panneaux solaires de la part de ceux qui n'y connaissent rien ! La faible marge de dilatation thermique des panneaux photovoltaiques est prise en compte dans les structures de pose et brides de fixation (en aluminium). J'installe du solaire depuis 15 ans sur nos jolis toits en tuile surchauffés de Paca et jamais je n'ai vu ou entendu parler de fuites ou dégradations de tuiles du à la dilatation des panneaux photovoltaiques.
Réponse de le 06/08/2013 à 9:07 :
@colonel : cessez votre intox de troll sur le solaire PV. On peut en debattre et meme emettre des critiques mais a conditions qu'elles soient justes. En l'occurrence, le PV tients parfaitement les 30 ans de duree de vie annoncees et aucune installation que j'ai reallisee ne presente de problemes, les plus vieilles ayant 8 ans.
Réponse de le 06/08/2013 à 11:06 :
Mon voisin a des panneaux photovoltaiques de puis 27 ans et on a fait les mesures de sa production: impossible de constater une baisse de production !
Réponse de le 06/08/2013 à 11:11 :
@colonel = une autruche qui souhaite rester dans le 20° siècle des pollueur et qui ne sait plus quoi trouver comme arguments face à la révolution énergétique du 21° siècle ! Pour ceux qui s'intéresse à la fiabilité des composants je signale que le MTBF des micro-onduleurs solaires de dernière génération est de années. La garantie des panneaux solaire pv est désormais linéaire sur 25 ans et le MTBF de 50 ans.
a écrit le 03/08/2013 à 12:08 :
moi ce que je vois , c'est que our faire baisserla facture edf , il faut investir en travaux , et pas qu'un peu . !
a écrit le 03/08/2013 à 10:17 :
La France s'appauvrit annuellement de 60 milliards d'euros par importation d'énergie fossile, soit 100 euros par mois par habitant... On continue les conneries ? Tant que l'on considèrera qu'un Euro dépensé en important de pétrole est équivalent a un Euro dépensé en travail local, on ne résoudra jamais le problème. Il faut accepter a un moment d'investir en infrastructure, pour réduire le cash-out. Si on imagine (simple exemple) un programme d'isolation du bâtiment permettant d'économiser au global 10% des importation, alors il faut être capable de financer localement les investissement a cette hauteur, calculée sur 10 a 20 ans... Le jour ou on comprendra a nouveau ce que le concept d'investissement veut vraiment dire... Aujourd'hui, on emprunte pour bruler du fuel...
Réponse de le 03/08/2013 à 12:58 :
il y a plus simple pour réduire la facture énergétique.......la France est assise sur des réserves considérables de gaz de schistes.....mais Hollande est sourd ...
Réponse de le 03/08/2013 à 15:07 :
"LEONREMI",en France ,il parait que l'on a des idées ! Avant de prôner un gaz de shiste que rien ne prouve quantitativement il serait intéressant d'obtenir l'avis du Bureau de recherche Géologiques miniers (BRGM).Quant au bilan énergétique de ce mode d'extraction ,je vous renvoies aux dernières études faites par les Américains :l'explosion des coûts de raffinage ,la multiplication des transports de pétrole à travers les Etats (voir la catastrophe ferroviaire au Canada il y quelques semaines),les dégâts environnementaux incalculables ("gazland"),des émissions de méthane énormes,... Nos sociétés dopées aux énergies fossiles sont comparables à certains sportifs de hauts niveaux : le dopage à tout prix malgré un bilan santé ...MORTEL ! Au fait quel est le taux d'équipement en capteurs solaires thermiques au sud de la Loire ? Quelle est la part de transport ferroviaire de FRET en France ? (FRET SNCF et PRIVE) Les vrais débats sont là : diminuer notre dépendance en optimisant l'existant ! (rail,ENr,efficacité énergétique,...)
Réponse de le 04/08/2013 à 13:04 :
Leonremi, bousiller le pays en surface et en profondeur, pour en extraire peut-etre quelques dizaines d'années de gaz ne serait qu'une fuite (de gaz) en avant, consistant a renvoyer le merdier aux générations futures, car nous n'aurions nullement résolu le problème, mais l'aurions simplement déplacé de quelques années... Très belle mentalité, non ? Donc halte aux tueurs a gaz, qui ne veulent que faire du fric rapidement, en se foutant éperdument de leurs enfants...
a écrit le 03/08/2013 à 9:31 :
Qui est pour la rénovation thermique de l'existant aux normes BBC ?
Le gouvernement qui en a une vision macro « vue d'avion » complètement déconnectée des problèmes techniques et financiers qu'elle pose localement.
La profession du bâtiment qui voit là des perspectives de gains financiers considérables et qui est juge et partie dans cette affaire.
La réalité sera probablement pour les particuliers et les contribuables une catastrophe technique et financière.
a écrit le 03/08/2013 à 9:22 :
faut et archi faut ils ne ferons rien je suis dans une maison groupement habitation 59 62
maison de 30 ans sans protection car bâti a la va vite , j ai obtenu qu ils change la laine de verre du sol plafond et c est tout ils ne ferons plus aucun travaux . l hivers il faut mettre le thermostat a 23 pour avoir 16 18 degres , et cela toute la journée car les radiateurs sont trop petits et trop fin, et combien de logement dans ce cas . par contre les loyers alors la c est une priorité
a écrit le 03/08/2013 à 4:49 :
que ce monsieur nous dise comment un retraité avec 1300 ? mois peut faire pour payer.la solution premiere c'est de moins chauffer et pas climatiser.mais cette solution ne rapporte rien à ce lobbyiste
a écrit le 03/08/2013 à 2:11 :
Encore un domaine où les français vont se réveiller très tard et lorsqu'il faudra rendre des comptes, les efforts à fournir seront incommensurables!
Cf la dette actuelle qui a été accumulée et qu'on ne sait pas comment réduire.
a écrit le 03/08/2013 à 0:41 :
Je crois que la majorité des français sont seulement locataires de leur logement. Et leur bailleur n'en n'ont rien à faire de la facture énergétique de leurs clients. Il faut en plus trouver une entreprise qui ne soit pas surbookée, qui soit compétente et sérieuse : un vrai parcourt du combattant pour les propriétaires. Sans parler aussi des factures gonflées et des délais de réalisation astronomiques.
Réponse de le 03/08/2013 à 9:24 :
vous avez raison je le site plus haut cela fait des années que j insiste auprès des bailleurs mais rien a faire par contre les loyers augment tout les ans
a écrit le 02/08/2013 à 22:34 :
Encore un gros malin qui flaire la bonne affaire pour des investissements extrêmement peu rentables !!!
Réponse de le 03/08/2013 à 20:55 :
J'en veux pas de cette "transition énergétique", c'est une expression de nov-langue qui désigne une ingérence couteuse de l'état dans notre vie privée et notre porte-feuille.

Cette transition, c'est un truc imaginé par des philosophes et des ronds-de-cuir qui ne savent pas comment fonctionne une centrale nucléaire ou un moteur thermique, ils n'ont pas la moindre idée de ce que ça va coûter au français moyen. Ca va être le "grand bon en avant" de l'ami Mao, on va se retrouver encore moins compétitif et l'environnement ne se portera pas mieux.

On va dépenser de manière obligatoire des fortunes en isolation pour économiser 3 centimes sur les factures d'électricité, électricité qu'on aura payé plus cher parce que la "transition énergétique" aura exigé l'arrêt des centrales nucléaires pour des cochonneries de moulin à vent.
Qu'on foute la paix aux gens et qu'on les laisse gérer eux-même leur budget.

"Energies et Avenir regroupe l'ensemble des professions de la filière du chauffage à eau chaude" puis-je lire sur le site.
Autant demander à un épicier si la loi qui oblige l'achat des épices est une bonne loi...

Je n'ai jamais voté pour un tel délire malthusien, et il serait temps que les politiques prennent leurs responsabilité et condamnent cette pensée écolo qui pourrit l'économie, la liberté et la démocratie.
Il y a bien des gens qui sont de mon avis sur ce forum, quand même, rassurez-moi ???
Réponse de le 04/08/2013 à 13:11 :
La transition n'est absolument pas une pensée écolo, mais bel et bien un problème économique... La France s'appauvrit de 100 euros par français et par mois, et ceci ne s?arrêtera pas tant qu'on n'aura pas changé nos mode de consommation énergétique. Mais vous vous en foutez probablement, tant que cela dure encore quelques années... Après vous le déluge ?
Réponse de le 04/08/2013 à 21:14 :
a murps , ah l'ecologie est un nouveau business , rien que le coup des lampes basses consommation qu'on change plus souvent que les anciennes , ( 1000Heures une basse conso contre 1 million d'heure pour les anciennes ) on comprend qu'on passera de plus en plus souvent a la caisse et qu'en prime en déchets toxiques il y'en aura encore plus ,malgré le recyclage , enfin l'écologie est aussi dans la R&D des industriels ( chauffage , bien de consommation , transports , e.c.t.... ) et non dans la politique ou d'un grenelle qui ne fait le lit que des lobbys qui flairent les bonnes affaires sur le dos de l'état et donc du contribuable , enfin il faut isoler les logements anciens le plus possible , mais le cout est souvent disproportionné aux revenus de ces petits propriétaires souvent agés , pas simple a mettre en place , quand a l'écologie politique elle n'est là que pour faire du spectacle de peurs et de culpabilisations collective , c'est pas cela qui fait progresser les baisses des couts énergétiques mais de nouveaux produits plus innovants crée en R&D et non pas a l'ENA ou dans une association du dimanche .

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