"En pratique, un monde sans dette serait un désastre" (David Graeber)

 |   |  1474  mots
David Graeber
David Graeber (Crédits : Reuters)
L'obligation de rembourser ses dettes est morale et ne peut pas tenir sans violence, selon l'anthropologue David Graeber. Il considère que le privilège donné aux banquiers de prêter a pour corolaire l'engagement de contribuer au mieux être de tous. Mais selon lui, cet engagement a été rompu. Plus rien ne justifie donc que nous continuions à les rembourser.

L'anthropologue américain David Graeber explique dans son livre "Dette : 5.000 ans d'histoire", que l'histoire de la dette est un mécanisme inhérent à toute vie en société. Il en profite pour s'interroger sur la relation de pouvoir qui existe entre le débiteur et son créditeur, et sur l'élément moral qui justifie la violence exercée par le prêteur sur son obligé. Entretien.

En plus de démontrer que la dette est inhérente à toute organisation sociale depuis toujours, à quelle question vouliez-vous répondre avec cet ouvrage ?

Une des questions à laquelle j'ai voulu répondre c'est : pourquoi les gens doivent-ils forcément rembourser leurs dettes ? Pourquoi on trouve cela normal que la France ait tué des millions de Malgaches lorsqu'ils refusaient de payer une dette qui leur avait été imposée sans leur avis ? Pourquoi des gens a priori normaux et pas particulièrement méchants trouvent cela normal au nom du sacro-saint remboursement de la dette ?

Et quelle est votre conclusion ?

La seule raison apparente est la morale. Je me suis demandé quels droits réels et quelles véritables obligations étaient attachées à la dette. Et la conclusion que j'en tire, en cherchant une raison à tout cela, c'est que maintenir ces raisons obscures permet de maintenir en place un système. Car si les gens savaient comment cela fonctionne, ils comprendraient que le droit d'accorder des prêts est un privilège qui doit au final permettre d'accroître les richesses. Les prêteurs on fait la promesse de rendre un service à la communauté en échange de leur privilège. Or, ils ont brisé cette promesse. Dés lors, pourquoi les gens ordinaires seraient-ils encore liés ? Pourquoi devrions-nous rembourser ?

La machine serait-elle cassée ?

Oui. Aux États-Unis, on a pardonné aux banquiers puisqu'on leur a donné de l'argent pour faire face à leurs difficultés alors qu'ils sont responsables de la crise. Mais on a rien donné aux détenteurs de prêts hypothécaires. Cela a d'ailleurs été complètement inefficace car les banques placent cet argent dans les coffres de la Fed et perçoivent des intérêts. Si vous avez le choix entre placer cet argent en lieu sûr et que cela vous rapporte, et prendre un risque en prêtant, il est évident que vous ne prêterez pas. Si cet argent avait été donné aux détenteurs de prêts hypothécaires, cela aurait stimulé dix fois plus l'économie. La Fed l'a proposé en 2008, mais il n'y a pas eu de volonté politique suffisante pour suivre cette proposition.

Le dernier argument du capitalisme aujourd'hui pour exister sur le plan pratique est de dire que l'on ne peut rien faire d'autre, que l'on n'a pas d'autre solution pour améliorer la vie des gens. Or le capitalisme est en train d'échouer à cela. Et en dehors de cet argument, il ne reste plus que des arguments moraux comme : "si vous ne travaillez pas dur, vous n'êtes pas une bonne personne," ou encore "il faut toujours rendre ce que l'on doit". En Europe, l'Allemagne en est un très bon exemple.

Pensez-vous que le défaut est la meilleure solution lorsque le poids de la dette devient trop lourd ?

La dette n'est qu'une promesse au final. Si les promesses des hommes politiques et des banquiers ne sont pas tenues, pourquoi devrions -nous en assumer les conséquences. Le fait qu'ils n'aient pas tenu leurs promesses devrait nous autoriser à renégocier la dette. Sinon, c'est tout le système de la démocratie et du système monétaire qui sont à remettre en cause.

Peut-on trouver un exemple du poids moral de la dette dans le fonctionnement de la zone euro depuis le début de la crise ?

Oui, tout à fait. Les Allemands, par exemple, se sont enfermés dans l'idée que la dette est un pêché (le terme "Schuld" utilisé en allemand pour désigner la dette signifie aussi responsabilité et culpabilité, ndlr). Mais en pratique, un monde sans dette serait un désastre. Et ils se rendent bien compte que sans l'Union européenne, leur pays ne serait rien. L'Allemagne profite clairement de sa position centrale en Europe. Elle est donc enfermée dans un paradoxe entre une idéologie très puissante reposant sur la morale et une nécessité de constater que sans dette il n'y aurait pas d'économie.

En même temps, vous semblez critiquer le fait que l'économie repose sur la dette...

Si on réfléchit à la dette sur ses trois niveaux, celui des personnes, celui des entreprises, et à l'échelle des Etats, on constate qu'elle n'a de sens que si l'on se promet de produire absolument et toujours plus pour rembourser. Mais on constate que c'est une voie sans issue. De plus, cela pose des problèmes sur le plan environnemental.

Dans votre ouvrage, vous affirmez que la dette repose nécessairement sur la violence. Pouvez-vous expliquer cela ?

Pour bien comprendre le monde dans lequel on vit, il faut comprendre ce que signifie le mot capitalisme. Il signifie collusion entre le capital et les gouvernements. Les gouvernements font des lois pour organiser la vie économique autour du capital et le système se perpétue. Il y a une fusion entre la finance et les gouvernements.

Si les gens sont égaux, s'ils se respectent, le fait que la situation change les amène en général à renégocier, sans qu'il n'y ait d'autre jugement. Mais le problème, c'est que dés qu'il y a inégalité, dés que l'on considère le débiteur comme un inférieur, la dette devient une chose sacrée qui passe avant toute autre chose. Et c'est à ce moment là que l'on peut justifier la violence.

Les intérêts sont censés garantir le risque de non remboursement par l'emprunteur. N'y a-t-il pas une anomalie à refuser toute idée de défaut ?

Si, en réalité, les dettes ont parfois déjà été remboursées deux ou trois fois par le jeu des intérêts. C'est ce que j'ai toujours trouvé choquant. Et encore plus que la simple question du remboursement de la dette, je me demande pourquoi on ne pourrait pas en renégocier les termes, pourquoi le débiteur reste ainsi accroché au créditeur. C'est à ce fond de morale qui dit que la monnaie, la dette, sont toujours au-dessus que l'on doit le fait d'oublier qu'il y a d'autres choses importantes comme par exemple, une éducation gratuite qui permettrait de former les gens et de préparer l'avenir. Lorsque l'on propose l'école gratuite (aux Etats-Unis), les gens répondent : "Désolé, on ne peut pas, il faut d'abord rembourser les dettes". Les promesses faites aux banquiers sont plus sacrées que celles faites à la communauté.

En même temps, le défaut d'un Etat mettrait en danger le système bancaire et plongerait le monde dans une nouvelle crise...

Le système bancaire sous sa forme actuelle est relativement neuf. Même les gens qui voulaient un marché libre ne pensaient pas à un système financier totalement libre. Il n'y a pas de raison purement objective de penser que le système financier sous sa forme actuelle est essentiel. La Chine, qui n'a pas de système financier libre, en est la preuve.

Que vous inspire la dernière bataille au Congrès américain sur le relèvement du plafond de la dette ?

On s'est posé la question, au sein d'Occupy Wall Street, lors du premier blocage de 2011, de ce que signifiait cette histoire de plafond de la dette. Finalement, on se retrouve aujourd'hui au même point.

La dette n'est pas un problème. Le seul risque, c'est l'inflation. Et on voit bien aujourd'hui que même avec le Quantitative Easing, la Fed n'arrive même pas à en faire. Finalement, peut-être que ce qu'ils cherchent c'est à faire tout sauter en bloquant tout.

Cela ne démontre-t-il pas une faillite du système politique depuis le début de la crise ?

Si. Il est terrible de constater qu'en fait, rien n'a changé depuis la crise. Aucun des problèmes structurels n'a été réglé. Il y aura donc inévitablement un autre krach. Sauf que le prochain sera pire. Cela vient du fait que les classes dirigeantes ont perdu le sens du long terme. Ils n'ont plus de vision. Même pas pour eux-mêmes puisqu'ils risquent de laisser le système s'effondrer. Ils sont comme les marchés financiers, ils voient à trois ans maximum. Avant, on mettait en place des programmes pour se rendre sur la Lune. Maintenant, on ne sait même plus nous sauver nous-mêmes.

 

Pour aller plus loin : Dette, l'histoire d'une morale ou la moralité d'une histoire

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 23/06/2014 à 22:56 :
un gros mensonge historique,
la france n'a pas tué des millions de malgaches , M Graeber
c'est l'invasion anglaise de 1942 qui a mis le chaos dans la grande ile par ailleurs bien administrée par les français durant cette periode
a écrit le 22/06/2014 à 9:10 :
quel;mensonge historique!
la France n'a pas tué des millions de malgaches !
c'est l'invasion anglaise de 1942 qui a mis le chaos dans la grande ile,par ailleurs bien administrée par les français
a écrit le 18/06/2014 à 15:31 :
la France n'a pas tué plusieurs millions de malgaches;
c'est l'invasion anglaise qui a mis le chaos en 1942 dans la grande ile, bien administrée , et vide d'ennemi
a écrit le 04/11/2013 à 18:26 :
la prochaine crisse viendras du blocage de l economie parles banques qui ne veulent plus preter ,???
a écrit le 21/10/2013 à 19:23 :
Si vous ne payez pas vos dettes , au delà des mesures de rétorsion, personne ne vous prêtera plus jamais, c'est pourquoi à l'instar des grecs et de tous les autres, on râle et puis on finit par payer. Râlez, râlez encore, et à la fin vous payerez sauf si entre temps, vous devenez pauvres mais puissants. En râlant, on devient toujours pauvre et jamais puissant.
Réponse de le 21/10/2013 à 22:26 :
On est pourtant pas le 1er avril : vous m'avez fait beaucoup rire avec votre histoire de grecs qui remboursent leurs dettes... Désopilant !
a écrit le 21/10/2013 à 18:20 :
J'aurai bientot 90 ans, et ai fréquenté les bancs de l'école jusqu'a l'age de 14 ans et ai obtenu mon C E P. lorsque j'ai quitté le monde du travail, j'ai laissé une France propre, sans dette,
avec des caisses, sécu, allocs, retraite florissantes. Et dire que j'ai envoyé à l'école jusqu'a l'age de
25 ans de pareils déducteur, je m'ècrie;tu as oublié de chercher la solution ou elle se trouve, dans le creux de ta main...............

Réponse de le 21/10/2013 à 18:54 :
On en déduit que vous avez quitté le travail il y a exactement 40 ans car depuis cette période la France n'a pas eu un budget en équilibre et la dette a commencé à gonfler. Bref vous vous êtes arrêté de travailler à 50 ans... Ben c'est pas beaucoup au final : 36 ans de travail pour 14 ans d'école et 40 ans de retraite...
a écrit le 21/10/2013 à 16:23 :
Article intéressant au début, mais qui donne rapidement l'impression d'être confus, approximatif et incompétent sur la réalité et le rôle du crédit.
a écrit le 21/10/2013 à 15:30 :
Un antrophologue qui parle économie finance et politique et qui recite sa petite leçon d'extreme gauche sans rien comprendre à rien mais ,alors pourquoi ? Parce qu'il y à écrit un bouquin ,et un bouquin ça rapporte du fric Je mets ma main à couper que si il gagne des millions avec, il demandera à son banquier de le placer au mieux de ses interets à lui ,en pretant avec un certain taux par exp ,et en étant trés ferme avec ceux qui auraient des idées de ne pas rembourser...............
Réponse de le 21/10/2013 à 15:54 :
Qu'il ne comprenne pas tout, c'est très vraisemblable. Qu'il veuille se gaver, c'est sans doute un peu court... Les "économies de la grandeur" chez les intellos, c'est souvent de créer un beau raisonnement qui va les valoriser devant leurs pairs (hommes et femmes, bien sûr) : c'est une autre forme de rémunération...
a écrit le 21/10/2013 à 15:17 :
Ce que dit Graeber est totalement à coté des enjeux des vrais problèmes.
Le problème c'est de vouloir continuer une croissance structurellement impossible et ce depuis 40 ans. Voir pour le comprendre http://lois-economiques.fr/main_page.php?page=article-croissance.html
La création monétaire en continue alimente cette absurdité de croissance infinie qui détruit la planète à vitesse grand V et réduit à l'état d'esclave une grande partie de la population.

a écrit le 21/10/2013 à 14:58 :
Pour avoir commencé à lire son ouvrage, Graeber cite que dans l'Hindouisme, on plafonne l'endettement, la somme des intérêts ne pouvant dépasser le principal. C'est une bonne idée.
Pour autant dans notre monde actuel, l'érosion monétaire est aussi à prendre en compte, si une monnaie perd 7% par an de sa valeur intrinsèque, comment prendre en compte ce risque dans l'intérêt, pour continuer à prêter ? Car certains vont voir leur revenu monter en proportion de cette érosion, alors que d'autres non( ne pouvant négocier leurs salaires ou tarifs à la hausse), et vont gagner de moins en moins. Il s'agit donc aussi d'un problème de monnaie. Et si on créait une monnaie-or mondiale( monnaie stable basée sur un ratio d'or ou d'argent dans sa composition) qui servait d'étalonnage pour les autres monnaie de la planète, on se doute que les intérêts seraient basé sur elle, alors que les gens rembourseraient dans des monnaies qui se déprécient.
Comme pour bien des choses il n'y a sans doute pas de solution parfaite, mais plutôt du moindre mal.
Je verrais plutôt la dette comme la capacité de donner sa chance à quelqu'un qui a des idées mais n'a pas de capital de départ, l'intérêt devrait donc couvrir le risque de perdre la mise initiale pour continuer à prêter à d'autres. Evidemment si les gens s'endettent pour spéculer il y a un problème, car il n'y a aucune création de valeur, aucun produit et ces gens s'opposent mutuellement donc la rentabilité est en baisse constante et à la fin les banques sautent. La dette devrait donc servir à permettre à l'humanité d'allouer toujours le plus efficacement ses ressources financières pour que chaque talent, chaque ingénieur, chaque scientifique, puisse mettre en oeuvre ses idées, que cela marche ou non au final, on ne peut pas prévaloir de ce qui va marcher ou non et les états qui cherchent à contrôler leur économie stagnent technologiquement et culturellement. L'érosion monétaire est nécessaire pour éviter la rétention d'argent par les improductifs et qui bloquerait à terme la société, ils sont taxés par l'inflation, et ainsi ceux qui s'enrichissent sont les productifs. De ce que j'ai compris les périodes de prospérité se fondent toujours sur une destruction préalable des rentiers, permettant de réallouer l'argent vers les productifs, qui voient ainsi leurs salaires monter puisque plus ils sont utiles et plus ils gagnent et plus ils gagnent plus ils deviennent nombreux, et plus ils deviennent nombreux et moins ils gagnent jusqu'à ce que de nouveaux métiers soient développés et ainsi de suite, c'est un cycle vertueux. Il y a donc un problème fondamental à ce que par exemple les loyers et les salaires et les taux intérêts montent automatiquement avec l'inflation, c'est destructeur pour l'économie et l'innovation car cela facilite les rentiers et non la recherche de l'efficience.
Réponse de le 21/10/2013 à 17:37 :
Cher Xavier-Marc, le 19ème siècle est une période d'immense prospérité et de création de richesse pour l'occident, et c'est pourtant le siècle des rentiers par excellence.
Petite devinette : quel est le taux d'inflation en France entre 1810 et 1910?
Réponse : zéro
Grace à l'étalon or qui empèchait les états et les banques de créer de la monnaie
C'est ce contre quoi s'est battue l'oligarchie, d'ou la création des banques centrales et la disparition de l'or.
Réponse de le 21/10/2013 à 21:55 :
L'immense prospérité au 19ème siècle, mon oeil, le déracinement des populations rurales obligées d'aller vers les villes et créant toute une classe sociale d'ultra pauvres, et avec tous ces gens déplacés le développement endémique de la criminalité, de la pollution( le smog) et avec elle la réduction de la durée et qualité de vie. La prospérité était technologique, mondiale et uniquement pour une population de rentiers qui ont accaparé le pays à la fin de ce siècle, faisant de la France le pays le second le plus endetté au monde après l'Empire Britannique( mais qui était 4 fois plus gros en PIB). C'était bien simple, Il y avait Paris, et le reste du pays était devenu un désert économique, grâce à la libre-circulation et l'arrêt des taxes locales, l'argent s'était concentré à la capitale et quelques zones, exactement le même processus que de nos jours en euroland et par la mondialisation; il fallait voir les comparaisons internationales sur cette époque, tout le monde passait devant la France qui freinait économiquement, et les allemands, grâce à leur système fédéral permettant de laisser de l'argent éparpillé dans tout le pays( et permettant plus de zones économiques et industrielles), eux, se sont considérablement enrichis. Comparez simplement les états-unis de 1800 et ceux de 1900 et la France de 1800 et de 1900, pour comparer les 2 républiques marchandes de la planète de cette époque.
La France avait déjà un des plus hauts niveau de vie au monde au 18ème siècle, et au 19ème le reste de l'europe l'a rattrapée et dépassé sur la fin alors qu'elle a stagné.
Quand on devient un nouveau riche, on parle souvent de prospérité en prenant son cas personnel; mais on ne parle pas d'une poignée de personnes ici mais de l'état général d'un pays entier, à la fin du 19ème siècle, par l'accumulation des rentiers on avait recrée les serviteurs et les classes de petits servants paupérisés à vie comme au temps de la monarchie, et toute cette nouvelle bourgeoisie ne pensait qu'à une chose, mettre l'argent gagné grâce aux loyers ou à l'industrie dans les bons du trésor du pays, on avait recréé la noblesse, et c'est sur les dégâts de cette dernière que le socialisme( les rouges) est réapparue, après avoir été mort pendant la 1ère moitié du siècle après la révolution.
Et là, actuellement, c'est effectivement la prospérité pour les 3/4 de la planète, qui y voit une élévation du niveau et de la qualité de vie chaque année.. alors on peut dire, oui, en France aussi car on a internet, le téléphone, les tablettes, les énergies renouvelables, et pleins de gens s'enrichissent actuellement en France, mais pour autant l'état du pays, pris dans son ensemble ne permet pas de généraliser et même plutôt de dire non, la classe moyenne est toujours moins nombreuse chaque année, il y a moins d'entreprise chaque année, les hôpitaux sont moins équipés chaque année, et il y a plus d'impôts chaque année et plus de dette et de chômeurs.
a écrit le 21/10/2013 à 13:47 :
Beaucoup d'approximations et d'erreurs dans cet interview, qui démonte les prémisses sur lesquelles David Graeber se base pour son ouvrage.
1) La dette n'est pas une promesse, c'est un contrat librement négocié, qui comme tout contrat repose sur la justice et en fin de compte la force pour être respecté. C'est la base d'un État de droit. Supprimez ce fondement et c'est l'ensemble de notre société de coopération qui s'effondre. La question est plutôt: l?État peut-il contracter une dette au nom des citoyens? Que peut-il faire en leur nom exactement? C'est une question fondamentale.
2) Le marché bancaire est tout sauf libre, c'est un des marchés les plus régulés au monde (Bâle I, II et maintenant III). Le rôle des agences de notation fait partie de ces règles. Si on supprimait cette régulation et qu'on laissait les banques faire faillite, elles agiraient de façon beaucoup plus responsable.
3) Le capitalisme est l'accumulation du capital pour permettre des investissements de plus en plus importants afin de réaliser des gains de productivité équivalents. Ce que M. Graeber définit c'est le capitalisme de connivence ou crony capitalism en anglais, qui est de la corruption, ni plus ni moins. L'égalité ou non entre ces acteurs n'ont rien à voir car ils poursuivent un intérêt commun: s'enrichir sur le dos des contribuables. Leur influence respective fera pencher la balance d'un côté ou de l'autre, mais toujours au détriment de ceux qui paient.
4) La dette excessive est un problème: le paiement des intérêts (ne parlons même pas du remboursement!) pèse sur la croissance.
5) Là où M. Graeber a raison, c'est qu'une crise plus grave encore est devant nous. Mais elle sera causée par l'augmentation délirante du poids des États et de leurs affidés, au détriment de l'économie créatrice de richesse.
Réponse de le 21/10/2013 à 14:43 :
Absolument, +1000! En particulier concernant l'importance du contrat et de l'Etat de droit (sans lequelles nos societes se reduiraient a neant et la population mondiale serait certainement divisee par 10...). Pas de progres ni de civilisation sans cela. Egalement un certain nombre d'approximations (voir de contre-verites) d'un point de vue technique: "Si, en réalité, les dettes ont parfois déjà été remboursées deux ou trois fois par le jeu des intérêts. C'est ce que j'ai toujours trouvé choquant". Si l'Etat s'endette a 4% pendant 40 ans, il aura paye en interets cumules 1,6 fois le montant emprunte, rien de bien choquant (pensez a l'inflation + le "loyer de l'argent", i.e. 1 euro aujourd'hui ne vaut pas 1 euro dans un an...). "Aux États-Unis, on a pardonné aux banquiers puisqu'on leur a donné de l'argent pour faire face à leurs difficultés alors qu'ils sont responsables de la crise. ": non, on leur a prete de l'argent, ce n'est pas pareil (et l'Etat a fait de belles operations, que ce soit la France avec ses prets sur 2/3 ans a 7/8% aux banques, ou les US qui ont fait une belle plus-value sur les actions de Citigroup par exemple, dont la valeur a ete multipliee par 2). Par ailleurs, si la responsabilite des banques dans la crise n'est plus a etablir, c'est evident, je trouve cela un peu facile de ne citer que les banquiers alors que tout le monde est responsable de la crise: il y a aussi les politiques qui promettent monts et merveilles pour se faire re-elire et qui allegent considerablement les modalites d'octroi de prets immobiliers (sous Clinton puis sous Bush), les regulateurs, les citoyens americains qui vivaient largement au dessus de leurs moyens etc...
Réponse de le 21/10/2013 à 16:09 :
1,04^40=4,80....apprens a compter.
Réponse de le 21/10/2013 à 18:55 :
Demander de compter à un employé de banque ? Vous rigolez ? Il suffit de savoir baratiner !
a écrit le 21/10/2013 à 12:52 :
Article intéressant qui a le grand mérite de replacer les questions dans un champ d'analyse plus large. J'avais également déjà souligné dans mes commentaires antérieurs sur LT que le rapport de force entre le politique et la finance s'est durablement inversé fin 2008, lorsque les dirigeants ont secouru les banques avec l'argent public sans sérieuses contraintes. Les pénalités infligées récemment à quelques grandes banques en sont l'illustration: elles peuvent se blanchir pour des sommes dérisoires en regard des préjudices causés. La dette est devenu l'instrument de cette oppression et les citoyens qui la subissent par l'intermédiaire des dirigeants, risquent d'exiger une rupture de contrat en position de faiblesse avec des conséquences potentiellement dramatiques (pour des motifs expliqués dans l'article). Les dirigeants doivent impérativement se concerter pour rétablir au plus vite un fonctionnement correct, mais le souhaitent-ils et le peuvent-ils ?
Réponse de le 21/10/2013 à 13:12 :
Quels dirigeants ? Vous parlez des animateurs socio-culturels que l'oligarchie nous désigne comme tels ?
Réponse de le 21/10/2013 à 14:27 :
@répondant 13:12 En effet, votre commentaire, sur un ton sarcastique, élargit la réflexion à la dimension politique et souligne la nécessité d'un renouvellement démocratique, particulièrement en France. Lorsque les citoyens prendront conscience que, l'abandon du débat aux seuls politiciens sponsorisés par une oligarchie, laisse cette dernière s'approprier la gouvernance, nous aurons fait un premier pas dans la bonne direction. A défaut nous risquons de laisser s'installer une oligarchie institutionnelle et dans ce cas, il n'y aura plus aucune issue démocratique.
Réponse de le 21/10/2013 à 16:30 :
article bidon ou n'importe quoi est écrit
Réponse de le 21/10/2013 à 17:25 :
@bankster L'article explique la perception des individus, les facteurs moraux, les possibles réactions face à la pression exercée. A la lecture de vos commentaires ci-dessous, vous raisonnez factuellement dans le cadre des règles en vigueur. Enfin politiquement, vous avez raison nous les citoyens nous sommes aussi fautifs mais j'insiste, pas du tout au même degré que les élus !
a écrit le 21/10/2013 à 12:44 :
on peut arrêter de rembourser la dette de la France puisque les intérêts ont déjà rembourser l'argent emprunter sans que les préteurs ne soient lésés.
a écrit le 21/10/2013 à 12:24 :
"on a pardonné aux banquiers puisqu'on leur a donné de l'argent pour faire face à leurs difficultés alors qu'ils sont responsables de la crise."
--> Comment est-il possible qu'après 6 ans on laisse dire cela. Personne n'a rien compris ? La crise n'est pas du exclusivement aux banquiers, mais aux agences de notations qui ont mal/n'ont pas évalué le risque des prêts + la réglementation (qui je l'accorde est faite indirectement par les banques aux US). Sans recapitalisation des banques, combien de personnes en plus serait au chômage ?

"Cela a d'ailleurs été complètement inefficace car les banques placent cet argent dans les coffres de la Fed et perçoivent des intérêts"
--> tocard ! Les banque sont sous capitalisés, elles n'ont pas le choix pour respecter les ratios.

"on constate qu'elle n'a de sens que si l'on se promet de produire absolument et toujours plus pour rembourser"
--> re tocard ! l'émission de dette est par nature une création de valeur. A-t-il été à l'école cette homme ?

Je ne vais même pas finir l'article, c'est du n'importe quoi !
Réponse de le 21/10/2013 à 12:49 :
les banques sont clientes des agences alors mal noté = perte de client. Dédouaner les banquiers au point de les renflouer car mal gérées sous la pression du rendement aux actionnaires milliardaires votre compte le mien par la même occasion sera vite épongé c'est ce qui est prévu lors des prochaines difficultés dites à venir!
Réponse de le 21/10/2013 à 15:53 :
C'est la réglementation, les banques restent dans la réglementation. Et ce sont nous qui avons élu ces personnes qui nous pondent ces normes. Arrêtons de chercher un bouc émissaire et de nous dédouaner de tout. Nous avons élus ces tocards qui ne pensent qu'à leur ré élection et non au bien du peuple et des générations futures. Un bel exemple est la campagne présidentielle en France : en pleine crise de la dette, ni l'UMP, ni le PSG, ni le FN n'ont parlé de la dette et prévu un plan de désendettement. Le seul parti à en avoir parlé, le centre s'est pris une racler. Nous sommes fautifs.

Effectivement taxer le capital sera la solution, mais à court terme car nous parlons d'un retour à l?équilibre, mais pas d'un équilibre sur le long terme.
Réponse de le 21/10/2013 à 16:29 :
ce n'est pas un ordinateur européen, qq corrections: "Nous avons élu" "ni le PS" "une raclée"
a écrit le 21/10/2013 à 11:29 :
très bonne analyse de l'auteur avec une prédiction d'un nouveau krach inéluctable et plus ravageur (il n'est pas le seul à le prédire : des économistes sérieux et objectifs font la même analyse)
a écrit le 21/10/2013 à 11:15 :
Ce monsieur a largement le niveau pour rejoindre le PS. Il pourrait y devenir responsable des questions économiques
Réponse de le 21/10/2013 à 11:33 :
+1000
Il vaut au moins Karine Berger, la madone de l'assurance vie!
a écrit le 21/10/2013 à 10:57 :
s'endetter , c'est pouvoir avoir aujourd'hui ce qu'il faudrait attendre . Et pour continuer à anticiper il faut continuer de s'endetter .Quand croissance plus inflation ne couvrent pas les intérêts , il y a problème .: le poids de la dette augmente .Alors on s'endette pour payer les intérêts . Alors on peut choisir , soit anticiper moins , soit ne pas payer et/ou prendre directement l'argent dans les comptes d'épargne et autres assurances vie et/ou faire fonctionner la planche à billets et l'inflation et la dévaluation qui va avec . Le problème est que toutes ces options entraînent une forte hausse des taux d'intérêt sauf mise en place d'un contrôle des changes drastique , totalement incompatible avec une insertion dans l'économie actuelle ...Donc beaucoup de risques économiques s'ajoutant aux incertitudes mondiales actuelles . Mieux vaut , probablement , moins anticiper et sortir de cette spirale mortifère .
a écrit le 21/10/2013 à 10:26 :
Que de grands mots "un désastre", alors que l'on trouvera toujours quelques choses pour se compliquer la vie!
a écrit le 21/10/2013 à 10:25 :
Sans le capitalisme, M Graeber serait aux champs en train de rentrer de quoi se nourrir et se chauffer afin de ne pas mourir de froid ou de faim cet hiver.
Et il aurait commencé à travailler à 8 ans comme ça se faisait à l'époque.
Il serait peut être aussi mort d'une septicémie ou d'un rhume avant même d'avoir 8 ans!
Cela étant, la collusion entre finance et politique est avérée, et nous devons la dénoncer et la combattre.
Quant à dire que les dettes ont été remboursées 2/3 fois par le jeu des intérèts, c'est n'importe quoi!
Graeber oublie que l'inflation en a repris encore plus. Qu'il s'intéresse au sort des détenteurs obligataires au XXè siècle, et il comprendra que ceux ci ont été massacrés par l'inflation.
a écrit le 21/10/2013 à 10:10 :
Ai-je bien compris, rembourser ses dettes n'est pas tjrs obligatoire/justifié. Alors, si je n'ai pas les moyens de payer mes impôts, je signe une reconnaissance de dette, promet de les payer plus tard, et un jour on me ferait cadeau de ses "dettes"????
a écrit le 21/10/2013 à 10:06 :
Comment l état peut il rembourser ses dettes quand la balance des paiement est en déficit ?
Réponse de le 21/10/2013 à 20:41 :
ben tout simplement en monétisant la dette , en gros il fabrique des billets de banque , ils perdent de la valeur et donc crée de l'inflation .. vous avez bien compris ? , on a fait cela en allemagne entre 1930-1932 et cela est devenu incontrôlable , l'hyper-inflation . aujourd'hui aucun état ne sait comment faire revenir de l'inflation faible sans que cela s'emballe a l'allemande .. d'ou le titillement des banques centrales .. les USA eux inondent le marché avec des liquidités monétaires mais bonjour le retour de bâton une fois cette drogue achevée ..
Réponse de le 22/10/2013 à 11:28 :
@balzac. bien sur que j ai bien compris !!! mais les traités nous en empêchent la bce y remédie à doses homéopathiques avec l aval de l Allemagne seul pays à avoir droit de parole , mais cela ne résout pas notre problème ?
a écrit le 21/10/2013 à 10:03 :
Savez vous pourquoi la France a colonisée l'Algérie ?
Tout simplement c'est a cause d'une dette que la France ne pouvait pas pays a cette époque-là déja ...
D'ailleurs, l'ardoise existe toujours !
L'histoire est un éternel recomencement, donc la dette enjendre des guéres !
Réponse de le 21/10/2013 à 10:46 :
1) la France n'a pas pu coloniser l'algérie puisque ce pays n'existait tout simplement pas avant la présence française, avant cela c'était une colonie ottomane.

2)C'est donc la France qui créé l'algérie.

3)Et pour finir si la France a mis le pieds sur ce territoire c'est surtout parce-que les nations européennes en avaient assez de voire leurs populations côtière razziées et enlevées pour être vendues aux esclavagistes musulmans.

Ce sont donc aux algériens de payer leurs dettes envers la France et les nations européennes.
Réponse de le 21/10/2013 à 12:34 :
Bon l'Algérie n'existait pas, et la moitier de l'Afrique ?
PS: Sait Augustin est Malgache peut être ?
a écrit le 21/10/2013 à 10:01 :
1-Cet article ne cite aucune source. 2- Il y a un amalgame clair entre croissance, croissance économique et production; ce qui est une approximation tellement énorme qu'elle débouche sur la conclusion inverse de la conclusion logique si l'amalgame n'était pas fait : " Lorsque l'on s'endette, on promet de produire toujours plus pour rembourser la dette" . Économiquement oui, c'est vrai, mais on n?est pas contraint de " produire toujours plus, lorsque l'on s'endette" : par exemple si l'on met en place un système de transport public de nuit (et l'on s?endette pour cela), cela diminue les risques de mort sur la route (par fatigue et alcoolisme); alors on rembourse sur les économies faites grâce à cela ( soin médicaux, réfection des routes, prise en charge des orphelins : 1,2 million d'euros, c'est le coût en 2007 d'un tué sur la route, selon ONISR). Une faille logique aussi importante et se reposer consciemment dessus est le signe d'un diplômé de l'université des certitudes apprises (UCA). 3- Le problème n'est pas la dette, mais ce que l'on fait de l'argent que l'on emprunte : on peut donc dire, en substance, que l'on emprunte de l'argent pour un projet consensuel, dont on maîtrise l?ensemble des paramètres, des contraintes et des conséquences pour une avancée (sociale, économique, écologique) vraiment importante. Finalement en suivant l'adage des investisseurs : ne pas investir dans un projet (ou produit financier) que l'on ne comprend pas parfaitement. 4 - Ensuite, il y a toujours ce biais cognitif présent chez une grande partie de la population qui consiste à croire que l'on est meilleur que les autres; que notre temps est plus précieux que celui des autres; que l'argent que nous avons gagné, il est vraiment mérité (alors que celui des autres...)... C'est un corollaire de l'effet Forer (ou Barnum). Du coup, chacun se permet de se dire qu'il n'est pas vraiment contraint moralement de rembourser ce qu'il doit; qu'il n'est pas éthiquement obligé de passer du temps avec ses parents vieillissants qui l'on torché, soutenu et qui ont supporté ses débilités chaque jour et chaque heure pendant 15 ans en leur rendant visite une fois par semaine; finalement si l'on l'autre a prêté ou donné de son temps ou de son énergie, c'est qu'il pouvait se le permettre (ce n?est absolument pas parce que c'était quelqu'un de bien qui voulait croire en vous). Cet article démagogique flatte les bas instincts, et se couvre de justice en utilisant l?argument que les banques n'ont pas fait leur travail correctement, mais sans le prouver (c'est dommage, c'était pourtant la partie la plus intéressante et celle qui peut déboucher sur une loi de régulation juste et constructive). L?exercice de la démocratie passe par la compréhension de ses mécanismes complexes pour mieux les réguler (il devrait en être de même de l'exercice journalistique).
Réponse de le 21/10/2013 à 10:49 :
Depuis quand on cite des sources dans une interview ? Vous vous emballez un peu là non ?
Réponse de le 21/10/2013 à 11:10 :
Effectivement, je me suis habitué à des articles et des intervenants sérieux à force de lire http://www.raison-publique.fr/ ou http://www.monde-diplomatique.fr/ ou bien http://www.laviedesidees.fr/spip.php?page=entretiens . Encore désolé ;-) . En plus, je comprends parfaitement que l'on ne tire pas parti de l'avantage qu'il y ait un temps entre l'entretien et la publication pour ajouter une ou deux références ou un ou deux exemples afin de pouvoir renvoyer le lecteur intéressé vers de sources ou des acteurs dont il n'aurait pas nécessairement connaissance, en tant que non spécialiste.
a écrit le 21/10/2013 à 9:43 :
un article formidable , qui mérite d'être lu , un éclairage de fond , meme si je dénonce les dettes qu'elles soient publiques ou privées , une dette d'aujourd'hui c'est quand meme les bénéfices de demain , du moins tel était le credo jusqu'à une période assez lointaine , aujourd'hui la crise est telle que les prêteurs veulent plus , car la confiance n'est plus là , l'inflation reviendra de gré ou de force pour rogner cet epargne qui s'accumule partout dans le monde , enfin sur le monde politique mondial il est vrai qu'ils sont devenu émotionnels et court-termistes , ils ne peuvent pas se projeter dans le long terme , vu que leurs mandats sont rarement au delà de 8 ans selon les pays , voir 5 dans les grandes démocraties , comment donc des dirigeants ont'ils le temps de penser a ce qui devrait arriver dans 20 ans ? , malheureusement les dirigeants politiques dans les années 30 étaient déjà ainsi , ils faisaient des projections sur les années 60 sans voir le gros bug de 29 et celui plus dramatique de 1939 qui rendra caduque toutes leurs prévisions .. merci pour ce brillant article
a écrit le 21/10/2013 à 9:36 :
Intéressant mais arrêtons dans ce pays tout intellectualiser, analyser, mettre en perspective, décortiquer. AGISSONS !
Remboursons nos dettes et limitons les dépenses pour ne plus nous torturer l'esprit avec cette question.
a écrit le 21/10/2013 à 9:33 :
David Graeber semble ignorer que les emprunts perpétuels existent ou ont existé (ex. l'emprunt Pinay). Le problème est la rupture de contrat par rapport à ce qui était convenu au départ !
Réponse de le 21/10/2013 à 10:09 :
Mais la dette en France à explosé pour une société meilleure et plus "juste".
malheureusement cela n'est pas arrivé, car les "ajusteurs" se découvrent ou arrivent du monde entier et les "ajustés" disparaissent de lassitude et découragement .
Donc le contrat est également rompu de ce point de vue.
Donc le remboursement n'a pas lieu d'être.
C'est le raisonnement ( pas idiot d'ailleurs ) de M GRAEBER.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :