Quel Irak, dix ans après l'intervention militaire américaine ?

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Le 9 avril 2003, un soldat américain couvre la statue de Saddam Hussein qui trône sur la place Ferdaou à Bagdad. Par la suite, celle-ci sera déboulonnée à l’aide d’un char américain dans la même journée. / Reuters
Le 9 avril 2003, un soldat américain couvre la statue de Saddam Hussein qui trône sur la place Ferdaou à Bagdad. Par la suite, celle-ci sera déboulonnée à l’aide d’un char américain dans la même journée. / Reuters (Crédits : Reuters)
La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, plus de dix ans après l’intervention des États-Unis en Irak, l'équipe de 28 minutes vous propose une édition spéciale sur ce pays dont les assassinats quotidiens ne font plus la Une des journaux.

Deux ans après le retrait définitif des troupes américaines, l'équipe de 28 minutes posera la question des raisons du fiasco d'une guerre menée pour de mauvaises raisons et qui a laissé derrière elle une situation chaotique.

Pour en parler, Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères de 2002 à 2004, Thomas Snégaroff, historien, spécialiste des Etats-Unis et Hasni Abidi, politologue, et rejoint dans une seconde partie par Georges Malbrunot, grand reporter au Figaro et Pierre-Jean Luizard, directeur de recherches au CNRS.

28 minutes

Saddam Hussein, l'ami des américains

1980, l'Amérique soutient Saddam Hussein contre l'Iran de l'Ayatollah Khomeini, et ferme les yeux sur l'usage d'armes chimiques par le dictateur irakien.

Dix ans plus tard, ce dernier envahit le Koweit et devient l'ennemi numéro 1 de George W. Bush. Retour sur un tournant des relations américano-irakiennes.

RETROVISEUR
Par Marc-Antoine Deporet

Deux ans après le retrait d'Irak : les raisons du fiasco américain

11 000 morts en Irak depuis le retrait des troupes américaines, il y a déjà deux ans. Un triste bilan qui prouve non seulement l'échec de l'intervention militaire lancée par George W. Bush, mais remet aussi en question la politique d'Obama au Moyen-Orient.

Toujours en proie à de vives tensions politiques et confessionnelles, le pays ne semble effectivement pas avoir bénéficié, avec le retrait, de mesures nécessaires à l'établissement d'une vie démocratique échappant aux ingérences iraniennes à l'est et syriennes à l'ouest.

EXPRESSO
Par Thibault Nolte


DEBAT

Première partie du Spéciale Irak, avec Hasni Abidi, Thomas Snegaroff et Dominique de Villepin  


Sunnites contre chiites : l'Irak comme champ de bataille

948 personnes ont perdu la vie en Irak au cours du mois de novembre. 964 en octobre, mois le plus meurtrier depuis avril 2008. Au dixième anniversaire de la chute du dictateur Saddam Hussein et deux ans après le retrait des troupes américaines du pays, la situation est toujours plus critique.

Étranglée par des tensions toujours plus exacerbées entre sunnites et chiites, la terre de la mythique Babylone est mise à feu et à sang.

MISE AU POINT
Par Sandrine Le Calvez


DEBAT

Deuxième partie du Spéciale Irak, avec Georges Malbrunot, Pierre-Jean Luizard et Dominique de Villepin

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Commentaires
a écrit le 14/12/2013 à 11:23 :
Et pour conclure sur cette horreur inutile, une bonne c...nerie bien simpliste : cette guerre a été faite pour et par le lobby américain du pétrole.
 Parce que c'était une bonne application de la théorie des jeux, et que, pour une fois, on gagnait à tous les coups :
 a) ou c'était un échec militaire, et le prix du pétrole explosait,
 b) ou çà marchait et les colossales réserves irakiennes tombaient entre leurs mains.
 C'était aussi simple que cela. Comme quoi, tout le monde peut se tromper... même des cadors comme Cheney et Rumsfeld.
a écrit le 13/12/2013 à 8:53 :
Le moyen orient a tjs été une zone de conflit, cela ne va pas changer du jour au lendemain et ce n'est pas l'intervention occidentale qui va faire des differences
a écrit le 12/12/2013 à 23:49 :
Même si les parties pris assez réguliers des animateurs irritent la qualité des invités et le respect des temps de parole en font une excellente émission. La présence d’un chercheur comme celui du CNRS apporte toujours une neutralité et une précision dans la compréhension des sujets que n’ont pas toujours les personnes impliqués personnellement. La fin de l’émission se termine sur une note plutôt optimiste. Les différents scénarios auraient pu être évoqué, y compris les moins optimistes.
a écrit le 12/12/2013 à 16:31 :
Je n'ai pas l'impression que les pays musulmans ont besoin de l'influence de qui que ce soit pour se battre. Il y a ceux qui veulent imposer la charia et éliminer les autres, et les autres qui se font tuer ou fuient le pays :-)
a écrit le 12/12/2013 à 15:58 :
A VRAIS DIRE TOUT VAS BIEN, les champs pétrolifères sont exploiter par des entreprise américaine et le pétrole coule de nouveau... Pour le reste il y a beaucoup a dire... Confrontation des musulmans , guerre civile, zone d'insécurité planétaire, centre de recrutement pour les terrorismes.. Enfin tout vas bien madame la Marquise.

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